Everspace, dans l’espace, personne ne vous entend tirer

0

Petit rejeton de Rockfish Game, présenté comme un « rogue-like indé », Everspace est un jeu d’exploration spatiale laissant une belle place au dogfight.  Science-fiction, gros lasers et magnifiques paysages galactiques : tout y est pour nous faire atteindre l’orgasme à la vitesse de la lumière. Voici un petit débrief de la mission Everspace, qui rappelons-le est en accès anticipé sur Steam !

C’est parti !

Votre carrosse au début du jeu

Premier écran, sélection du vaisseau : 3 engins au choix, dont un seul déverrouillé, un arbre d’évolution avec des améliorations à débloquer et des points de crédit à zéro, en bref, pas beaucoup de choix à part décoller. Le design du vaisseau de départ est plutôt sympa. Allons-y ! L’histoire ? Hmmm… C’est assez flou : vous incarnez pilote de la flotte coloniale, chargé d’effectuer une « run », à savoir un parcours ponctué de sauts interstellaires vous emmenant à d’une zone à un autre jusqu’à une destination finale. Chacune de ces zones est une sorte de niveau à explorer où l’on peut y trouver des ressources à collecter, composants, alliés, ennemis, ou upgrades. Ces vastes espaces regorgent de cachettes et de dangers, et sont assez variés. On se balade ainsi entre des champs d’astéroïdes, des orages interstellaires, des cimetières de vaisseaux, ou des stations de forage minier coloniales.

Itinéraires et sauts à la sauce FTL

Le Game play rappelle vraiment FTL (Faster Than Light). Je dirais même qu’il en reprend carrément les bases, d’où cette impression de plagiat que l’on peut ressentir au début. Mais après plusieurs heures, ce sentiment s’efface peu à peu : Everspace est un vrai jeu, avec une identité qui lui est propre. Pour sortir d’une zone, il suffit de « jumper », à savoir viser le vortex de sortie, pour rejoindre la carte interstellaire, où l’on vous propose plusieurs itinéraires possibles. Certaines de ces routes sont plus dangereuses que d’autres, avec à la clé de meilleures chances d’obtenir des ressources.Le jeu se découpe en secteur, et chaque secteur est composé d’environ 4 zones, et de 2 à 3 itinéraires.A chaque mort, on effectue une nouvelle « run », avec un nouveau pilote. Et c’est une des mécaniques principales du jeu : le Die & Retry. A chaque nouvel essai, on améliore son vaisseau, et avance un peu plus loin dans l’exploration. En somme, vous avancez dans la souffrance.

Vaisseau avec vue

Wouaaaah mais c'est de toute beauté !

Wouaaaah mais c’est de toute beauté !

Premier constat : c’est BEAU. Les paysages sont très magnifiquement réussis, on s’en prend vraiment plein la vue, et c’est un vrai plaisir de fouiner entre les épaves et les roches à la recherche de trésors.

Le travail de level design est très inspiré des plus grands films de science-fiction, avec des vues planétaires ou nébuleuses colossales, renforçant le sentiment d’être tout petit au milieu d’un univers infini.  Le jeu a sa petite identité bien à lui, qui se veut plutôt réaliste. L’ambiance sonore est très discrète. Il n’y a pas de musique dans le jeu, sauf pendant les phases de combat. Les sons sont surtout ceux du vaisseau et de l’environnement : une belle place est laissée au silence, pour souligner le calme de l’espace. Et ça marche plutôt bien, car outre la dimension réaliste, on se concentre plus sur l’aspect visuel du jeu, point fort du soft.

HIVE Five

Votre Chewie est là pendant les combats

Votre Chewie vous assiste pendant les combats

Vous n’êtes pas seul dans cette aventure ! Vous avez un compagnon : l’intelligence Artificielle de votre vaisseau, appelé HIVE acronyme d’Human Interface Virtual Entity. Conçue pour s’adapter à son pilote, elle est chargée de vous guider et vous prodiguer de bons conseils. Dans les faits, elle est votre Captain Obvious : il n’empêche que ça apporte une dimension tout à fait sympathique au jeu !

En effet, quel univers de SF n’a pas son emblématique I.A ? Elle ajoute un fil conducteur à chaque nouvelle tentative : comme dit plus tôt, l’aspect Die & Retry du jeu empêche une évolution strictement linéaire dans l’histoire, et ne permet pas vraiment de s’attacher au protagoniste.
C’est une composante du jeu avec laquelle j’ai du mal, même si je comprends qu’elle est à la fois pratique et obligatoire dans un rogue-like. Au final, le fait de retrouver notre ami à chaque nouvelle run permet d’atténuer ce sentiment de reprendre totalement de zéro.

Ca fait toujours mal la première fois

Passage obligatoire à la Station service pour la pause pipi

Passage obligatoire à la Station service pour la pause pipi

La simulation spatiale est un de mes genres de jeu préférés : fan de SF, je me faisais une joie de tester le soft, et surtout de mettre à profit mes skills de pilote de Starfighter ! Dans les faits, ça ne s’est pas passé comme prévu.

Déjà, je recommande d’y jouer avec la combinaison clavier / souris comme un bon vieux FPS. A la manette, on peut diriger le vaisseau comme il faut, mais les combats sont ingérables car il est impossible de viser précisément. Je n’ai pas testé le combo joystick / clavier, mais je pense que c’est le même combat.
Le jeu est assez dur au début, notamment à cause de la nullité de votre vaisseau. Sans upgrades, vous ne ferez pas long feu, à moins de fuir comme un lâche dans chaque zone (et encore, il y a un cooldown avant de passer à la zone suivante et les ennemis vous tombent dessus assez vite).

J'adore quand un plan se déroule sans accroc

J’adore quand un plan se déroule sans accroc

En résumé, les premières heures de jeu sont très énervantes. Les runs sont ultra courtes, on se fait poutrer par des vieux drones, et on fuit face aux chasseurs ennemis parce qu’on sait qu’on a aucune chance. Dans certains cas je suis même mort dans la première zone.
Mais si on tient le coup, après 5 ou 6 heures de jeu, les runs se font plus longues, les ennemis moins hard, et le vrai plaisir de jeu commence !

Vers l’infini et au-delà

Bel exemple d’un environnement réussi

Une fois passées ces premières heures de souffrance, Everspace se dévoile petit à petit, vous dévoilant des informations sur son background, ses factions et ses personnages au fil de l’exploration, et laissant l’impression qu’il vous faudra de longues heures pour percer tous les secrets de cet univers. Chaque run est l’occasion de découvrir un nouvel élément ou lieu énigmatique, constituant une source de motivation à continuer le jeu, et à répéter les runs encore et encore.

Reste à espérer qu’Everspace s’étoffera au fur à mesure des mises à jours, avec plus de vaisseaux et d’environnements à explorer.

En résumé

Everspace est une découverte tout à fait sympathique et semble proposer bien plus de contenu qu’il n’y parait au prime abord. Sa réalisation est digne des plus grosses productions du moment, et il dépasse largement le cadre des jeux indé que l’on trouve actuellement sur le marché. L’équilibre combat / exploration est plutôt réussi, et les environnements sont tout simplement magnifiques.

Si son fonctionnement est clair et intuitif, sa difficulté au début pourra en rebuter certains. Mais s’il vous plait : prenez le temps de parcourir le jeu, et laissez-vous embarquer par son univers et vous ne verrez pas les heures passer !

 

Informations sur le jeu

Plateformes : PC

Genres : Action, Aventure, Roguelike 

Développeurs : ROCKFISH Games

Éditeurs : ROCKFISH Games

Date de sortie : 14 sept 2016

 

Partagez l'article !

A propos de l'auteur

Photo du profil de Apou

Jouez ! C'est bien.

Laisser un commentaire