1984 – 1 : Arrête ton char…d’assaut!

Et comme l’arcade a longtemps été synonyme de puissance, il faudra attendre 1983 pour qu’Atari ne se sorte une adaptation du jeu sur la célèbre Atari 2600. Mais en 3 ans, le jeu originel avait pris quelques rides, surtout que cette année sortait le susmentionné Star Wars, de l’epicness en barre, des mouvements – sur rail, certes – à fiche le vertige, bref, difficile de ressortir des cartons un jeu monochrome en fil de fer avec un seul ennemi à l’écran. Et en même temps, si la 2600 brillait encore parmi les quelques consoles salon disponibles, elle ne faisait en aucun cas le poids face à un hardware arcade. Comment aborder le problème pour que les joueurs de salon puissent shooter du tank sans être envahi par l’odeur nauséabonde qui planerait plus tard sur les débandades bidéoludique (oui, le « b » n’est pas une erreur de frappe!) par les « soins » d’US Gold, spécialiste du portage moisi pour CPC – ô, cruels souvenirs toujours pas digérés!! – ?

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Faire table rase, tout simplement! Oublié direct, le portage arcade – rappelons qu’en ces temps reculés, la notion de portage « arcade perfect » n’était même pas encore un embryon de fantasme et resterait de l’ordre du fantasme jusqu’à l’arrivée des 32 bits, voire 64 bits -, pour se rabattre intelligemment sur une adaptation prenant en compte les limites et les capacités de la console d’Atari. Ca a l’air de couler de source, dit comme ça, mais pourtant… US Gold, vous dis-je!

battlezone

Plutôt que de la 3D vectorielle qui serait de toutes manières sacadée et moche, vu la résolution de la console, Atari choisit les sprites, les formes pleines, donnant un coté champêtre à la froideur astrale de l’original. Le radar n’est plus sonore mais représente les ennemis de façon classique, par un point. Oui, LES ennemis, car désormais, la limite d’un ennemi à la fois a sauté – plus une soucoupe, donc 2 ennemis présents simultanément sur la map, pour être exact -, compensant ainsi la lenteur des déplacements du char – et la perte du rythme « frénétique » de l’original dans la foulée – et redonnant un coup de peps à l’ensemble. Des choix intelligents qui ont permis à Battlezone de s’imposer dans les salon comme un jeu de bonne qualité, rythmé, excitant, bref, un bon jeu, quoi!

A Retenir

A une époque où les jeux offrent vraiment à rêver – et à jouer, ne se contentant pas de VENDRE du rêve, nuance importante! – et où les créateurs de jeux sont aux prises avec les limites des hardware, Battlezone réussit à s’imposer en tant que référence, en arcade comme en salon. Et comme les perles vidéoludiques sont atemporelles, il n’est pas étonnant qu’Activision en ait fait un remake en 1998 intégrant une dimension stratégique, et qu’aujourd’hui encore, en 2016, on remette le couvert! Car tant qu’il y aura des tanks…

Informations sur le jeu

Plateformes : Arcade, Atari 2600

Genre : Ancêtre du FPS

Développeurs : Atari

Éditeur : Atari

Date de sortie : 1980 (arcade) – 1983 (Atari 2600)

toma überwenig

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