Longtemps réservés aux consoles Sony, les jeux de rythme avec Hatsune Miku et les copains vocaloids débarquent enfin de l’autre côté du miroir : chez Nintendo. Pour fêter sa sortie à l’internationale, Sega ressort la licence Project Mirai dans une version DX qui fait office d’opus « final » en regroupant le premier et second épisode exclusivement cantonnés au Japon. Alors ? Y’a du bon à être européen quand même ?

Polly Pocket

project_mirai_dx_costumes

Des tas de costumes à débloquer. Le fan-service au top niveau.

« May c koi lé vokaloideu ? » dit le néophyte. Et bien, il s’agit d’un programme de synthèse vocale (japonais) conçu par Yamaha pour les PC ; auquel on a attribué un design et un nom pour personnifier une mascotte comme si c’était un vrai chanteur. Depuis quelques années, les musiciens en herbe ont créé des compostions musciales et des clips vidéos avec les vocaloid sur les YouTube jap’ ce qui marque le début de carrière de l’ado aux couettes bleues : Hatsune Miku. Depuis Sega s’est emparé du filon en produisant des jeux de rythme depuis 2006 sur les consoles Sony, à commencer par Project Diva : Hatsune Miku sur PSP. Mais aujourd’hui, Sega enchaîne les succès et exporte les Project Diva sur PS3/Vita/PS4 mais n’oublie pas la 3DS, histoire de s’attaquer à un autre type de public. Comme pour alimenter un mauvais cliché (Nintendo c’est pour un public enfantin blabla), on a décidé de dégrader Miku et ses compagnons avec un design chibi qui en fera surement hurler plus d’un. Toujours est-il que la série Mirai a l’avantage de se démarquer avec son style graphique basé sur les Nendroid, le fruit d’une collaboration avec Good Smile Company. Notons au passage que cette licence a changé de crèmerie côté développeur, ce qui permet de découvrir la série avec son gameplay totalement refondu. Mais ça, on y reviendra après…

project_mirai_dx_myroom

No rage de mon fistage

Bienvenue donc à Mirai Town, dans la chambre de notre favorite aux couettes bleues qui fait office de HUB central. Sur l’écran supérieur, notre Vocaloid se trémousse en 3D et n’attend qu’une gâterie interaction de votre part. Sur le coup, on pense s’être trompé de jeu et d’avoir acheté un simulateur de Sims car le jeu de rythme est peu mis en avant dans le menu. Je dois avouer qu’avant de rentrer dans le vif du jeu, je me suis perdu dans les menus par pure curiosité et comme hypnotisé par ce menu principal blindé de joujous. Car oui en effet, il y’a de quoi s’amuser un peu : on a droit à Puyo Puyo 39 (!), on peut confectionner des cartes de visites pour échanger via StreetPass, un mode AR pour faire mumuse avec les cartes de réalité augmentée (à choper sur le site de Sega), de la composition de musique et même donner à manger à son personnage (coucou le Tamagochi raté). Rah ! Et comme si ça ne suffisait pas à nous distraire, on peut sortir de son appartement pour acheter de nouveaux costumes/modules pour Miku que l’on débloquera en fonction de son score sur le jeu de rythme et faire la belle (ou le beau avec Kaito et Len) au studio de danse. Pour les Valoche en herbe, on peut également décorer la chambre par quelques babioles du style meubles, posters, un peu comme dans le mode « My Room » des Project Diva. Comme d’hab, on peut faire des infidilités à Miku et choisir 5 autres vocaloid, leur donner de l’argent de poche durement gagné en jeu principal, leur offrir des vacances dans les îles ( !). Je crois que le plus sympa, c’est qu’on peut recevoir la visite de Gumi qui vient donner des conseils sur le jeu et même des petits cadeaux bienvenus. Trop gentille la fille, tout ça n’est que machination pour obtenir des faveurs et venir squatter à l’appart les jours de cuite…

1 réponse
  1. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    Et je m’incline, cher VengeurMasquay, je m’incline^^!
    Ca reste un très, très bon rhythm game, qui ne fait ni honte à son support, ni à la série « maîtresse », mais ces petits bémols m’ont un peu gâté le plaisir, même si ça ne m’a pas empêché au final, de retenter l’aventure une fois tous les morceaux débloqués, pour parfaire certains scores ;-).
    Et proposer 2 gameplays vraiment différents et somme toute cohérents, c’est du tout bon!
    Reste que j’ai plus accroché à Theatrhythm (pourtant lui aussi permissif, mais plus précis dans sa version stylet, j’ai trouvé). Mais ça reste un vrai faux rhythm game, ce theatrhythm, contrairement Miku

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