SELECTION DE FLBOND

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TOP

1. Epic Mickey (Wii)

Honnêtement, la console sur laquelle j’ai passé le plus de temps est la Wii. Et parmi les rares jeux originaux, Epic Mickey est une pure merveille. Quand j’ai vu au départ que Warren Spector (Deus Ex) voulait bosser sur une version Steampunk de l’univers de Disney, j’ai été plus que perplexe. Mais le charme a agit sur moi. Les direction artistique est magnifique sur ce titre, avec des univers détruits par Mickey, des musiques glauques ou mélancoliques,… Je me souviens encore de l’affrontement avec le carillon sur l’air de It’s A Small World pour dépressifs, c’était grisant. On retrouve Donald ou Dingo en robots en miettes, Walt Disney et le personnage très ancien d’Oswald. Ce que j’ai également adoré, c’est la transition entre les parties du monde de la Désolation avec un hommage aux dessins animés mettant en scène la série. Une replongée en enfance et une aventure épique me font sans hésiter considérer Epic Mickey comme le jeu de la génération.

2. Super Mario Galaxy 2 (Wii)

Mario était, est et restera le maître de la plateforme, quoi il faut en dire plus ? Le premier épisode dans l’espace était très sympa, mais restait trop dans un copié collé de ce qui avait fait le succès de Mario 64, avec des mondes de 7 « étoiles » chacun (Sunshine n’existe pas). Pour la suite, on repart sur un découpage en niveaux uniques et c’est largement plus astucieux. Et ces « stages » ont été pour moi tous ou presque des exemples de level design pour bon nombre de développeurs. C’est d’ailleurs l’un des rares exemples où j’ai été face à du pur fun, contrairement à un Sonic où il faut faire un hommage pour avoir un bon jeu. Seule déception, il est trop court. En même temps après des nuits entière sur la console, c’est normal.

3. Heavy Rain (PS3)

J’ai hurlé pas mal de fois contre la génération qui se termine, la trouvant totalement insipide. La course à celui qui aura les meilleurs poils de menton en HD m’énerve totalement. Et pourtant, j’ai adoré Heavy Rain. Assez vite j’ai fait l’aventure avec une autre personne, et suivre ce thriller a été passionnant. Ok, ce n’est pas un jeu a proprement parler et les commandes sont moins compliquées que Pong mais l’intérêt est ailleurs. Chaque personne avec qui j’ai fait l’aventure à choisi sa voie, risqué la vie de ses héros ou non, laissé filé ou tué le tueur,… On se retrouve face à un énorme bouquin dont vous êtes le héros et pour peu qu’on accroche au scénario on s’investit à fond pour libérer ceux qu’on aime. Un très bon titre sur la Playstation 3 qui met le graphisme HD au service d’une véritable expérience.

FLOP

1. Soulcalibur IV (PS3, Xbox 360)

De la même manière qu’un Street Fighter IV ou un Ultimate Marvel Vs Capcom 3, ce jeu est une énorme déception. Il a contribué à un tournant dans les jeux de combats. Il n’y a plus d’histoire, plus d’origines de personnages travaillées, plus de modes “offline” intéressant, aucun contenu et tout se concentre sur le online. La frustration est énorme quand le troisième épisode offre un contenu gigantesque tandis que Soul Calibur IV permet de personnaliser son avatar pour…rien du tout. Et  même le mode online est raté, délaissant purement les néophytes. Le « skill » se résume à un enchaînement mathématique de combos, la victoire revenant à celui qui ne s’endort pas. Le jeu de combat est devenu pour beaucoup de jeux un délire d’élitistes, laissant de côté le plaisir de jeu. Heureusement tout n’est pas perdu grâce à Mortal Kombat par exemple, combinant fun/contenu/tehnique et modes de jeux. Grosse déception.

2. Limbo (XBLA)

La meilleure chose que la septième génération ait apportée, c’est une popularité grandissante de la scène indépendante. Des petits développeurs se sont donc lancés dans l’aventure avec d’excellents résultats. Mais beaucoup de jeux « concepts creux » ont fait également leur arrivée : Limbo en fait partie. Ce jeu de plate-forme est d’un vide énorme. J’avance, je me mange un piège et je recommence. Au bout de dix fois j’avance millimètre par millimètre, non pas par plaisir, mais par envie d’en finir au plus vite. Heureusement le jeu est très court. Le pire reste l’argument chronique pour ce genre de jeu : « C’est conceptuel ». Non, je m’ennuie ferme, le personnage n’est pas attachant, les contrôles sont infâmes et l’aventure ressemble à un téléfilm Roumain. Le prix trop élevé à la sortie ne jouait également pas en sa faveur. Un bon jeu sûrement pour Télérama ou les Inrocks, pas pour moi.

3. Fables 2 (Xbox 360)

Comme Metal Gear Solid 4 ou Duke Nukem Forever, j’ai attendu beaucoup de la suite d’une excellente aventure sur PC/Xbox. En fait, j’ai eu plus l’impression d’une copie partielle de ce qui avait marché avec de nouveaux éléments (bancals) pour plaire aux nouveaux joueurs. Dans un premier temps, l’aventure est plutôt sympa et je fais toutes les métiers de la première ville, me mariant et achetant tout sur place. Je fais quelques quêtes dans les terres et me rend compte qu’elles se ressemblent toutes. Mais la plus grosse surprise intervient quand je veux quitter la ville par le nord : Il est « impossible » de continuer la quête principale. Un bug a fait disparaître le personnage que je devais rencontrer, cassant mes 3 heures de récolte d’argent. J’ai donc abandonné un jeu fadasse codé par les pieds et mettant à mal une saga plutôt intéressante. Il faudra qu’un jour je me décide à le finir et faire le 3, pour espérer retrouver le fun des débuts.

Je vais faire mon vieux con mais je n’ai pas du tout aimé cette génération. Entre les DLC cosmétiques, la course aux graphismes, le concours d’engins virils sur le online, j’ai eu l’impression sévère que l’intérêt basique du jeu, à savoir un divertissement sur des mécanismes solides, a été laissé de côté. Heureusement, Nintendo m’a bien occupé avec la Wii malgré un manque de jeux. Dans les rares bons côtés, il y a d’abord une explosion de la scène indépendante, avec ses réussites et ratés. De plus, certaines nouvelles licences ont été expérimentées avec un lien plus étroit avec le cinéma. En regardant la génération à venir, j’ai un peu l’impression de voir des machines multimédias sans âme qui peuvent se faire écraser bientôt par le PC qui reprend des couleurs. Mort des consoles ? L’avenir nous le dira.

7 réponses
  1. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    Allez, j’en profite histoire de lacher quelque chose que j’ai sur le coeur concernant Assassin’s Creed, le jeu qui divise (vite fait) les rangs de LSR :
    même si la série se vautre à une vitesse impressionnante dans la redite sans qualité,
    même si chaque jeu n’étant rien de plus qu’un remake/add-on annuel du précédent (on se croirait dans un MMO…),
    même si je ne supporte pas la fausse classe d’Ezio,
    même si les modélisations du second épisode sont d’une laideur affligeante (je suis allé me laver les yeux au savon après avoir relancé par erreur AC2)
    même si la technique du « je m’assois sur un banc » fait vraiment pitié et manque de l’humour qui caractérisait le carton de Snake,
    et même si le scénario séduisant sur fond de conspiration (en soi plutôt excitant a priori) a été dilué jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un café ralongé à la pisse d’âne,
    il ne faut quand même pas oublier quelques points :
    – AC premier du nom a été d’une part le premier à proposer une foule en mouvement avec collision et « réactions ». Même si c’était finalement pas assez bien fichu pour faire illusion, au moment de sa sortie, je crois (sans y mettre ma main à couper) que c’était une première à cette échelle-là.
    – AC a réussi à proposer des sensations que seul Prince of Persia (Sables Oubliés) avait effleuré jusqu’alors, et à donner même par moment un semblant de vertige. Sauter de toits en toits en se laissant porter par un moteur physique permissif qui donnait vraiment le sentiment de n’avoir aucune limite. Une sorte de God of War de l’agilité, pour caricaturer.

    Bref, AC n’était pas à la hauteur de ses ambitions démesurée, mais a été, un temps seulement peut-être mais ça compte quand même, le porte étendard des capacités de sa génération de consoles, une ouverture vers ce qu’auraient pu proposer les jeux d’avenir en terme de qualité plastique, rêve que même Ubi ne réalisera finalement jamais, en tout cas pas sur cette génération de consoles.
    un jeu dont on revient, mais que je lançais parfois juste pour me balader en ville en sautant comme un diable (en cage, au final, mais qu’importe).
    C’est simplement, ni plus, mais certainement pas moins non plus, une sorte de Prince of Persia (celui de l’époque Amiga) pour cette génération de console.
    Voilà, il fallait que ce soit dit.
    Cela ne m’empêche pas de pisser à gros jets sur AC 2 et toutes ses suites et de un shampoing au vomi à Ezio.

