Castlevania dans toute sa splendeur

Bref, un Castlevania très cohérent, jusque dans ses contrôles. Car si Christopher est aussi rigide dans ses déplacement, c’est tout simplement car il n’est qu’un simple humain ! Ce principe est assez étonnant mais concourt au réalisme du jeu, oui, les sauts sont difficiles, mais tiennent compte des limitations physiques de l’humain. Votre fouet perd de sa puissance ? Si l’on considère que sa force est directement liée à la santé du personnage, quoi de plus étonnant ? Même s’il est indéniable que le jeu y gagne en difficulté et peut finir par être décourageant, tout ceci-ces règles qui rendent le jeu si punitif- se tient parfaitement.
Et pour finir, l’ambiance délicieusement gothique et macabre est très bien amenée grâce à des musiques formidables dont je m’étonne qu’elles n’aient été reprises nulle part, du thème du stage 1 à celui, très émouvant et mélancolique, le la fin du jeu et de la fuite de Dracula, qui recroisera Christopher une dernière fois dans Castlevania Belmont’s Revenge, quinze années après…

Castlevania the Adventure est un représentant de cette conception ludique de l’époque : un jeu qui ne pardonne pas et qui réclame bien de la pratique avant de livrer ses secrets…Seul un joueur endurant et persévérant verra s’ouvrir les entrailles du château de Dracula…Et de plus le jeu redémarre à chaque fois en plus difficile, à partir du loop 5 certains ennemis peuvent vous abattre d’un coup, s’ajoutant comme éléments mortels aux pics et au vide…

Bref j’ignore si mon effet sera suffisant, mais au travers de ces quelques lignes, j’entends rendre à ce jeu les honneurs qu’il mérite, un peu comme à tous ces jeux dont c’est le temps qui a révélé leur qualité…Et à cracher au visage de tous ceux qui en ont fait un jeu honni de l’histoire qu’ils ne sont que des joueurs incapables de s’adapter à des règles très précises instituées par bon nombre de jeux de cette génération. Faut-il avoir du culot pour penser qu’un jeu de 1989 doit s’adapter aux exigences de gameplay de joueurs dont certains n’étaient même pas encore des spermatozoides à cette époque ! Et c’est dommage pour eux, ils ont raté l’âge d’or…

10

9

15 ans après…l’influence de Castlevania Adventure est toujours présente.

Une suite sublime et sublimée

La suite de ce Castlevania Adventure aura laissé à l’inverse le souvenir d’un jeu d’une grande majesté et d’une rare ampleur. Nous sommes désormais en 1591 et Christopher est devenu père. Son fils, Soleil Belmont (un drôle de nom mais pas si mal choisi pour un futur chasseur de vampires) disparaît en pleine nuit, tandis que quatre chateaux surgissent de nulle part. Christopher qui sent que Dracula veut prendre sa revanche va devoir relever le défi à nouveau et cette fois sauver la Transylvanie ainsi que le fruit de ses entrailles.

Première surprise, et de taille : le contrôle de ce cher Christopher est devenu infiniment moins crispant ! Certes, le jeu a gardé cette pesanteur de maniement qui signe le gameplay « Castlevania old school », mais l’ensemble est vraiment plus agréable à jouer. Les armes secondaires absentes du premier volet sont désormais de retour, avec une différence notable entre les versions japonaise et européenne du jeu : au pays du Levant, Christopher peut utiliser les fioles d’eau bénite ainsi que le crucifix, là où la version de chez nous a remplacé ce crucifix par une hache qui rend le jeu plus aisé.

Pour la première fois et si l’on omet le système d’embranchements de Castlevania III Dracula’s Curse, on dispose d’une liberté de choix dans ce Castlevania II Belmont’s Revenge. Vous pourrez visiter les quatre châteaux dans l’ordre qui vous plaira et donc élaborer un plan d’attaque avec pour cibles les châteaux Cristal, Nuage, Plante et Rocher, tous gardés par un féroce sbire de Dracula. Si vous surmontez cette épreuve, alors se matérialisera devant vos yeux horrifiés l’antre même du Vampire et ses deux parties de cauchemar…avant une réunion père-fils éprouvante et le combat final contre le Mal incarné.

Bien qu’à mon sens moins atmosphérique que le premier volet, Castlevania II n’a aucune peine à séduire par sa beauté et ses musiques tout juste exceptionnelles. Le level design a été peaufiné avec de nouveaux pièges bien machiavéliques comme le diabolique enchainement de cordes actionnées ou les passages épineux ; au surplus bien des embûches seront reprises du volet de 1989. La difficulté est cependant nettement moins élevée, grâce à ou à cause de ces contrôles plus fluides et une générosité assez peu courante pour la série. Pour exemple, ici les pics ne seront plus mortels et même s’ils vous amputeront sévèrement, le jeu n’est pas avare en bonus cachés et autres vies supplémentaires, par items ou par le score.

13

11

Les boss sont tous grandioses. Dommage : il vous faut les occire !

1 réponse

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  1. […] y a quelque temps, je rendais hommage à un jeu trop décrié sur GB : The Castlevania Adventure  alors je reprends la plume ou plus exactement le clavier pour rendre à nouveau hommage à un jeu […]

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