[CONSOLE] L’Atari 2600, ou la première console à cartouche à succès

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En 1976, Fairchild Camera et Instrument sortirent le Channel F system, 1ère console de salon munie d’un support de cartouche. Un an plus tard, la Studio II, crées par RCA, était la deuxième console à cartouche. C’est alors qu’au mois d’octobre 1977, sort l’Atari VCS, pour video computer system, avec 9 jeux disponibles au départ. Elle est lancée au prix de 199 Dollars, livrée avec une paire de joysticks (et oui c’était avant çà!), et le jeu combat. On ne peut que remarquer la ressemblance entre la manette d’Atari et la manette de la Fairchild au niveau des boutons. Pour la petite histoire, Atari avait depuis 1975, un projet de consoles nommés Stella. La sortie de la console de Fairchild eut pour conséquence d’accélérer le développement de la console.

La première guerre des consoles est déclarée ouverte !

Un joystick à jamais gravé dans les mémoires

D’un point de vu technique elle est largement supérieure à la Fairchild Channel F . Mise à part un microprocesseur plus faible (1Mhz au lieu de 2Mhz), sa ram est largement plus élevée avec 128 octets (un octet vaut 8 bits) contre 64 bits. Coté graphique, la console possédait une palette de 128 couleurs!!! contre 6… On ne peut donc que remarquer la nette supériorité de la console, d’autant plus que cette fois-ci le son ne vient pas de la console mais bien de la télévision. La première grande guerre des consoles peut alors commencer ! Malgré la large supériorité de la console d’Atari, celle de Fairchild résiste farouchement, surement grâce à son catalogue bien plus étoffé que celui de la VCS. Atari décide alors de baisser le prix de sa console. Fairchild était tué, du moins dans le domaine des jeux vidéo. Ainsi l’année 1979 voit Atari dominer avec sa VCS. La même année se sont plus d’un million d’Atari qui furent vendues. La firme remarque d’ailleurs que le portage de jeux arcades sur sa console fonctionnant bien, les hits d’arcade du moment passe sur Atari VCS, ainsi Asteroids, Space Invaders, California Games, Pac Man, etc… passent sur la console (nous en reparlerons). En Janvier 1980 la firme peut se féliciter d’avoir vendu 2 millions de consoles. En 1982 le nombre sera de 8 millions!!!

Editeurs tiers ? Mais qu’est-ce ?

Space invaders, ou l’emblême de la réussite de la 2600

L’Atari VCS fut renommée Atari 2600 en 1982, suite à la sorti de sa petite sœur, l’Atari 5200. Il parait évident qu’une distinction plus nette devait s’imposer. Notre console domina le marché des jeux vidéo pendant plusieurs années, jusqu’au début des années 1980 (82-83). Durant ces années, l’Atari 2600 eût plusieurs concurrents de taille, après le Channel F et le Studio II : L’Intellivision, l’Odyssey et la Colecovision en tête. Mais elle resta dominatrice du marché grâce à une floppée d’excellents jeux comme Space Invaders, Adventure, Asteroids, mais aussi Dragster, Fishing Derby, Checkers et Boxing, etc… Ces 4 derniers jeux furent développés par un des premiers, voire le premier développeur tiers de l’histoire des consoles de jeux vidéo : Activision. Et oui encore, lui, il se gave aujourd’hui avec la série Call of Duty, comme quoi… Pourtant Atari se battit pendant 2 ans (depuis la création d’Activision en 1980) pour ne pas laisser les développeurs tiers produire des cartouches pour l’Atari 2600. Finalement, ils acceptèrent et, en 1982, plus d’une dizaine de développeurs tiers sortirent des jeux sur la console. Financièrement Atari en sortit avec des bénéfices mais ludiquement, ce fut un désastre du point de vu du constructeur… Bien qu’il y eût toujours des titres de qualité, un grand nombre de pures nullités  sortirent sur cette Atari… Comme The Smurf (les schtroumpfs) que l’on terminait en moins d’un quart d’heure, un jeu à 350 francs tout de même! Bien sur vous imaginez que le grand public fut n’avait pas forcement une belle image de l’entreprise. Une des particularités d’Atari est que la société de rémunère pas ses développeurs proportionnellement au succès du jeu. C’est pour cela que Rick Mauer, programmeur de Space invaders, ne reçoit que 11 000 Dollars, alors que le jeu en génère plus de 100 millions ! Une belle affaire. D’autant que cela se reproduit avec Warren Robinett, programmeur d’adventure, qui, pour pallier à la politique d’anonymat d’Atari, glisse son nom sur un objet caché du jeu. C’est ce que l’on appelle un Easter egg. Beaucoup de programmeurs quittèrent ainsi les rangs d’Atari, créant des sociétés de développement indépendantes. C’est comme cela que fut crée Activision d’ailleurs.

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Sans avoir aucun soucis d'égo, je peux dire que le Serpent est surement l'animal qui prend le plus les escaliers...

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