[CONSOLE] Nintendo entertainment system

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On parle trop souvent, à mon goût, de l’énorme succès de Sony avec la sortie de sa Playstation mais on a trop souvent tendance à oublier les succès étant survenus bien avant… La Nes, console 8 bits de Nintendo, fait partie de ces succès, et demeure le reflet de la réussite du « média jeux-vidéo ». Parmi les gamers, beaucoup ont eu cette console dans leur jeunesse, face à la console de Sega, la Master system. Elle a, en plus d’avoir apporté de grosses améliorations technologiques,  permis de redynamiser l’industrie du jeu vidéo après la crise du marché dans les années 80, 1983 plus précisément. Tout en affirmant qu’elle est sûrement l’une des consoles qui a le plus apporté aux jeux vidéo, revenons sur son Histoire. Et comme j’aime le dire, la NES, c’est un peu comme le charbon à l’époque de la révolution industrielle. Sans elle, le monde aurait put prendre une tout autre direction économique (Bon j’exagère un peu là)…

La révolution du prix

Mazayuki Uemura, rien d’autre que le concepteur de la Famicom / NES

Tout commence en 1981 (le début de l’Histoire quoi). A cette époque, Nintendo surfe sur la vague du succès avec ses Game&Watch ancienne génération et envisage sérieusement la production d’une console de salon, permettant d’intervertir les jeux grâce au recours à un système de cartouches. Et même si cela semble logique, seul quelques lurons s’y sont essayés, l’Atari 2600 en tête. Le légendaire Hiroshi Yamauchi, alors président de Nintendo (depuis l’après guerre !), lance alors le message suivant à ses employés, attention je cite : « Je veux une console dont les performances seront telles que la concurrence ne pourra pas l’égaler avant un an et qui coutera moins de 10000 yen ». Pas exigent le vieux monsieur… Ainsi commence le projet de la Famicom, version Japonaise de notre NES (appelée Young Computer à l’époque). Le chargé du projet, Mazayuki Uemara, ce nom est d’ailleurs souvent oublié, comptait à la base intégrer un processeur 16 bits à son bébé. Mais malheureusement pour lui, il se retrouve face à la contrainte de budget. Il doit se rabattre sur un 8 bits. Ainsi le choix est porté sur un processeur Ricoh 2A03 qui sera épaulé par un processeur graphique PPU. Bref, toutes ces lettres on s’en fou, mais ce qu’il est important de savoir, c’est que le choix de Ricoh s’explique par le refus de la plupart des constructeurs de s’engager dans un pari aussi risqué. En effet Nintendo essayait de faire baisser les prix en promettant de grosses, très grosses commandes : trois millions de consoles. De nombreuses idées sont également abandonnées, pas seulement à cause du prix d’ailleurs. Nous pouvons citer le modem ou le clavier, par exemple. Beaucoup moins anecdotique, est également abandonnée l’idée des joysticks. Uemara se rabat alors sur une invention de génie : une croix directionnelle. Big-N va d’ailleurs déposer le brevet pour éviter les copies : si vous êtes bien attentifs, aucune console n’a jamais eu une pure croix directionnelle : Sega mêle un joystick à une croix, et Sony en a fait des « fausses », seul les manettes de la Xbox 360 peuvent porter à confusion. Et en juillet 1983, la console sort au Japon au prix de 14800 yens (soit à peu près 100$). Le prix est un peu plus cher qu’annoncé, mais demeure vraiment très abordable.

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Sans avoir aucun soucis d'égo, je peux dire que le Serpent est surement l'animal qui prend le plus les escaliers...

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