• Graphisme

Au coeur même de cette semaine spéciale sur les jeux au design manga/animé, ces deux titres ont provoqué de nombreuses réactions lors de leur sortie. Pour la première fois, Link est dessiné en version Toon, limite bubble head avec sa grosse tête et ses grands yeux, un design qui a pu aussi bien plaire que déclencher la fureur des puristes, surtout après le très sombre Zelda : Majora’s Mask en fin de vie de la N64. De son côté, Okami mise plus sur des traits peints dans un style très aquarelle japonaise, inédit pour l’époque. Mais mes collègues en parleront mieux que moi.

Japan staïle, la version PS2 est un peu floue mais le crayonné reste d'excellente facture

Japan staïle, la version PS2 est un peu floue mais le crayonné reste d’excellente facture

Totof : Okami a les moyens de ses ambitions. En effet, la maîtrise du chara design, la grandeur des décors et la palette des couleurs ont la qualité pour assumer la volonté de proposer une palette éclectique voire exhaustive de personnages et de paysages. Le simple lapin s’est vu accorder autant de soin que le méchant dragon à huit têtes, fer de lance d’un bestiaire remarquable de profondeur et de diversification dans les contours et les références à la mythologie japonaise. Le petit trèfle a autant de charme que les plus grands arbres à qui il faut redonner vie. La forêt luxuriante prend autant au bide que la ville hantée et dévastée de Seian, prouvant la capacité du titre à être bon sur tous les fronts, aussi bien dans le monochrome que dans le tableau multicolore. Ceci contribue à une qualité de réalisation homogène, cohérente et toujours très élevée. Mention spéciale aux mondes des lutins et de la baleine où les effets de lumière, le souci du détail et l’amour de la nature sont sublimés par les lucioles, le pastel et les bavures de l’encre. Comme son concurrent The Wind Waker, Okami opte pour une orientation artistique qui le fera survivre aux épreuves du temps. Sans se figer, parce que l’animation ne faillit jamais et reste toujours fluide, même dans les situations un peu psychédéliques où l’action se fait intense face à une horde d’ennemis.

Le nouveau design de Link n'a pas soulevé les foules mais le monde d'Hyrule noyé en cel-shading est très réussi

Le nouveau design de Link n’a pas soulevé les foules mais le monde d’Hyrule noyé en cel-shading est très réussi

Le Serp : Quand on regarde The Wind Waker, on se dit vraiment que le métier de graphiste est d’une simplicité enfantine. N’est-ce pas mon Greyfox? On se dit vraiment qu’on va pouvoir réaliser de belles esquisses, des dessins colorés et en mouvement… Pauvre fou… Les graphismes, que ce soit la direction artistique, la modélisation pure des lieux et des personnages, où l’utilisation du Cell Shading, tout est “pur” dans the Wind Waker. Les lignes des polygones sont fines, travaillées jusqu’à plus soif. C’est simple, il s’agit du plus beau jeu en Cell Shading jamais réalisé. Et encore aujourd’hui, il demeure indétronable, surtout si on prend en compte la réédition HD sortie sur Wii U qui remet au gout du jour un matériaux de base déjà plus qu’exceptionnel, pour ne pas dire parfait. Petite parenthèse aussi sur la stabilitié du titre. Jamais une baisse de framerate. Jamais un freeze. La gamecube est maitrisé de bout en bout pour le plus grand plaisir des joueurs.

  • Durée de vie

Une carte faites par un enfant de 5ans, c'est pas Skyrim mais y'a du boulot

Une carte faites par un enfant de 5ans, c’est pas Skyrim mais y’a du boulot

Le Serp : Dans la plus pure tradition de la série Zelda, il vous faudra entre 20 et 30 heures pour arriver au bout de la trame principale de cet épisode. Par contre, comme à son habitude, la galette Japonaise n’est pas avare en quêtes annexes et trésor à découvrir. Ca oui, qui dit bateau, dit forcement piraterie et trésor. Vous allez voguez sur les routes maritimes de ce monde merveilleux pour trouver des secrets que tout le monde vous enviera. Préparez vous à vivre une aventure longue et aux rebondissements inattendus.

De nombreux boss vous barreront la route

De nombreux boss vous barreront la route

Totof : Le monde de Nippon est tellement riche, tellement vaste qu’il y a de quoi faire pour une soixantaine d’heures. Une durée de vie très élevée pour les standards d’un Zelda-like, et qui emprunte aussi aux Metroid car il y a beaucoup de secrets à découvrir avec les compétences qui se débloquent au fur et à mesure. Il faut donc prendre le soin de noter les endroits où il faudra revenir un peu plus tard. Bref, une richesse digne d’un J-RPG. Il y a tant à faire, tant à découvrir, tant à rencontrer dans Okami.

1 réponse
  1. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    Ahhh, que le son de throat-gagging de Link sous les coups de boutoir d’Amaterasu est doux à mon oreille… euh… bon, ok, ça marche pas, Amaterasu est une déesse féminine, mais bon, c’est bichant quand même!

    Reste qu’il faut effectivement rendre à Nintendo l’audace extrême de son revirement en terme de direction artistique, et le fait que ce Zelda soit rentré dans la légende, indéniablement (contrairement à ses deux suites indirectes sur DS, ce qui prouve bien que la force de WindWalkers ne repose pas simplement sur sa DA).
    Chose amusante, d’ailleurs, là où l’on pourrait considéré le cel-shading comme simpliste et peu adapté à la überHD, les versions HD de chacun des jeux, pour des raisons différentes, ressortent réellement grandie de leur passage HD, et pas seulement « dépoussiérées », car le cel-shading est l’art des formes pures, en un sens.

    En tout cas, excellent duel, et pas seulement à cause du résultat^^!

    Répondre

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *