SELECTION DE CHARLES DE SECONDAT

TOPFLOPconquistador

TOP

1. STEAM

Il y a quelques années, Steam c’était juste le programme long a lancer qui te faisait perdre 3 minutes de Counter Strike dans la salle de jeu à coté du lycée. Une vrai purge. Et a partir de 2006 c’est juste devenu le meilleur ami du joueur PC. La plupart des défauts de la plateforme ont été gommé par Valve. Mise en situation. « Dit donc José, le serveur il est bien a 192.168.1.4 ? » « Non je suis passé chez Free maintenant on est sur du 83.155.46.75 mais ouvre le port 5555 en UDP sinon tu pourra pas rejoindre » « Ok, merci, 97.733.64.98 ». Oui, je l’avoue, fut un temps ou je connaissait mieux l’adresse IP de mes amis que leur numéro de téléphone. Une liste d’ami Steam plus tard : « Je lance », « je rejoins ». De la science Fiction … Les patchs : »Je suis trop chaud pour se faire un Run de Baldur’s Gate ce soir » « ha punaise t’es en 1.3.6 ? » « je doit prendre le patch, laisse tomber il fait 70 Mo on jouera après-demain ». Oui le retrogamer PC vivait dans un monde isolé, ou les connexion étaient lentes et trouver des patchs demandait des compétences folles. Alors que la mise a jour automatique … Les Mods : « ha la vache ils ont sorti un mod qui refait les couleurs des uniformes Pictes dans Rome Total war! Must Have! » « Tu l’installes comment ? » « Tu dezippes le .exe dans le root du jeu, ensuite il faut faire la ligne de commande qu’il y’a dans le texte puis tu remplace les fichier graphique un par un en les renommant selon les occurrences de ton .ini » « ha cool, ils ont simplifié ». Maintenant, on parcours un catalogue, on clique, ça marche. Dieu Existe. Le piratage allait sois disant tuer le jeu pc, les DRM devenaient incompréhensible. Steam est venu, a offert des prix canons en échange d’un système de DRM. Un confort d’utilisation et une simplicité sans borne tout en gardant l’ADN du jeu PC. Un catalogue exigeant ou le dernier Fifa côtoie une perle indé sans interface graphique. Bref, Steam je t’aime. Et derrière, Good Old Game rend les antiquités que nous chérissions tant accessible a prix mini.Prend ça dans ta face le pseudo remake HD ! Cette génération a fait sortir le jeu pc de sa niche, venez, on est bien.

2. Expedition Conquistador

Le jeu que je n’attendais pas sur cette génération. Une petite pépite indé qui sent bon les recettes d’antan. Rpg tactique hardcore et aride au premier abord, tout s’éclaire après une dizaine d’heure de jeu. J’ai vite découvert un jeu malin dans son déroulement, et riche dans sa narration. Suffisamment pour qu’il échappe au trip rétro régressif et devienne pour moi mon jeu de 2013. Le pitch du jeu est clair, Hernan Cortes est mort et c’est a vous d’aller amener la civilisation et quelques MST de l’autre coté de l’Atlantique. Pour ce faire on sélectionne son équipe de PNJ selon leur personnalité et compétence. Ensuite on se déplace sur une modélisation en 3D Isométrique de l’Amérique du sud en gérant sa nourriture et le moral de ses hommes. Puis quand on croise d’autre personnage on discute (beaucoup) et parfois on combat. Généreux et profond, il faut passer outre les graphismes et l’absence de localisation française pour découvrir un jeu comme on en fait plus. Plutôt que d’explosion du jeu indé, je parlerais plutôt d’explosion du jeu humble sur cette gen’. Des créateurs qui pondent quelque chose sans esbroufe, en pensant a celui qui va y jouer plutôt qu’a celui qui va devoir le vendre.

3. Le Clausewitz Engine

Paradox, semillant studio Suedois spécialiste de la simulation politique/économique/militaire/sociale (Ne rayez aucune mention, elles sont toutes utiles), avait finit la génération précédente sur un Europa Universalis 2 de haute volée. Et puis patatra, arrive un Europa Universalis 3 très moyen et un Heart of Iron 2 raté. Le jeu de grande stratégie pleurait des larmes de sang, et moi avec. Et puis, comme au meilleur temps de Operational art of War le moteur a été décliné, Victoria II qui permet de gérer un pays au temps de l’ère industrielle a été plus lisible que jamais dans ses mécaniques, Crusader King 2 a rendu la gestion d’une dynastie au moyen age fascinante, une extension de Heart of Iron II vous fait vivre la seconde guerre mondiale comme jamais. Bref on s’est gavé. Et cette année, l’apothéose. Europa Universalis 4 est le plus sexy des jeu de stratégie auquel j’ai pus m’essayer. Plus accessible, logique, historique (Sans être dirigiste) et stable en multijoueur. Le symbole que malgré un monde du PC envahit par les console (Coucou Fallout 3 et Oblivion) certains studios ne se laisse pas aller a la « casualisation » bête et méchante, mais s’ouvrent vers le public sans sacrifier leur ambitions. Gérer des siècles d’histoire n’est plus un combat contre une interface mal fichue ou des mécanismes mal pensés. Il y’a quelques années, jamais je n’aurais conseillé de se lancer dans ce type de jeu. Trop punitifs et ardus a maitriser avant de prendre du plaisir. Aujourd’hui j’ai juste envie de répandre la bonne nouvelle, tel un saint Paul des graphiques économiques et du calcul politique. Si vous avez toujours rêvé de dire « Allez les gars je reforme mon économie pendant 10 heures et après on va voir qui domine le commerce des épices » lancez vous, c’est maintenant a la porté de tous. Sachant que le Clausewitz vous permet de brasser l’histoire du XIème siècle jusqu’à 1960, avec a chaque fois des mécaniques différentes on a l’embarras du choix. Et choisir, c’est déjà prendre du plaisir.

FLOP

1. Dragon Age Origin

Le plus gros plantage de la génération pour moi. Annoncé comme le successeur de Baldur’s Gate par Bioware, il échoue sur tout les points. Graphiquement sans originalité et avec un système de combat mal pensé et bancal (L’Advanced Dungeon and Dragon avait l’avantage de son inconvénient, il était très carré). Sur PC, malgré la possibilité de la caméra isométrique on n’est pas dupe du fait que le jeu a été pensé pour les consoles aussi. Et ça donne un jeu sans saveur qui a le cul entre deux chaises. Pas assez simple pour se laisser simplement porter par l’histoire (plutôt de bonne facture) et pas assez riche pour se torturer pendant des heures. Un jeu sur lequel je me suis précipité a sa sortie tant l’attente était forte, depuis je me méfie des articles de presses qui encensent un jeu, des interviews trop flatteuses … Le jeu qui m’a fait perdre mon innocence, ça compte quand même. Heureusement que la saga Mass Effect a été une vrai réussite derrière je veut finir sur une note positive sur Bioware malgré la suite de Dragon Age …

2. Call Of Duty Modern Warfare 2

Le début de la fin. Je crois que tout a été dit sur cette saga (plutôt sur celle est devenu et incarne). Une simulation de paint ball assez nauséabonde dans son propos et qui occulte tout ce que le genre peut apporter dans la narration. Le film porno fait jeu vidéo. On a envie de passer les scène de dialogue pour voir de l’action exagérée et déconnecté de la réalité. Et a coté vous avez Spec Ops : The Line et Red Orchestra 2, matures et simulant de manière crédible ce qui vous passe par la tête quand vous avez un fusil dans les mains. Je pourrait en parler des heures mais est ce que ça vaut bien la peine ? On ne tire pas sur une ambulance, pourtant Activision le fait tout les ans au bazooka en ne ratant aucun cliché.

3. World of Warcraft

Le MMORPG c’était bien avant, je suis un vieux con pour le coup mais avouez que la Quatrième Prophétie ça avait une autre ambition que de coller le joueur devant son écran pour qu’il passe tout les mois a la caisse. World of Warcraft a surtout tué dans l’œuf toutes tentatives de dépoussiérer le genre tant son hégémonie est totale. Des années de clone sans saveur qui n’avaient que leur univers a nous vendre (le seigneur des anneaux, Conan, Star Wars). WoW est pervers car il ne s’agit pas d’un mauvais jeu a la base, mais rien a faire je l’aime pas. J’ai toujours eu envie de retrouver les sensations des premiers MMO mais Blizzard a tué le genre en ne gardant du RPG que le loot et les feuilles de stats (Et encore …). Pour moi c’est un gros flop parce qu’il m’a dégouté. Du MMO, de Blizzard, de la nature humaine. J’ai même arrête de croire au père Noël a cause de lui. World of Warcraft c’est le mec qui avait l’air sympa au départ, mais en fait c’est un vrai salopard et il vous pique tous les potes que vous lui avait présenté. En plus il touche a la fille que vous aviez toujours convoité (Si, la petite assise devant, elle était pour vous et bim après deux vodka caramel il la galoche devant tout le monde). Et après ça, vous avez plus aucune envie d’y toucher. Salaud.

7 réponses
  1. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    Allez, j’en profite histoire de lacher quelque chose que j’ai sur le coeur concernant Assassin’s Creed, le jeu qui divise (vite fait) les rangs de LSR :
    même si la série se vautre à une vitesse impressionnante dans la redite sans qualité,
    même si chaque jeu n’étant rien de plus qu’un remake/add-on annuel du précédent (on se croirait dans un MMO…),
    même si je ne supporte pas la fausse classe d’Ezio,
    même si les modélisations du second épisode sont d’une laideur affligeante (je suis allé me laver les yeux au savon après avoir relancé par erreur AC2)
    même si la technique du « je m’assois sur un banc » fait vraiment pitié et manque de l’humour qui caractérisait le carton de Snake,
    et même si le scénario séduisant sur fond de conspiration (en soi plutôt excitant a priori) a été dilué jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un café ralongé à la pisse d’âne,
    il ne faut quand même pas oublier quelques points :
    – AC premier du nom a été d’une part le premier à proposer une foule en mouvement avec collision et « réactions ». Même si c’était finalement pas assez bien fichu pour faire illusion, au moment de sa sortie, je crois (sans y mettre ma main à couper) que c’était une première à cette échelle-là.
    – AC a réussi à proposer des sensations que seul Prince of Persia (Sables Oubliés) avait effleuré jusqu’alors, et à donner même par moment un semblant de vertige. Sauter de toits en toits en se laissant porter par un moteur physique permissif qui donnait vraiment le sentiment de n’avoir aucune limite. Une sorte de God of War de l’agilité, pour caricaturer.

    Bref, AC n’était pas à la hauteur de ses ambitions démesurée, mais a été, un temps seulement peut-être mais ça compte quand même, le porte étendard des capacités de sa génération de consoles, une ouverture vers ce qu’auraient pu proposer les jeux d’avenir en terme de qualité plastique, rêve que même Ubi ne réalisera finalement jamais, en tout cas pas sur cette génération de consoles.
    un jeu dont on revient, mais que je lançais parfois juste pour me balader en ville en sautant comme un diable (en cage, au final, mais qu’importe).
    C’est simplement, ni plus, mais certainement pas moins non plus, une sorte de Prince of Persia (celui de l’époque Amiga) pour cette génération de console.
    Voilà, il fallait que ce soit dit.
    Cela ne m’empêche pas de pisser à gros jets sur AC 2 et toutes ses suites et de un shampoing au vomi à Ezio.

    • Bloodevil
      Bloodevil dit :

      Personnellement j’ai jamais aimé les sagas Ubisoft.
      Jolies, bien huilées, gameplay sympa, bonnes notes tout ça, mais il y a un truc que je ne retrouve jamais en elles : l’âme. Ou la personnalité, le modjo quoi.
      Ou du moins le peu de jeux qui en ont, ils lui pompent sa personnalité à travers des suites qui vont peu à peu diluer son caractère.
      Sa passe par la narration, la direction artistique, l’envie ou je ne sais quoi… Mais à chaque fois j’ai l’impression de me retrouver avec des blockbusters bien foutus mais sans passion. Comme un manque de vision d’auteur, on sent bien trop le gros cahier des charges derrière tout ça.
      J’attends Wacth Dogs pour me faire mentir, mais de ce que j’en ai vu j’ai du mal à le considérer autrement qu’un GTA sans ce que j’aime dans GTA.
      ‘Fin bref coup de gueule gentillet, ça m’empêche pas d’acheter leurs jeux ^^.

      Sinon les gars super article je vous kiffe, toma tu dois être mon jumeau (maléfique bien-sûr), Jean j’adore j’ai envie de découvrir plein de jeux grâce à toi, Cristophe et Yannou tel le yin et le yang avec MGS4 (moi-même je sais pas quoi en penser xD), Franz ton top/flop surprenant mais super intéressant (et +1 pour Limbo ^^), Victor pour ta justesse de toujours, Luc pour son écriture bien classe et tout le reste.
      Merci pour cette année en tout cas !

        • Toma Überwenig
          Toma Überwenig dit :

          Alors soit j’ai perdu le mail du chef (et vu le nombre d’heures (oui, heures au pluriel!) passé à écumer ma boite, ce serait étrange) soit, en bon lascar, le chef ne me l’a pas envoyé, ce qui explique le machiavélique « non, mais t’inquiète, toma, si tu trouves pas mon top, t’embête pas, publie-le comme ça, c’est pas grave *sanglot*, non, vraiment, t’inquiète… » que j’ai reçu suite à mon aveu d’impuissance.

          (et oui, Bloodevil, communion d’esprit +99^^!!!)

  2. Totof
    Totof dit :

    Ah enfin, merci Toma ! Je rejoins bien évidemment Franz en général et en particulier sur Limbo qui est une souffrance, et je me réjouis de voir que je ne suis pas le seul à penser du mal de la saga AC.

    • Toma Überwenig
      Toma Überwenig dit :

      De rien Totof, tu connais l’adage, « mieux vaut tard qu’encore plus tard » (et tu recevras probablement la semaine prochaine une nouvelle illustration de cet adage, que je risque d’ériger en épitaphe, à la longue…).
      Je me retrouve avec AC dans une position trouble : d’un coté, je rejoins de bon coeur le camp des AC-haters, pour les raisons mentionnées plus haut, et le principe mécaniste sans âme de la série dénoncé maintes fois dans ce top/flop, mais sans oublier qu’à l’époque où l’open world n’était pas encore la norme stricte imposée ad nauseum (apprend le latin avec tomus uberwenigum), où l’on n’avait pas encore Red Dead Redemption pour nous éblouir avec les étendues sauvages au soleil couchant, où courir sur les toits était vraiment une sensation libératrice et nouvelle, quand bien même ces toits ressemblassent à des constructions lego nivelées uniformément, et bien AC premier du nom offrait quelque chose d’audacieux, de nouveau, d’enivrant, malgré toutes les promesses tenues qu’à moitié.
      Mais dès le second épisode, le ton est donné : augmentation du nombre d’heures de jeu de façon artificielle via des quêtes annexes qui n’influent en rien sur le déroulement de l’histoire, recyclage des mêmes erreurs, aucune capacité de remise en question, application à la lettre de la technique « Lost » pour ne pas faire évoluer le scénario et ralonger la sauce de cette « trilogie » jusqu’à ce qu’on n’en ait plus rien à foutre du tout.

      Enfin, dommage, quoi!

  3. Flbond
    Flbond dit :

    J’arrive un peu après la bataille, mais je vois de très beaux tops/flops là. Je pensais ne pas être d’accord à 100 % avec certains mais même les argumentaires me vont, avec une préférence pour celui de Totof avec qui je partage beaucoup.

    Merci Toma.

Les commentaires sont désactivés.