Classique, unique mais non exempt de défauts

Long, très long, le jeu l’est certainement. Comptez pas moins de 50h voire plus pour en venir à bout au terme des 4 chapitres qui le composent. Les combats sont également très longs, nerveux mais parfois redondants il faut le dire. Certains combats manquent d’une chose que le jeu fait pourtant plutôt bien. En effet, les boss sont très coriaces. Tellement qu’on aurait aimé avoir plus de combats de ce type, nerveux et tactiques à souhait. Autre chose que le jeu aurait pu améliorer : ses quêtes annexes. Plusieurs endroits visités sur la carte sont ensuite remplacés par un magasin vendant plusieurs items utiles ou objets d’équipement mais également par une sorte de temple où vos offrandes permettent de vous octroyer divers bonus ou items. En sus de cela, diverses quêtes annexes sont disponibles mais elles se résument en général à battre divers ennemis sur une carte déjà visitée. On aurait aimé des quêtes un brin scénarisées par exemple ou nous permettant de développer les affinités entre les personnages ou nos connaissances du background de chacun. Néanmoins, elles permettent de faire un peu de levelling et de se mettre à niveau.

Choisir les bons rôles & compétences est primordial

Un aspect du jeu est cependant des plus intéressants. Les attaques de statut s’échelonnent sur deux niveaux de gravité et sont également cumulables ! Effectivement, il n’est pas rare de voir un personnage qui en plus d’être empoisonné, est paralysé, confus ou autre. Pouvoir lancer des attaques de statut à tout va avec un maximum de chances de réussite – cela dépend évidemment du niveau de l’attaque dans votre arbre de compétences – fait son petit effet. En effet, là où le jeu convainc, c’est qu’il est quasiment obligatoire de passer par des attaques de soutien, de malus ou de statut pour pouvoir s’arroger la victoire. Effectivement, il est parfois IM-possible de toucher l’ennemi si l’on n’augmente pas un minimum sa statistique de précision sachant que l’IA en abuse énormément. On peut cependant se poser des questions sur le système de gain d’expérience, l’usage d’items rapportant parfois davantage que des attaques lancées sur l’ennemi. D’ailleurs, le système vous empêche de grinder facilement si vous êtes déjà à haut niveau, l’expérience rapportée s’ajustant à votre niveau et celui de l’adversaire.

Là où God Wars se différencie de ses illustres prédécesseurs, c’est qu’il nous permet de combiner un panel impressionnant de jobs avec les capacités du job unique de chacun des personnages. Chacun d’entre eux est donc bien singulier et certaines capacités ne se retrouvent chez aucun autre combattant.

Les cutscenes animées sont de grande qualité.

Enfin, tel le voyage onirique qu’il est, God Wars nous raconte une belle histoire, l’histoire de la création du Japon sur des thèmes mélodieux et envoûtants. Le tout, doublé en Japonais ET en Anglais, renforçant l’immersion en plus des nombreux thèmes abordés : le sacrifice, l’abnégation, l’initiation, l’apprentissage, la religion et les croyances (un thème très récurrent dans le jeu vidéo asiatique, et je vous renvoie vers l’article très complet de Totof & Flbond), le mythe et le symbolisme, etc. On y évoque les mythes de figures divines du shintoïsme et du Kojiki tels qu’Izanagi, Izanami et bien d’autres.

Cependant, l’histoire est assez simplifiée, perdant d’un côté – la profondeur du scénario – ce que le jeu gagne de l’autre – une transition bien plus courte entre chaque bataille. On ne boudera cependant pas notre plaisir à nous plonger dans cet univers charmeur, d’autant plus qu’il a de vraies allures de jeu rétro, le type de jeu que l’on remet avec plaisir et nostalgie dans sa console, une vingtaine d’années plus tard.

A retenir

Arrivé sur la pointe des pieds, God Wars: Future Past a reçu un bel accueil critique. Classique certes mais pétri de qualités pour un jeu du genre, il parvient à combiner des mécaniques familières aux joueurs de T-RPG et à y agrémenter quelques ingrédients qui lui donnent un cachet unique. Enivrant mais parfois redondant, esthétique mais pas forcément technique, efficace sans être excessivement transcendant, il reste tout de même un jeu que nous conseillons à tout amateur de tactical. Etant donné le peu de jeux de ce type qui nous parviennent ici, il serait bien dommage de passer à côté de ce petit bijou de Kadokawa Games, qui apparemment, a su apprendre de ses erreurs pour mieux rebondir, et quel rebond !

ClishClash

Informations sur le jeu

Plateformes : PS4/PS Vita

Genre : Tactical RPG

Développeur/Editeur : Kadokawa Games

Date de sortie : 16 Juin 2017

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