La plupart des bestiaires des jeux suivent le même schéma. Une foule de péons sensés vous empêcher de rallier les quelques bras droits de plus en plus balèzes qui protègent le grand patron, le boss. Mais certains innovent et ne vous propose d’affronter QUE des boss, c’est le cas du mythique Shadow of the Colossus.

Obliger de le chatouiller à coup de flèche pour qu’il vous remarque…

Techniquement on ne peut même pas vraiment parler de boss puisqu’ici les colosses n’ont rien fait au Héros. Chacun trace sa route dans son coin et va venir se faire emmerder par un petit moustique sur son cheval sous prétexte que sa copine est mourante.

Chaque colosse possède une, deux ou trois zones vulnérables sur leur corps qui s’illumine à proximité de l’épée du héros. Si l’arc peut servir à attirer leur attention, c’est bien à coup de plantage d’épée dans ces points précis que l’issus du combat tournera en faveur du plus faible. Au nombre de 16 ces gigantesques masses de poils et de rocs ne vont pas se laisser grimper dessus comme ça.

Ici c’est sous l’eau qu’il faut se laisser entrainer… en évitant de se faire griller

Les premiers colosses n’auront comme moyen de défense que leurs « secousses » de corps pour tenter de vous faire lâcher prise, ils vous laisseront même gentiment retenter l’ascension sans trop essayer de vous écrabouiller. Mais à partir de la deuxième moitié, ça devient un peu plus ardu. Colosse volant, sous marin, épéiste ou qui balance des boules d’énergies, ce n’est plus une ballade de santé de leur monter dessus et, je dirais même plus, de les approcher. Pourtant ici on ressent l’absence de réelle bellicosité chez ces êtres qui auront tôt fait de se calmer au fur et à mesure où vous vous éloignez.

Vas y! Esquives une épée de 200m de long!!!

Finalement n’est ce pas ici le héros qu’il faudrait qualifier de Boss ? Il est le seul à chercher les ennuis face à ces divinités endormies et inoffensives (si tant est qu’on les laisse tranquilles). Il est aussi celui qui poursuit un but aussi chevaleresque qu’égoïste puisque pour sauver une personne il ne va pas hésiter à s’opposer et chercher à éliminer 16 entités sans âge. Ces colosses ont donc ce titre bancal d’ « ennemis », de « menace », d’ « obstacles »; pourtant le jeu les présente souvent de façon épique, magnifique, parfois mélancolique et parfois sombre comme l’atteste cette vidéo qui montre la mise en scène de l’approche du 16ème et dernier colosse, aussi impressionnant que merveilleusement flippant

Garr

4 réponses
  1. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    Ah, sacré Garr-nement, c’est ce qui s’appelle se faire plaisir, pouvoir parler des boss les plus épico-poétiques de l’univers vidéoludique!
    Impossible de ne pas voir ça sans larme à l’oeil…

    Répondre

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