Ce qui est moins mystérieux, c’est encore une fois la qualité fulgurante du titre qui repousse les limites de la console et ne démérite pas face aux autres épisodes de la série, même sur 16 bits. Power Strike II est sidérant à tous points de vue : réalisation au pinacle, armes toutes spectaculaires et équilibrées, rythme de jeu frénétique, sprites gigantesques sans bavure d’animation et une trame originale sans renier l’héritage classique d’un Super Aleste. Bref, et pour ce qui devait être sa dernière déclinaison, la série Aleste nargue majestueusement les préjugés et amène derechef la preuve du savoir-faire grandiose de Compile.

Mais à nouveau, le temps évolue et même si les développeurs de Compile peuvent faire autorité sur la manière de concevoir de grands shoot them up, le genre s’essouffle, l’arcade se révèle de plus en plus inadaptée au format typique des jeux de la maison et seul Puyo Puyo donne encore à l’entreprise un semblant d’actualité. A tel point que de nombreux projets furent mis en standby au profit de cette série de puzzle game, certes excellente, mais qui ne méritait guère de totalement éclipser la noble saga Aleste…Il était question d’un Super Aleste II sur Super Famciom et dont on ose à peine imaginer la teneur si celle-ci avait supplanté la qualité déjà phénoménale du Super Aleste de 1992…

En 2001 Compile nous servira son chant du cygne avec Zanac X Zanac, compilation sur Playstation de plusieurs modes jouables pour le Zanac de 1986 et d’un jeu nouveau, Zanac NEO, habile mélange de Zanac et de Super Aleste. La série Aleste, actuelle de 1988 à 1993, avait donc officieusement commencé en 1986 par un Zanac et s’achèvera en 2003 par un Zanac.

Aleste, l’empreinte mythique

Aujourd’hui, comment définir ce que fut la série de Compile ?

Aleste est et reste un mystère. Un mystère double. Premièrement, pourquoi avec un tel résultat, les programmeurs de chez Compile n’ont-ils jamais tenté l’aventure du shoot them up arcade ? L’argument de la longueur démesurée de leurs productions ne tient pas vraiment, surtout quand on a à l’esprit les déroulements déjà très prolongés de titres comme Gradius II ou Gradius III. Aleste est donc la seule des grandes séries du genre absente des salles, même Thunder Force s’étant essayée à l’arcade.

Ensuite, comment une seule et même série a-t-elle pu donner créer de références et donner leur meilleur shooter à la Megadrive, à la Super Nintendo, à la Game Gear et à la Master System, en honorant bien d’autres supports ? Le savoir-faire de Compile est une énigme.

Mais aujourd’hui, on ne peut que se confondre en reconnaissance devant cet ensemble de jeux grandioses tous autant qu’ils sont, et qui ont su si fidèlement capturer l’essence même du shoot them up : technique et rythme au service d’un plaisir ludique intense et immédiat.

A Compile, pour toujours et à jamais.

La recette Compile

 Force est de constater que Compile est un label de qualité : on leur doit parmi les meilleurs shooters de la Master System, de la Megadrive, de la Super Nintendo ! Ces titres ont en commun de dépasser les capacités établies de leurs supports pour des résultats quasiment irréels. Il y a donc bel et bien un miracle Compile : une qualité de développement unique au-delà des limites. Et sur tous les supports honorés de la saga Aleste !

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