Un jour, j’ai essayer de mixer souvenirs d’enfances et Wikipedia. Et voilà ce que çà a donné :  « les livres dont vous êtes le héros, sont un genre de romans ayant pour caractéristique d’être interactifs, le déroulement de l’histoire dépendant des choix du lecteur ». Oui je lisais ce genre d’ouvrages, et j’aimais çà. Que de bons moments passé pendant les vacances d’été, alors que je n’avais pas encore 10 ans et que ma Super Nes était resté à la maison. Et puis, presque 20 ans après, et une carrière dans le vidéo-ludique a en faire pâlir un écolier devant sa cartouche de Pokémon, je me suis posé une question : et s’il existait les « livres dont vous n’êtes pas le héros », sous forme interactive ? L’exercice serait compliqué est pourtant il y a déjà un média qui en a fait un genre, ou du moins qui en a appliqué le concept : le jeu vidéo.

Le personnage secondaire

Entre Snake et Raiden, mon cœur ne balance pas

Entre Snake et Raiden, mon cœur ne balance pas

Dans jeu vidéo, il y a jeu. Je sais je suis perspicace, mais cela signifie que pour avoir un jeu vidéo, il faut une interaction qui passe par un divertissement, qui passe, la plupart du temps, par le contrôle d’un personnage. Et on peu le voir à de nombreuses reprises, nous ne sommes pas toujours amené à jouer le personnage principal, ou en tout cas le héros du jeu. Et j’en veux pour preuve un exemple tellement frappant, qu’il peut servir de porte étendard : Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty. Ce ‘est pas notre ami Greyfox qui dira le contraire, mais dans cet opus de la meilleure série vidéoludique de tous les temps (désolé je suis un fan boy), on joue, pendant la majorité du temps, Raiden. Dieu du tonnerre mythologique, il est ici représenté sous la forme d’un blondinet, plutôt désemparé de ce qui se passe autour de lui. Manipulé par une entité qui le dépasse, il n’est en rien le personnage principal à la fois de la série, mais aussi  du jeu. Même s’il reste en retrait, Snake, alias Pliskin est en fait le personnage ayant le plus d’influence sur le monde de MGS 2. Propulsé au rang d’icône, d’un idéal militaire, il asperge Raider et le joueur de sa classe. Bien que Raiden ne ache pas qui il est, dès le premières secondes, le joueurs aguerri de la série reconnais son héros favori mais ne peut s’empêcher de se poser quelques questions jusqu’à la révélation finale de son identité, à la quasi-fin du jeu. Il poursuit ensuite Liquid-Ocelot, véritable antagoniste du jeu, alors que Raiden se bat contre Solidus, le dernier né des enfants terribles. Il est donc claire que, dans MGS2, on ne joue pas le personnage principal, mais on marche sur ces traces.

Un parmi tant d’autres

Qui sont les héros de World of Warcraft ?

Qui sont les héros de World of Warcraft ?

Quand on y réfléchi, il y a bien un style de jeu où il demeure normalement impossible d’être le héros. En tout cas, il n’est pas possible qu’il y ai plusieurs millions de héros au sein d’un jeu, qui correspondent à autant de joueurs. Je veux bien entendu parler des MMORPG. Comment argumenté dans le sens inverse ? Vous êtes énormément à faire la même chose dans le but de changer une situation. Combien de donjons rushés ? Combien de quêtes annexes inutiles ? Le monde avance, alors que vous n’êtes pas connectés, et les worlds boss tombent pour la première fois sous les coups d’une guilde sans merci ressuscitent immédiatement par la simple force du sacro-saint phénix Repop. Dans ce cadre la WoW ou encore Everquest apparaissent comme des exemples. Sorte de parc d’attractions, ces jeux réunissent des joueurs ayant un but commun, et c’est l’addition de toues ces petites actions qui font évoluer le monde. A coté de ces géants, demeure les jeux bacs à sable, dont EVE Online est le plus grand représentant. Les développeurs mettent entre les mains des joueurs un monde aux règles bien établis. Aux Hommes d’en faire ce qu’ils veulent et de mettre ces règles à profits. La encore, pas de héros, simplement une somme d’individus lamba qui se mettent dans la gueule par guildes et considérations économiques superposées. Et puis finalement, il y a ces mauvais élèves, ces MMO qui essayent de vous faire croire que le héros c’est vous. Que vous aller pouvoir changer la face du monde dans lequel vous jouez. Sauf que non, cela n’est pas possible, car quand tout le monde est un héros, c’est que personne n’en est réellement un. Et dans la discipline, un jeu excelle : Final Fantasy XIV. Dans un monde rose bonbon, nous somme le héros qui va rendre le monde meilleur… Et tout les autres joueurs ne servent à rien sauf à nous aider dans notre quête. Dommage, pour un jeu doté de qualités certaines.

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