La console des bidouilleurs

Non, pas de Street 2 sur PSP. Et pourtant... Merci l'émulation !

Non, pas de Street 2 sur PSP. Et pourtant… Merci l’émulation !

Mais la PSP n’est pas seulement une console portable, c’est un véritable outil multimédia. Et comme tout objet de la sorte, il est soumis au hack. Et si l’on part du principe que plus les fonctionnalités d’un produit multimédia sont poussées, plus la communauté de bidouilleurs est importante, la PSP est la Reine de la technologie de l’époque. La console propose un système d’exploitation très régulièrement mis à jour par Sony dans le but de proposer de nouvelles fonctionnalités « officielles ». Ce fut notamment le cas de l’ajout d’un navigateur web, et d’applications pour utiliser les accessoires vendus séparément. Sony fait bien les choses, mais les bidouilleurs veulent tripoter. De fait, un nombre incalculable de systèmes d’exploitation parallèles ont vu le jour. A côté de ces systèmes, un nombre encore plus impressionnant de « productions maisons » voient le jour. Ces Homebrew, caractéristique indéniable de la PSP, font de cette dernière un terrier à innovation. C’est comme cela que des GPS gratuits sont apparus sur la console ou que des programmes ont permis de lancer des jeux sans posséder son support physique, que ce soit sur PSP ou sur Playstation première du nom. Oui Playstation 1. Car les bidouilleurs que l’on aime tant ont aussi rendu disponible des émulateurs sur PSP. Grâce à elle, il est possible de jouer partout et tout le temps, dans le métro, en attendant son train ou dans son lit (pas aux chiottes, ce n’est pas déontologique ^^), à des jeux rétro : PS1, N64, SNES, systèmes d’arcades, et j’en passe… Même commodore… Mais aussi… Nintendo DS ! Oui messieurs dames, la concurrente ! Alors ne me demandez pas comment cela est possible, je ne le sais pas plus que vous, mais tout de même, c’est assez hallucinant.

 Les ratés du support UMD

L'UMD, ou la fausse bonne idée

L’UMD, ou la fausse bonne idée

Pas mal la PSP non ? Je suis en train de vous vendre du rêve non ? Jouer à la PS2 n’importe où c’est génial non ? Oui mais bon… Il y a tout de même quelque souci. Et même si je ne vais pas parler de la qualité graphique, qui sera toujours en deçà des jeux de sa grande sœur, il y a eu quelques ratés. Je préfère aborder cette question maintenant et l’évacuer, afin de revenir sur d’autres points positifs par la suite. Première erreur donc, mais qui ne pouvait pas, à mon avis, être décelée en amont : le choix du support UMD (Universal Media Disk). Support créé par Sony dont il est toujours le propriétaire, il a spécialement été spécialement créé en 2004 pour la PSP. Support qui peut être de double couche et accueillir 1,8 Go de données, l’UMD est petit, nomade, et protégé par une coque en plastique avec un espace libre dédié au laser de lecture. Outre les jeux, Sony voulait que l’UMD puisse être utilisé pour stocker des films ou des musiques, lisibles sur la PSP et surtout d’autres appareils. Mais c’est l’erreur fondamentale de Sony : à part la PSP, très peu d’autres appareils intègrent un lecteur UMD. Les quelques studios éditant des films stoppent petit à petit l’édition sur UMD, à cause des ventes très en deçà des promesses initiales. D’autant que le support coûte cher et est très fragile. Si l’on rajoute à cela l’impossibilité de connecter sa PSP à sa TV pour regarder les films sur grand écran et la lenteur des chargements sur certains jeux, l’UMD apparait véritablement comme la « mauvaise idée » de Sony pour la PSP. Alors que l’édition sur UMD est totalement stoppée, Sony tente de supprimer le lecteur physique UMD de sa PSP en sortant la PSP Go… Une des autres plus grosses erreurs des Nippons. Des erreurs qui ne seront pas commises avec la PSVita et son lecteur de carte comme support de jeux.

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