Ah, ça ne nous rajeunit pas, tout ça! Car en mars 1985 sortait le premier Atari ST. Non, pas le 520, mais un Atari 130 ST, premier de sa lignée, suivi de peu par son illustre petit frère qui marqua la Playhistoire au fer rouge et offrit des années de bonheur à toute une génération de joueurs – enfin, ceux qui n’avaient pas eu le bon goût d’investir dans un Amiga, bien sûr! (bah oui, on ne peut pas parler d’Atari ST sans glisser un petit mot sur le duel sanglant entre Amiga et Atari, quand même!) -. Mais l’heure n’est pas au troll, mais à la mise à l’honneur d’une prestigieuse machine qui a permis à l’ordinateur d’entrer dans la sphère populaire en pratiquant des tarifs qui firent pleurer Apple – moins de la moitié du prix de son Macintosh pour une puissance analogue, ça fait mal! -. Les plaisirs du jeu « haut de gamme » et la programmation sont devenus en grande partie accessible grâce à l’arrivée de cette bête de combat sur le marché, réussissant à s’affirmer tant dans le vidéoludique que dans la bureautique – et l’on trouve encore aujourd’hui nombre d’artistes qui préfèrent diriger leurs instruments Midi via le Cubase originel, légendaire logiciel de musique qui continue de régner sur le monde du séquenceur Midi, et qui fût développé à la base (la Cubase, même) sur ST -.

Merci pour ces trente ans de bonheur, ô légendaire Atari ST, merci pour ces jeux que l’on ne trouvait pas sur console, pour ces créateurs qui ont pu faire parler leur talent grâce à ton ergonomie exemplaire, pour les demo-makers qui ont abreuvé nos mirettes de formes abstraites se transformant rapidement sur fond de musique electro, pour toutes ces années de rêve, merci pour Vroom qui faisait baver les Amigamaniacs, pour Gauntlet et tous ces jeux qui étaient d’abord développé sur ST avant d’être porté sur Amiga, merci pour les aventures, merci pour le coup de pied dans les gonades d’Apple et de Microsoft dans la foulée, pour avoir changé la relation à l’ordinateur de salon et la face du jeu vidéo, mille fois merci, ô Atari ST, loué sois-tu, machine de rêve.

Eh oui, quand le Macintosh d'Apple se monnayait pour 23000 francs, Atari brisait les prix avec le premier ST, et enfonçait le clou peu de temps plus tard avec le STf, vendu à 3490 francs.

Eh oui, quand le Macintosh d’Apple se monnayait pour 23000 francs, Atari brisait les prix avec le premier ST, et enfonçait le clou peu de temps plus tard avec le STf, vendu à 3490 francs.

…mais en fait, moi, j’avais un Amiga…

toma überwenig

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