Crash Bandicoot a marqué l’enfance de nombre de joueurs. J’en fais partie. En trois épisodes principaux sur PS1 et deux spin off (même si Crash Bash n’a pas été développé par Naughty Dog (ND), il reste sympa !), toujours sur PS1, le visage de Crash et de ses alliés ne m’ont jamais lâché. Alors quand il a fallu choisir un épisode à critiquer, je n’ai pas hésité. Crash Bandicoot 3: Warped est mon épisode favori, le plus loufoque, fun et avec le plus de nouveautés. Pour cette nouvelle aventure, Crash va devoir affronter à nouveau ses ennemis (et de nouveaux) et retrouver avant eux les cristaux dans plusieurs époques ! Moyen Âge, Préhistoire, et même l’Atlantide, les lieux visités sont tous différents et bien réalisés.

Terriblement fun !

Rien que le premier niveau est représentatif de tout ce que le jeu va nous donner. La musique, les animations des ennemis, les bruitages, tout est drôle. Et ce sera le cas pour tout le jeu. Varié dans ses niveaux et dans la façon de jouer en nous permettant de prendre le contrôle de véhicules/animaux/Coco Bandicoot, Crash 3 est une réussite en tout point. Sans oublier un Crash complètement crétin et qui possède des animations totalement folles. Les deux premiers avaient déjà fait fort à ce niveau, et ils étaient également très timbrés dans ce qu’ils proposaient.

Le monde des dinos

Mais alors, pourquoi cette aventure de notre Bandicoot anthropomorphe préféré et pas une autre ? Qu’est-ce qu’elle apporte de plus par rapport aux autres épisodes ? Et bien c’est pourtant simple. Déjà, le fait d’avoir le voyage dans le temps comme background est un énorme plus qui a permis aux équipes de ND de s’en donner à cœur joie. Comme je l’ai déjà écrit, les lieux visités sont bourrés de bonnes idées, avec quelques différences de gameplay. Et avec un fun sans pareil ! Encore une fois, le niveau du Moyen Âge a marqué chaque joueur. On débarque dans ce niveau et on rencontre un magicien qui nous change en crapaud, un chevalier qui galère à lever son épée mais qui peut nous couper en deux, un crapaud qui, s’il nous embrasse, se transforme en prince charmant et une chèvre qui nous botte l’arrière train et nous envoie dans les airs !

Dans le niveau sous-marin, on a affaire à des requins, des poissons qui gonflent et ressortent des piques… Et le gameplay change puisqu’il est en 2D, à la manière d’un Donkey Kong Country dans les niveaux aquatiques ! Et puis finalement, il est juste l’épisode le plus complet et le mieux foutu !

Un épisode qui perfectionne les mécaniques de la saga !

Crash Bandicoot 3 a une telle maîtrise sur tous les points qu’il est difficile de lui trouver des points négatifs. En réalité, c’est l’un des jeux les plus funs sur PS1 et un très beau cadeau d’adieu des créateurs, qui finiront sur un Crash Team Racing excellent (meilleur Mario Kart-like… supérieur même à son homologue ?) avant de rendre leur licence. Mais la découverte de ce jeu, le fait de pouvoir chevaucher un bébé T-Rex ou piloter un jet ski… puis la moto ! Il y avait tant de choses nouvelles a découvrir ! C’était beau, les dialogues étaient frais et drôles en plus de ça, à défaut d’avoir un scénario vraiment passionnant.

Si la série est revenue sur le devant de la scène ces derniers temps, avec un remake HD des trois premiers épisodes puis un  remake de Crash Team Racing prévu pour Juin 2019, ce n’est pas pour rien. Pourtant, il y en a eu d’autres après la trilogie de ND. Mais on ne s’en souvient pas autant. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas le génie des créateurs originaux derrière ces autres épisodes ? Je pense tout simplement qu’ils n’apportaient rien de plus à la saga, et se sont ensuite dirigés vers quelque chose de trop différent du matériau de base. Quand on joue à Crash 3, on y découvre un jeu immédiatement jouable, compréhensible de tous, avec une forte dose d’humour (même si l’épisode Twinsanity était bourré d’humour, c’était peut-être un peu trop forcé parfois), une VF au poil et des mécaniques très bien huilées. Le jeu reste encore hyper jouable dans sa version d’origine, et j’ai eu plaisir à le refaire pour écrire cette critique. Même si, certes, il y a certaines choses qui ont un peu vieilli (le gameplay sur le jet-ski…), j’ai enchaîné les niveaux tranquillement, sans me dire, justement, « merde, ça a mal vieilli, c’est moche, c’est injouable ». Je le revendique, Crash Bandicoot 3 est jouable et reste un jeu d’exception, maitrisé et fun. Et le fun, c’est très important.

En moto, Crash a la classe !

Naughty Dog avait trouvé avec Crash un personnage unique, qui plaisait à tous les publics. Le design est simple, et même sans parler, on comprend son caractère. Un héros malgré lui, un peu bêta, mais attachant. L’univers de ce personnage était à son apogée avec cet épisode. Que ce soit pour les personnages, les petites améliorations de gameplay, etc. Plus j’écris dessus et plus je me rends compte qu’il est très difficile pour moi d’admettre qu’il peut avoir des défauts. La nostalgie ? Même pas !

A retenir

Je pourrais parler des heures du jeu tellement il a marqué mon parcours de joueur. En soi, il ne révolutionne pas la saga. Il s’agit toujours de ramasser des pommes, de sauter sur des caisses, d’esquiver les ennemis, de vaincre les boss et récupérer les objets à la fin du niveau, mais il a une telle fraîcheur… c’est l’apogée de la licence. Ce petit mutant qu’est Crash Bandicoot, après deux épisodes très bons mais perfectibles, aura réussi à s’affranchir des défauts précédents pour nous donner une aventure dans le temps extrêmement réussie. Et il fait clairement parti de mes jeux PS1 les plus marquants. J’y rejouerai encore avec plaisir, et ce, pendant des années. Un titre intemporel.

Informations sur le jeu

Plateformes : PS1

Genre : Plateforme/Action

Développeur : Naughty Dog

Éditeur : Sony Computer Entertainment

Date de sortie : 13 décembre 1998 (France)

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