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Revoir ou revisiter ses classiques, voilà des choses qui touchent et font un retrogamer. La Nintendo 3DS, avec son eShop, est adaptée à ce type de rattrapage ou de revival. Un classique portable reste un classique, surtout s’il est remis au goût du jour. Pas le dernier à en profiter et à vous en parler cette année, avec notamment Grim Fandango Remastered et Majora’s Mask 3D, c’est avec le plaisir de pallier un manque dans son vécu vidéoludique que votre humble serviteur s’est proposé de s’essayer à 3D Streets of Rage 2, remake du beat’em all culte de la Mega Drive.

Don’t look back in anger

C’est forcément le retour de la revanche. Alors que le combattant équilibré et blond Axel Stone, et la souple, rapide et sexy Blaze Fielding pensaient avoir démantelé l’organisation de l’infâme M. X. dans Streets of Rage premier du nom, et se sont depuis reconvertis, ne voilà pas que Adam Hunter, l’un des héros de l’opus précédent, se fait enlever par celui que l’on croyait disparu et la gueule démontée pour les siècles des siècles. Salopards, rapts, chantages, filles en tenue en latex, rues mal famées, graffitis, tags, les codes du beat’em all urbain sont bien évidemment respectés, dans la grande tradition des légendaires aïeux Double Dragon et Final Fight, géant face auquel le titre de Sega AM7 -dont le portage 3DS a été confié au studio M2- s’était en son temps positionné comme un concurrent sérieux. Aidés par le frère d’Adam, le jeune adolescent skater Sammy, et Max “Thunder” Hatchett, catcheur de son état et pote d’Axel, les deux belles gens vont se lancer à la rescousse de leur pote, la rage au ventre. Le scénario est un peu faiblard, mais digne de cette caste de titres, tout comme la narration quasiment inexistante, se contentant d’écrans scriptés et figés en guise d’introduction. Quand on arrive en ville, c’est un peu souvent comme cela. Le plaisir est à chercher ailleurs, dans celui des yeux et celui des doigts.

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Bagarres et bigarrés

Ses inspirations sont évidentes, venant aussi bien de l’art de rue que de celui du jeu vidéo, mais Streets of Rage 2 se dégage quand même par sa patte, dont les coups font aussi mal que ceux de latte. En effet, ses décors et son chara design peuvent se targuer d’une diversité, d’une qualité graphique et colorimétrique, et d’une intelligence d’intégration progressive des plus remarquables, soulignant ainsi toutes les forces du titre en termes de chara-, level- et game-designs. Appréciez les effets de pluie, ou les bars obscurs. Le jeu sort des rues pour aller sur la plage ou dans les cales d’un bateau, tandis que les petites frappes précèdent les combattants plus aguerris, et surtout émérites dans des arts martiaux aussi divers que le kung-fu, le karaté, le plongeon gros bide en avant ou le biking. Le boss d’hier devient l’ennemi lambda d’aujourd’hui, ce qui dénote d’une construction astucieuse et gratifiante du gameplay. Cependant, malgré la possibilité de choisir entre quatre personnages aux caractéristiques de force, de vitesse et d’endurance bien différentes (et de marier les plaisirs en pouvant en changer à chaque continue), la supériorité des armes est évidente, notamment le club de golf qui offre une allonge conséquente et permet bien souvent de se défaire des regroupements de plus en plus fréquents au cours de la progression, et qui constituent la difficulté majeure de Streets of Rage 2.

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