Rayman en crise d’adolescence

Le jeu est vraiment inutilement difficile…

Le gros défaut de Rayman est sans nul doute sa difficulté. Il y a des jeux ou la difficulté fait tout le charme d’un soft, comme Contra, ou Ninja Gaiden par le passé. Ce sont des jeux où le but est de finir le jeu le plus rapidement possible, et de faire le meilleur score réalisable. Et c’est cruellement ce qui manque à notre cher Rayman. Une difficulté quasi-titanesque, mais une absence totale de scoring. Autant dire que le jeu frise avec le masochisme. Nous disposons de 5 continus en début de parti, et de 3 vies par continu, et malgré la possibilité d’enregistrer, on recommence le jeu du début au moins une fois par monde ! Autant dire que le 1er niveau se fait les yeux fermé au bout d’un moment. Le tout rallonge la durée de vie de manière conséquente mais rare sont ceux qui arriveront au bout des 40 heures qui sont nécessaires. Du masochisme je disais ! Servi par ailleurs d’un gameplay assez limité. Le tout est lent. Cette lenteur est en totale adéquation avec l’aspect artistique du jeu mais ne colle absolument pas avec son aspect hardcore. De plus, le déroulement du jeu, mise à part quelques originalités comme des niveaux à scrolling, il suffit d’avancer, de sauter, de frapper, et s’accrocher. Et heureusement que l’aspect artistique rattrape ces errances, permettant de ne pas s’ennuyer à certains moments. Un comble pour un jeu de plate-forme.

A retenir

Rayman est un jeu de plate-forme, sans un fond bien établi. Pour employer une métaphore tout à fait appropriée, la « maison Rayman » est une véritable beauté, mais les fondations sont mal faites, et la maison ne tient pas longtemps debout. Il ne m’arrive que très rarement d’utiliser des codes pour finir les jeux, et c’est ce que j’ai fait pour Rayman, preuve de sa difficulté mal dosée et totalement sur-évaluée. Il s’agit donc de prendre Rayman comme Michel Ancel nous le livre : une magnifique invitation au voyage, une aventure artistique hors du commun. Le tout n’est pas de finir Rayman comme il faut, mais plutôt d’en apprécier son monde et son environnement. Utilisez les codes si vous commencez à en avoir marre, et le spectacle ne sera que plus grandiose. Un jeu à essayer de toute façon bien que pas indispensable.

Informations sur le jeu

Plateformes : Playstation – Saturn – PC

Genre : Plateforme

Développeurs : Ubisoft Montpellier

Éditeur : Ubisoft

Date de sortie : Septembre 1995

pourlesfans

Le serpent

0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *