For Honour, le test de la testo

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Alors que la saison 2 a démarré depuis quelques jours, c’est l’occasion pour moi de revenir sur la trépidante saison 1 de For Honour, dernier succès d’Ubisoft. Entre avis dithyrambiques et critiques des joueurs, ce jeu a bien fait parler de lui. Préparez-vous à entrer dans la bataille opposant Chevaliers, Vikings et Samouraï… Vous avez dit bourrin ? Détrompez-vous !

1/ Un mini scénario pour un jeu énorme

Comment ces 3 factions, Chevaliers, Vikings et Samouraï se sont retrouvées à se taper sur le casque ? Alors, le jeu est très simple à ce sujet : OSEF. Il est évoqué un cataclysme détruisant les continents et rapprochant les 3 royaumes les uns des autres, mais peu importe, la Guerre s’est immiscée depuis des générations et des générations, pour toujours plus de violence.

C’est ce qui nous est narré lors de la magnifique introduction du jeu, qui met instantanément dans l’ambiance. Et c’est là l’un des gros points forts du jeu : on est immergé tout de suite, la prise en main est facile, les tutos très bien pensés. Mais ne vous y trompez pas, s’il vous faudra 10 min pour intégrer les mécaniques de bases, For Honour est un jeu très technique qui demande beaucoup de temps avant de maîtriser le gameplay et surtout, maîtriser le personnage choisi.

Il y a 12 personnages jouables (2 supplémentaires depuis la saison 2), se divisant en 3 factions, soit 4 personnages par faction. Il vous sera demandé de choisir votre faction et vous ne pourrez pas la quitter avant la fin de la saison, en échange d’un malus.

Ces 3 factions, les Samurais, les Vikings et les Chevaliers, se disputent une guerre de fond sans merci, la guerre de territoire, gagnant ou perdant de nouvelles régions au fil des victoires ou défaites des joueurs : la saison est divisée en 4 manches, et à chaque victoire de manche, des bonus et équipements sont attribués aux vainqueurs.

Pour en revenir au jeu, vous pourrez prendre en main plusieurs types de personnages, les « héros ». Très différents les uns des autres, ils ont un gameplay bien à eux : léger ou plus lourd, rapide ou lent, le choix dépendra de votre style de jeu, certains seront plus faciles que d’autres à prendre en main. Qu’on se le dise, tous les persos sont MEGA-STYLÉS : il faut féliciter Ubisoft pour ce (blow) job de chara-design proche de la perfection.

Kensei For Honour Le serpent retrogamer

Difficile de faire plus styley

Vous voulez une mise en bouche ? Voici une petite liste de nos héros :

Pour les Chevaliers
– la Sentinelle, guerrier en armure puissant et rapide, maniant une épée à 2 mains, c’est le chevalier par excellence
– Le Fléau, ancien prisonnier ayant atteint le rang d’élite, équipé d’un bouclier et armé d’un fléau (comme son nom l’indique). Il est lent mais possède une défense à toute épreuve
– Le Paladin, tout droit sorti d’Assassin Creed, cette guerrière vive et mortelle est légère et rapide. Armée de 2 lames enduites d’un poison mortel, elle peut être redoutablement efficace.
– L’Emissaire, colosse en armure lourde, équipé une imposante hallebarde, est le garant de la justice. Lourd et puissant, il peut repousser l’assaut de plusieurs guerriers.

Pour les Vikings
– Le Hersir, guerrier Viking par excellence, cette montagne de muscle manie une lourde hache à 2 mains et ne s’embarrasse pas avec une armure. Très puissant, c’est un adversaire à redouter.
– Le Jarl, noble équipé d’un lourd bouclier et d’une épée courte possède une défense à toute épreuve. Il compense sa lenteur par un style de combat simple et brutal, avec de violents contres.
– Le Berserker, guerrier léger armé de 2 haches, rapide et violent. Il peut enchaîner de nombreuses attaques et peut rapidement installer son style de combat.
– La Valkyrie, combattante hors-pair maniant la lance à la perfection, équipée d’un bouclier léger. Malgré le fait que ce soit une femme, elle possède une musculature imposante. Elle est à la fois rapide et puissante, avec de enchaînements redoutables.

Pour les Samouraïs
– Le Kensei, défenseur du Bushido, il est équipé d’une lourde armure et d’un Nodachi, katana long à deux mains. Très technique mais très puissant, il représente l’élégance et la force.
– Le Shugoki, personnage le plus lourd et le plus imposant de tous, il possède une force surhumaine pour manier sa très lourde massue en acier clouté, le Kanabo.
– L’Orochi, assassin armé d’un katana et équipé d’une armure légère, il est rapide et meurtrier. Ses coups sont meurtriers, tous comme ses enchaînements.
– La Nobushi, élégante guerrière équipée d’une Naginata, longue lance à la lame affûtée, possédant une portée importante. Elle est rapide, et possède un puissant poison sur son arme, qu’elle manie à la perfection.

Du côté de l’équilibrage, c’est un peu limite par moment. Certains héros sont clairement favorisés (notamment l’Orochi ou la Sentinelle) mais Ubisoft a fait pas mal d’efforts de ce côté-là, espérons que la saison 2 soit plus équilibrée. La saison 2 a vu apparaître des nouveaux héros. Pour l’instant 2 nouveaux personnages ont été dévoilés : du côté des Chevaliers, le Centurion, lourd et agressif, et pour les Samouraïs, le Shinobi, très léger avec de nombreux enchaînements.

Des personnages à se raidir le glaive

Si le jeu peut paraître très bourrin à première vue, son gameplay est très technique, et le jeu a été clairement pensé pour être joué à la manette. En tant que joueur PC invétéré, j’ai vite troqué ma souris pour un gamepad.
Les combats sont d’une rare intensité : une seconde d’inattention et c’est le décès assuré ! Lors d’un duel on alterne les phases d’attaque, de défense et de contre.
Niveau défense, il existe plusieurs gardes, gauche, droite ou haute, qui correspondent à la position de son arme. Si l’adversaire frappe à gauche, la garde doit être à gauche pour bloquer le coup. Avec le bon timing, on peut même effectuer une parade en frappant en même temps.
Côté attaque, on peut effectuer une frappe faible, rapide, ou forte, plus lente, associées elles aussi aux gardes (gauche, haute et droite). Ajoutez à cela les brise-gardes qui permettent de créer une faille (et qui peuvent être contrées) les enchaînements, les feintes et les déplacements… Et vous voilà avec un jeu bigrement intéressant.

Outre la barre de vie, il y une jauge cruciale sur laquelle vous devez toujours avoir un œil : l’endurance. L’endurance permet d’effectuer tous les panels d’attaques : sans elle, vous ne ferez pas long feu. Tout les coups portés dans le vide ou les attaques trop gourmandes en stamina sont donc à éviter, sous peine de vous voir contraint de reculer pour laisser votre jauge remonter .

Vous pouvez également effectuer des instant-kills depuis un point en hauteur avec une attaque sautée, ou en poussant votre adversaire dans le vide : il est tout aussi important de prendre en compte l’environnement lors d’un combat.
Pour finir un combat en beauté, il est possible de placer des exécutions, qui sont des sortes de fatalities. Outre la violence jouissive et l’humiliation qui en découle (décapitation, brisage de nuque, égorgement…), un adversaire exécuté ne peut pas être ranimé par ses compagnons, et dans certains modes de jeu, il y a un malus de temps de réapparition.

Enfin, il y a une barre de rage se remplissant à chaque blessure ou chaque coup paré : une fois pleine, vous pourrez activer le mode « vengeance », qui ajoute un bouclier supplémentaire, une jauge d’endurance infinie et permet d’effectuer des parades automatiquement pendant une durée limitée.
Il est possible d’augmenter la durée de la vengeance, ainsi que remplir la barre plus vite grâce à des équipements.

Comme vous l’aurez compris, la mécanique de combat est un des plus lourds atouts de For Honour : malgré sa profondeur et sa complexité il est simple de la prendre en main au début.

Voyons maintenant les modes de jeux : Duel (1 vs 1), Rixe (2 vs 2), Elimination, Escarmouche et Dominion (4 vs 4 avec mobs pour les 2 dernières), ainsi que la campagne solo, plutôt réussie.

Le Chevalier, bon personnage pour se faire (casser) les dents

2/ Les modes de jeux et quêtes

Les modes de jeu Multi
Plusieurs modes de jeux vous seront proposés, qui se différencient principalement par le nombre de joueurs dans la partie.
Ils sont divisés en 3 : Duel et Rixe, Match à mort et Dominion.

Dans le premier on trouve donc les 2 premiers modes de jeux, le Duel, à un contre un, et la Rixe, à 2 contre 2. Les parties se remportent en 3 manches gagnantes et le niveau d’équipement n’est pas pris en compte : c’est donc la skill qui fera la différence, permettant une certaine égalité. En revanche, on ne peut pas savoir quel personnage est joué en face, le match-up peut donc être difficile.
Le Duel est sûrement mode de jeu est le plus « honorable » et permet de tester en profondeur le gameplay. Il est même possible d’opter pour une map où il n’y a pas de chutes dans le vide possible, pour enlever toute victoire trop facile (et sans honneur) et les joueurs n’utilisent généralement pas leur barre de vengeance.
Il est possible de faire des duels contre l’ordinateur, qui permettent aussi de gagner de l’XP : c’est un bon moyen pour un débutant de progresser en douceur et de se faire les dents avant d’attaquer le pur multijoueur.
La Rixe est un double duel, où les opposants  s’affrontent simultanément, souvent à deux endroits différents de la carte. Lorsque l’un des joueurs a tué son adversaire, il peut donc aller attaquer l’autre, le but d’une équipe étant  de tuer tous ses adversaires. Il également possible de ranimer son compagnon s’il n’a pas été exécuté.
La plupart du temps, les joueurs font preuve d’Honneur, et lorsque l’on remporte son premier combat, on attend la fin du suivant pour éventuellement prendre la relève, on ne ranime pas son compagnon et le mode vengeance n’est pas utilisée. Mais il est possible de finir la partie en 2 vs 1, ou d’attaquer le second adversaire dans le dos pendant qu’il est occupé à combattre !

Le second mode de jeu le Match à mort, est composé de mode Elimination et Escarmouche, tous 2 des 4 contre 4.
L’Elimination est un mode assez prisé car il est basé sur le même modèle que la Rixe, mais avec 4 joueurs. En revanche, l’équipement est pris en compte, on peut donc avoir des adversaires avantagés par leur stuff. Même si globalement, le jeu tente de nous opposer à des joueurs du même niveau, avant la saison 2, l’équipement étant vraiment un facteur décisif. Heureusement, depuis les récentes mises à jour, la différence est moins flagrante, permettant des parties plus équilibrées.
L’Honneur est plus rare en Elimination, et les parties finissent souvent en gang-bang à 4 vs 1. En effet, au-delà d’un adversaire, les choses se compliquent sérieusement. Malgré tout, j’ai vu des joueurs entrer en mode BerserkGod et poutrer 4 adversaires à eux seuls… Là c’est le respect total.
Le second mode du Match à mort est l’Escarmouche. Pour résumer, c’est une boucherie.
C’est un combat à 4 contre 4 avec un petit groupe de mobs pour chaque équipe, dont le but est d’arriver à 1000 points. A chaque ennemi tué on gagne des points (50 pour un joueur, 10 pour un capitaine et 1 pour un soldat). Lorsque l’on meurt, on peut être ranimé par un co-équipier, et dans le cas contraire, on re-spawn à un endroit aléatoire après 5 à 15 secondes.
La stratégie est donc de rester groupés, car si l’on tombe seul face à 2 ou 3 joueurs, ça devient compliqué de rester en vie. Dans ce mode, pas vraiment d’Honneur, on tue à la pelle, jusqu’à la victoire !

