• Ambiance

Onirisme, poésie, inspiration, arc en ciel...bref l'opposé des campagnes de Call of Duty...

Onirisme, poésie, inspiration, arc en ciel…bref l’opposé des campagnes de Call of Duty…

Totof : Okami, comme son concurrent, joue la carte du voyage. En se tournant vers la ville, le village, la forêt, la montagne, la vallée, la mer et le microscopique. La faune et la flore sont abondantes, à la fois proposées et créées par le joueur. Les décors sont complets, riches et ne laissent rien de côté, tout en ne s’engluant jamais dans des traversées solitaires et trop longues, contrairement à The Wind Waker. Le soft de Clover veut faire passer le message d’une ode à la nature prolifique et généreuse à préserver, et il réussit au-delà des espérances. Okami parvient à être remarquablement juste, malgré tout ce qu’il a à offrir. Une maîtrise qui magnifie cette ambiance picturale, colorée, délicate, jouant parfaitement avec les effets de lumière et servie par un trait à l’encre de Chine du plus bel effet, qui participe à créer des paysages fabuleux, de ceux qui méritent de poser la manette quelques secondes pour en prendre plein les mirettes et contempler. Onirique et poétique, quoique maladroit dans le choix décalé car SF de sa dernière ligne droite, Okami n’en oublie pas les changements de rythme humoristique, lorgnant sur une grosse poitrine par ici, se moquant du héros légendaire par là (rappelant un certain Mr Satan de Dragon Ball), croisant des personnages complètement barrés. Les inspirations puisent dans la mythologie japonaise, chaque dieu correspondant à un nouveau pouvoir. Et si l’on ajoute des compositions musicales traditionnelles et toujours parfaitement adaptées au tempo, la coupe est définitivement pleine. Une OST si belle et si fournie que l’on continue de l’écouter des années après avoir joué au titre pour la dernière fois.

De l'eau, des îles et de l'eau, ambiance "grands espaces"

De l’eau, des îles et de l’eau, ambiance « grands espaces »

Le Serp : Totof, je dois bien te concéder quelque chose… Non, pas cette partie pauvre fou, mais bien le fait que tu as mis un mot sur ce qui me plait dans un jeu vidéo : le voyage. Avant toi j’appelais cela l’immersion, terme impropre au demeurant. Puisque tu as mis le doigt dessus, je vais l’utiliser contre toi, car s’il fallait un mot pour définir the Wind Waker, c’est bien le voyage. Mot auquel on peut rajouter plein de substantifs : temporel, venteux, maritime, mais voyage quand même. Personne, je dis bien personne ne peut rester impassible face au charme qui se dégage de cet épisode de Zelda. Que ce soit la bouille enfantine d’un link attachant, ou que ce soit les bruitages à chaque coup d’épée. Tout est fait pour rendre le jeu beau, fluide, mignon, attachant, plaisant, et j’en passe. Quand vous montez sur le bateau, vous sentez l’air pur qui fouette votre visage. Lorsque vous êtes englouti dans le royaume d’hyrule vous sentez la solitude qui vous entoure jusqu’au plus profond de votre être. The Wind Waker est un jeu qui prend aux trippes. Un jeu pour lequel vous vous sentez réellement investi. Et bien sur je ne rentre pas dans les détails des différents temples aux ambiances variées. Je ne parle pas non plus des musiques, sublimes et totalement adaptées au contexte maritime. Je ne parle finalement pas du rendu de l’eau, digne de productions d’animations Japonaises. Non mon Totof, je te le redis, je défi quiconque d’être déçu par l’ambiance de the Wind Waker!…

1 réponse
  1. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    Ahhh, que le son de throat-gagging de Link sous les coups de boutoir d’Amaterasu est doux à mon oreille… euh… bon, ok, ça marche pas, Amaterasu est une déesse féminine, mais bon, c’est bichant quand même!

    Reste qu’il faut effectivement rendre à Nintendo l’audace extrême de son revirement en terme de direction artistique, et le fait que ce Zelda soit rentré dans la légende, indéniablement (contrairement à ses deux suites indirectes sur DS, ce qui prouve bien que la force de WindWalkers ne repose pas simplement sur sa DA).
    Chose amusante, d’ailleurs, là où l’on pourrait considéré le cel-shading comme simpliste et peu adapté à la überHD, les versions HD de chacun des jeux, pour des raisons différentes, ressortent réellement grandie de leur passage HD, et pas seulement « dépoussiérées », car le cel-shading est l’art des formes pures, en un sens.

    En tout cas, excellent duel, et pas seulement à cause du résultat^^!

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