    • Bloodevil
      Bloodevil dit :

      Personnellement j’ai jamais aimé les sagas Ubisoft.
      Jolies, bien huilées, gameplay sympa, bonnes notes tout ça, mais il y a un truc que je ne retrouve jamais en elles : l’âme. Ou la personnalité, le modjo quoi.
      Ou du moins le peu de jeux qui en ont, ils lui pompent sa personnalité à travers des suites qui vont peu à peu diluer son caractère.
      Sa passe par la narration, la direction artistique, l’envie ou je ne sais quoi… Mais à chaque fois j’ai l’impression de me retrouver avec des blockbusters bien foutus mais sans passion. Comme un manque de vision d’auteur, on sent bien trop le gros cahier des charges derrière tout ça.
      J’attends Wacth Dogs pour me faire mentir, mais de ce que j’en ai vu j’ai du mal à le considérer autrement qu’un GTA sans ce que j’aime dans GTA.
      ‘Fin bref coup de gueule gentillet, ça m’empêche pas d’acheter leurs jeux ^^.

      Sinon les gars super article je vous kiffe, toma tu dois être mon jumeau (maléfique bien-sûr), Jean j’adore j’ai envie de découvrir plein de jeux grâce à toi, Cristophe et Yannou tel le yin et le yang avec MGS4 (moi-même je sais pas quoi en penser xD), Franz ton top/flop surprenant mais super intéressant (et +1 pour Limbo ^^), Victor pour ta justesse de toujours, Luc pour son écriture bien classe et tout le reste.
      Merci pour cette année en tout cas !

        • Toma Überwenig
          Toma Überwenig dit :

          Alors soit j’ai perdu le mail du chef (et vu le nombre d’heures (oui, heures au pluriel!) passé à écumer ma boite, ce serait étrange) soit, en bon lascar, le chef ne me l’a pas envoyé, ce qui explique le machiavélique « non, mais t’inquiète, toma, si tu trouves pas mon top, t’embête pas, publie-le comme ça, c’est pas grave *sanglot*, non, vraiment, t’inquiète… » que j’ai reçu suite à mon aveu d’impuissance.

          (et oui, Bloodevil, communion d’esprit +99^^!!!)

  2. Totof
    Totof dit :

    Ah enfin, merci Toma ! Je rejoins bien évidemment Franz en général et en particulier sur Limbo qui est une souffrance, et je me réjouis de voir que je ne suis pas le seul à penser du mal de la saga AC.

    • Toma Überwenig
      Toma Überwenig dit :

      De rien Totof, tu connais l’adage, « mieux vaut tard qu’encore plus tard » (et tu recevras probablement la semaine prochaine une nouvelle illustration de cet adage, que je risque d’ériger en épitaphe, à la longue…).
      Je me retrouve avec AC dans une position trouble : d’un coté, je rejoins de bon coeur le camp des AC-haters, pour les raisons mentionnées plus haut, et le principe mécaniste sans âme de la série dénoncé maintes fois dans ce top/flop, mais sans oublier qu’à l’époque où l’open world n’était pas encore la norme stricte imposée ad nauseum (apprend le latin avec tomus uberwenigum), où l’on n’avait pas encore Red Dead Redemption pour nous éblouir avec les étendues sauvages au soleil couchant, où courir sur les toits était vraiment une sensation libératrice et nouvelle, quand bien même ces toits ressemblassent à des constructions lego nivelées uniformément, et bien AC premier du nom offrait quelque chose d’audacieux, de nouveau, d’enivrant, malgré toutes les promesses tenues qu’à moitié.
      Mais dès le second épisode, le ton est donné : augmentation du nombre d’heures de jeu de façon artificielle via des quêtes annexes qui n’influent en rien sur le déroulement de l’histoire, recyclage des mêmes erreurs, aucune capacité de remise en question, application à la lettre de la technique « Lost » pour ne pas faire évoluer le scénario et ralonger la sauce de cette « trilogie » jusqu’à ce qu’on n’en ait plus rien à foutre du tout.

      Enfin, dommage, quoi!

  3. Flbond
    Flbond dit :

    J’arrive un peu après la bataille, mais je vois de très beaux tops/flops là. Je pensais ne pas être d’accord à 100 % avec certains mais même les argumentaires me vont, avec une préférence pour celui de Totof avec qui je partage beaucoup.

    Merci Toma.

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