« L’homme choisi, l’esclave obéi » – Andrew Ryan

Des abysses de Rapture…

Je ne vais pas faire un long discours sur le scénario des 3 Bioshock, soit vous avez déjà joué au jeu, auquel cas vous connaissez la qualité de la narration (avec pour moi, dans l’ordre de qualité Bioshock, Bioshock Infinite et Bioshock 2) soit vous n’avez jamais joué et il serait criminel de ma part de vous spoiler. Sachez simplement que le scénario, l’univers, les protagonistes et votre propre implication forment un tout cohérent qui vous permettra de vraiment vous transporter dans ces mondes utopiques et/ou uchroniques. Que ça soit cet espèce de huit clos en milieu confiné de la cité sous-marine de Rapture dans les années 50 – 60 ou la déchéance de la ville volante Columbia dans les années 1910, le dépaysement est total.

…aux cieux de Columbia.

Pour parler des environnement, il faut souligner que le lissage HD effectué sur les 3 jeux est évidemment plus notable sur les deux premiers opus que sur le dernier, et même si dans mon souvenir la ville de Rapture était déjà magnifique dans la grandeur de sa décadence, le travail effectué sur les jeux de lumières à travers les vitres donnant sur l’océan est sidérant. Sont également inclus dans le même package (prononcez « peuquaïdge ») l’ensemble des DLCs des 3 jeux qui, même si certains sont facilement oubliables (Défi des petites soeurs, Clash of the Clouds) la plupart contiennent du contenu narratif supplémentaire de bonne qualité permettant d’approfondir encore la psychologie de l’univers ou de certains personnages. Enfin je terminerai sur l’ambiance sonore des deux premiers titres, particulièrement soignée, souvent oppressante, parfois plus légere avec des thèmes des années 30 à 50, avec notamment des noms comme Django Reinhardt, Bing Crosby ou Billie Holliday (rien à voir avec Johnny hein). Dommage que cette direction n’ait pas été conservée pour Infinite sur lequel la musique est essentiellement composée par Garry Schyman épaulé par Jim Bonney et… Ken Levine, pour donner plus de « drive » à l’action.

A retenir

Les Bioshock ce sont des villes, des univers, des utopies/uchronies déchues, des personnages profonds, des scénarios inégaux parfois géniaux (Bioshock) parfois plus difficile à assimiler (Infinite) mais souvent maîtrisés. Les Bioshock c’est des heures de jeu dynamique allouant des systèmes simples laissant libre court à l’imagination destructrice du joueur. Les Bioshock ce sont des ambiances oppressantes dans les fonds marins, dérangeantes dans les nuages, servies par des graphismes léchés et ne souffrant pas tant que ça de l’age (pour les deux premiers jeux). A noter qu’un mode musée a été incorporé à cette collection, ce qui vous permettra d’en apprendre plus sur ce qu’aurait pu être ces fameux univers avant la délibération finale des équipes de 2K. C’est sympathique, ça ne mange pas de pain et ça permet de comprendre certains choix. Honnêtement, pour 50€ et environ une bonne soixantaine d’heures de jeu, si vous n’avez pas déjà (re)succombé à l’appel de Rapture/Columbia, je ne sais pas ce que vous attendez… Pour ma part, ne serait ce que pour revivre l’histoire j’ai choisi… Rapture!

Garr

Informations sur le jeu

Plateformes : PC/ONE/PS4

Genre : FPS/Aventure

Développeur : Irrational Games, 2K Australia, 2K Marin

Éditeur : 2K Games

Date de sortie : 13 Septembre 2016

2 réponses
  1. Yannou
    Yannou dit :

    Ah qu’il est bon de rejouer à de bon softs, grosse surprise de 2007 il rentrera dans la légende comme ton intro d’ailleurs. La suite surf sur ses acquis comme pour les suites de jeux et de films.

    Répondre

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  1. […] laissés traîner sur Tallon IV, avant de s’envoler. Plus tard, j’avançais prudemment dans une ville fantôme sous-marine, avec pour seul guide, un type au bout d’un talkie me priant de bien vouloir aller par là. […]

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