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Chronologiquement, il est le dernier représentant d’une époque où la série canonique n’atteignait pas l’Europe (le VIII fut le premier à venir s’échouer chez nous); il est désormais le dernier à y être venu. Dragon Quest VII: La Quête des Vestiges du Monde est sorti le 16 septembre dernier dans un épisode remasterisé sur 3DS. Très critiqué à l’époque sur PlayStation pour sa réalisation technique et sa direction artistique surannées, il s’offre ici un joli lifting de forme et de fond et nous arrive enfin, trois ans après sa sortie initiale au Japon.

Sur l’Océan Pacifique…

C’est l’histoire d’un fils de pêcheur, que vous nommerez comme vous le souhaitez, et de ses deux amis, le râleur Prince Killian et la taquine Maribel, qui vivent sur une île dont les habitants se pensent seuls au monde. Idée répandue également par l’indéboulonnable église du Tout-Puissant, mais qui va vite être remise en question, évidemment. Le comportement espiègle et curieux de Killian conduit la fine équipe à fouiller dans les moindres recoins de l’île et à découvrir la vérité: le monde était autrefois un immense archipel, dont les composantes ont été éparpillées façon puzzle et le Sanctuaire des Mystères, lieu de la révélation de ce début d’aventure, servira de hub central pour rejoindre ces terres disséminées ça et là. A condition bien entendu de retrouver, grâce à un radar, des fragments de pierre spécifiques pour les ré-assembler, d’où le terme “Vestiges du Monde”. Plus exactement, les héros seront à chaque fois téléportés dans le passé trouble des îles perdues pour tenter de résoudre leurs problèmes et ainsi donner une chance à leur présent d’exister. Une fois le travail rempli, le monde actuel s’étoffera d’une nouvelle terre à explorer, avenir résolu de l’île secourue. Cette construction entraîne certes de nombreux allers-retours qui cassent le rythme de l’aventure, mais elle a également le mérite d’offrir un cadre clair et des repères.

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Comme dans tout bon Dragon Quest, cet épisode fait le choix d’une narration alternant entre drames intimes et particuliers des petites gens d’une part, et sort de l’univers menacé par l’émergence d’un grand seigneur du Mal d’autre part. L’aventure se teinte donc de touches mélancoliques, nostalgiques, familiales et sociales très fortes. Un village va par exemple avoir le malheur de voir ses habitants changés en pierre, un autre ses femmes kidnappées, ou encore ses animaux transformés en humains et vice versa. A chaque fois, les enjeux humains sont poignants et touchants, peut-être même plus que dans un autre épisode de la série. Et même si cette version 3DS a bénéficié de modifications d’écriture, et donc de quelques nouveaux événements voire d’origines des personnages, les dialogues demeurent tranchants d’humour (un village va d’ailleurs intégrer des mots allemands, un autre de l’italien) et la trame générale est cette immense aventure (80h environ) très tournée vers la mer et qui reste celle d’enfants qui rêvent d’évasion et de plus grand, portés par l’envie de découvrir et d’aider leur prochain. L’ambiance est évidemment également servie par les travaux d’Akira Toriyama et de Koichi Sugiyama, respectivement au chara design et à la musique, artistes égaux à eux-mêmes, c’est-à-dire excellents.

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  1. […] il faut en parler. On a déjà donné raison à ces dires par le passé, avec Grim Fandango ou Dragon Quest VII et VIII plus récemment. Alors, vous nous permettrez d’évoquer tout autant l’essence du Wonder […]

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