Le dos-mignon

Le dernier mode, le Dominion, est un mode de jeu aussi sympathique que prisé. Ce 4 contre 4 vous met au cœur d’une bataille épique opposant les joueurs avec deux armées (contrôlés par l’ordinateur), au cœur d’une forteresse protégée ou à prendre, selon que vous êtes défenseur ou attaquant.
Chaque camp possède une armée, et 3 zones à conquérir : deux des zones proches des camps de chacune des équipes, et une des zones est au centre, là où les deux armées de soldats s’affrontent.
Pour prendre une zone, il suffit de rester quelques secondes sur celle-ci : à condition bien sûr qu’aucun joueur adverse ne soit présent sur cette même zone. Dans ce cas il faudra vous battre !

La première équipe arrivant à 1000 points met l’autre équipe en « déroute » : ce qui signifie qu’une fois que vous êtes mort, vous ne pouvez plus réapparaître. Et une fois les 4 joueurs adverses tués, c’est la victoire.

Des animations plutôt sympathiques vous surprendront durant le Dominion : un soldat tombant d’une tour et s’écrasant devant vous, des morceaux du château qui s’effondrent sous les tirs… Ajoutant un peu plus à l’immersion. C’est également assez jouissif de décimer des soldats par centaines en attendant l’arrivée d’un héros adverse, avec la promesse d’un duel à votre mesure.
Ce mode de jeu, bien que parfois bourrin, est quand même assez récréatif, et demande tout de même de la stratégie et de la finesse. C’est une belle opportunité de montrer l’étendue de vos skills à l’adversaire, que ça soit en campant sur une zone, ou en parcourant la map à la recherche de sang pour nourrir votre lame.

Pour les novices et les âmes sensibles, il est tout à fait possible de s’exercer à ces modes de jeu avec l’ordi : bonne nouvelle, vous gagnerez même de l’XP !
Cela reste un bon moyen de tester vos persos, notamment en enchaînant les duels, tout en faisant progresser vos héros.

Pour pimenter vos parties et booster vos gains, vous aurez des « ordres » à remplir, qui sont des quêtes, servant à gagner plus d’XP ainsi que de l’acier, essentiel pour upgrader votre équipement.
Il y a 2 types d’ordres : les ordres quotidiens, qui sont définis chaque jour par le jeu et des ordres classiques, que vous choisirez vous-même, avec une durée de vie un peu plus longue. Les quêtes vous obligeront par exemple à utiliser une certaine classe de personnage, à remporter un certain type de partie ou obtenir un score minimum.

La Campagne solo
For Honour vous propose une campagne solo, de tutoriel pendant la découverte de l’histoire du jeu. Trois chapitres vous seront proposés, correspondant à l’histoire des Chevaliers, des Vikings et des Samouraïs. La campagne est plutôt sympathique et les missions sont variées, allant de la mêlée à l’infiltration, en passant par le siège ou l’évasion.
C’est également un très bon moyen pour pénétrer l’univers du jeu, tester le gameplay et les différents héros, permettant même de gagner au passage quelques goodies pour customiser vos héros. Un autre point positif pour le jeu !

Mon fils ma bataille

3/ Personnalisez votre chouchou

Une bonne partie de votre temps sera consacrée à bichonner votre poulain : entre tenues, armes, armures ou exécutions, c’est un vrai Sim que vous aurez entre les mains !

Parlons tout d’abord des tenues : il existe bien sûr des équipements à acheter, à débloquer ou gagner. Bien que certaines tenues vous coûteront des points d’acier (tenues légendaires par exemple) la plupart peut être gagnée honnêtement. De ce côté vous pouvez équiper vos héros presque entièrement : bouclier, arme (garde, lame, pommeau), plastron, casque… Il y a de quoi faire.
De plus, vous pouvez modifier votre apparence car chacun de ces éléments peut être personnalisé : peinture, motif, gravure… Ajoutez à ceci le choix du sexe et de la couleur de peau, vous pourrez avoir un héros vraiment personnalisé, de quoi inspirer un peu de respect à vos adversaires…  Vous pourrez également personnaliser les compétences, à savoir les exécutions, les provocations ou effets, histoire d’augmenter votre charisme.

Pour être honnête, les équipements sont vraiment stylés, donnant un votre héros un look très travaillé. La liste des objets grandit au fur et à mesure des patchs, tout comme les skins, et ils ont vraiment de la gueule ma gueule.

De plus, en jouant régulièrement, vous pourrez engranger assez d’acier et de packs cadeaux pour débloquer tout un tas d’équipements. De ce côté, nul besoin de céder pour les achats in-game ou de farmer pendant des milliers d’heures façon MMO RPG.

Les temps de chargement, élus produits de l’année

4/ No Honour : le filet anti-noob

Après tous ces éloges, il est temps de se pencher sur tous les points négatifs du soft. Parce que hélas, oui, il y en a.
Parlons d’abord de l’expérience en début de jeu : malgré les efforts des développeurs pour nous préparer un minimum avant de nous jeter dans la fosse aux lions, le parcours du débutant est un véritable parcours de la douleur. Même après avoir terminé la campagne et mangé un peu multi avec IA, les premières parties sont vraiment éprouvantes : morts à la chaînes, chutes de falaises, coups par derrière, exécutions… On se fait littéralement violer, au point d’avoir envie de se trimballer avec un panneau « Yamete Sempai » en pleine Fistinière.
Ce jeu demande beaucoup de sang-froid, et on se retrouve vite à spammer les boutons de sa manette pour tenter de gagner contre des adversaires ultra-techniques (exemple : moi) : bien sûr c’est la chose à ne pas faire, on se fait exécuter illico.
D’ailleurs, le matchmaking de ce jeu m’est encore obscur. Certaines parties sont hyper déséquilibrées, et on se retrouve des fois avec 100 ou 200 niveaux d’écart entre les héros, façon school girls vs tentacles.
Cela dit, c’est tout de même assez difficile de comprendre l’algorithme : entre le niveau réel d’un joueur et le niveau de son personnage avec lequel il joue, il y a parfois un fossé. Par exemple, si je décide de jouer avec un tout nouveau héros, en sachant que j’ai 100 heures de jeu derrière moi, peut-on dire que je suis un débutant ?
La prise en main et le gameplay étant assez différents d’une classe à une autre, on peut vite de faire tuer, même en connaissant parfaitement les mécaniques de jeu. Même en étant un PGM, c’est assez facile de perdre, sans parler du niveau d’équipement qui rentre en compte dans certains modes de jeu. De plus, le jeu indique le niveau de réputation total du joueur, à savoir, l’addition du niveau de réputation de tous ses héros. En se basant uniquement là-dessus, c’est clairement insuffisant, cependant, je n’ai pas d’idées à apporter sur ce sujet.

En second lieu, parlons de « l’honneur », qui est parfois en option lors des parties : bien que ça ne soit pas une obligation, le fair-play est solidement ancré dans l’ADN du jeu. En tant que fiers guerriers, beaucoup mettent un point d’honneur à laisser les duels se poursuivre, ou à ne pas faire preuve de lâcheté. Mais malheureusement, il arrive que les parties tournent au gang-bang et on peut se faire tuer de manière ignoble sans avoir plus montrer dérouler son jeu. Comme je l’ai dit précédemment, c’est souvent rageant pour un débutant, mais aussi pour un joueur confirmé.

Pour être honnête, même si je suis globalement respectueux, il m’est arrivé plus d’une fois de faire la pute tel un troll des montagnes, je suis donc devenu tolérant à la longue. Mais est-ce que Ubisoft a un intérêt à cadrer tout cela ? Je ne pense pas : infliger l’humiliation à un adversaire et l’imaginer après s’être fait rekt violemment, reste le plaisir de l’expérience multijoueur.
« C’est le jeu ma pauv’ Lucette ! ».

Appréciez la qualité des détails… Ne vous pressez pas vous avez le temps !

5/ Uplay… U play pas

Autre TRES gros point négatif de For Honour, à mes yeux, et de loin le plus important; celui qui m’empêche de dormir la nuit, de manger mes pâtes ou de regarder des vidéos sur Dailymotion : les bugs de connexion. Ou devrais-je dire, les bugs de déconnexion.
J’ai appris que le jeu ne disposait pas de serveurs dédiés, ce sont les joueurs qui hébergent les différentes parties. Premier problème : si l’hôte quitte le jeu, la partie plante. Bien sûr, les équipes sont dissoutes et vous êtes obligés d’inviter à nouveau vos amis pour récréer un groupe, le truc hyper relou au possible.
Certaines fois, ce sont les demandes d’équipes qui ne fonctionnent pas, des d’autres messages d’erreurs qui apparaissent ou de ralentissements à répétition en pleine partie… En moyenne, c’est 1 partie sur 4 qui plante.
Bien que les problèmes sont plus rares depuis les grosses mises à jour récentes, c’est encore une plaie. Lorsque vous avez un vieux message d’erreur suivi d’une coupure soudaine après 25 min à vous battre non-stop c’est hyper rageant. D’autant plus que c’est très long de trouver une partie.

D’ailleurs, parlons du temps d’attente : Pour plus de 100h de temps de jeu, j’ai en réalité joué 45h dans une partie. Si l’on enlève le temps passé dans les menus, celui à customiser son personnage ou s’entraîner, ça laisse pas mal de temps à poireauter devant son écran en regardant des grosses barres de chargement se remplir de testostérone.

Devant le prix du jeu (60€) + le prix du season pass (40€), on attend un peu plus de la part de l’éditeur. A mes yeux, c’est le genre d’écueil qui ternit beaucoup la réputation du jeu.

2 contre 1, ça commence à être chaud pour vos fesses

6/ Une belle épopée en perspective

Malgré ces quelques défauts, ce soft commence à être bien huilé et les cadeaux des développeurs arrivent à faire oublier les quelques mauvaises expériences. Les nouveaux personnages, les nouveaux équipements, les nouvelles maps et les rééquilibrages, rendent le monde For Honour toujours plus vivant, avec pour toile de fond la guerre des factions, qui a pour mérite d’exister. Quelques événements mondiaux parsèment l’expérience de jeu, ajoutant un peu de compétition entre les joueurs. Tout cela donne envie de voir ce que l’avenir nous réserve, en espérant voir de bonnes surprises par les prochaines saisons de For Honour.

Je sais que vous attendez que ça mes coquinous : les exécutions

7/ En résumé

Trépidant, addictif, social et inépuisable, For Honour m’a tout de même mis une petite claque, révélant à la fois mes rêves d’enfant, faits de Châteaux et de Chevaliers, et mes exigences d’adulte, en m’offrant un challenge difficile mais pourtant à ma portée.

A la fois simple et complexe, ce savant mélange d’épique et de technique frise la perfection, et manque de peu la note maximale à cause des bugs, de l’équilibrage et du coût assez onéreux du season pass. La volonté de mettre l’honneur au centre du gameplay permet de transcender le simple bourrinage en une substance héroïque, où la pureté du combat s’exprime à travers le tranchant implacable de votre lame affûtée : vous êtes un héros, un guerrier, un combattant.

Un dernier conseil : choisissez une bonne manette, et prenez le temps de dompter la bête. Si vous faites preuve de patience et de persévérance, vous passerez de très bonnes heures sur ce jeu, que ce soit seul ou accompagné… En espérant que l’avenir ne nous réserve que du bon, et qu’Ubisoft continue à être à l’écoute de ses fans et de sa communauté.

Informations sur le jeu

Plateformes : PS4, One, PC

Genres : Action  |  TPS

Développeur / Éditeur : Ubisoft

Date de sortie : 14 Février 2017

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Jouez ! C'est bien.

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