SELECTION DE GREYFOX0957

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1. The Last of Us (PS3)

Sans doute le top le plus attendu de cet article, The Last of Us est probablement le jeu qui m’a le plus marqué par sa maturité, tant dans la technique, que dans la direction artistique et le synopsis mature. Rien n’est laissé au hasard dans ce jeu, véritable aboutissement d’une équipe de développement qui ne m’avait pas fait autant vibrer avec Uncharted. The Last of Us restera mythique, au moins pour sa fin ambivalente qui nous a tous fait sentir cette petite boule au ventre.

2. La scène indé

Grande gagnante de cette génération dans mon cœur, la scène indé a vu naître les plus grands chefs d’œuvre de gameplay qu’on ait connu. Les Super Meat Boy ou autre Fez, VVVVVV et Hotline Miami ont véritablement marqué de leur empreinte par leur jouabilité et le tout sans un budget colossal. On se demande ce que pourraient faire les jeux triple A avec des développeurs d’une telle ingéniosité ! La réponse est probablement « Rien » car souvent c’est la contrainte de budget qui pousse à se surpasser.

3. Assassin’s Creed (série) (Xbox 360, PS3)

La série Assassin’s Creed est souvent décriée. Elle présente beaucoup de jeux buggés, assez linéaires malgré une illusion d’open world. Néanmoins il ne faut pas oublier qu’elle a permis à Ubisoft, boite française qui faisait surtout de la distribution à l’époque, de revenir dans la cour des grands du jeu vidéo. Soyons un peu « cocorico » en reconnaissant que la série a eu une grande vivacité créative et artistique malgré tous ses écueils que l’on connait.

FLOP

1. Assassin’s Creed (série) (PS3, Xbox 360)

Vous ne pensiez pas y échapper, la série Assassin’s Creed est aussi pour moi l’un des plus grands flops de cette génération. C’est en quelque sorte l’occasion manquée d’avoir marqué l’histoire du jeu vidéo. En cherchant absolument à sortir un jeu par an, Ubisoft a fini par user sa licence et ses personnages, au premier rang desquels Ezio a fini par en énerver plus d’un. Trop peu de renouvellement au cours des années pour une série pourtant fondée sur un premier épisode très inspirant du point de vue artistique, Assassin’s Creed a trop souvent lassé.

2. Metal Gear Rising (histoire de développement)

Notez bien que je mentionne ici le développement et non le jeu en lui-même que j’apprécie par ailleurs beaucoup. Rising est un flop pour Kojima Productions et notamment la jeune équipe non dirigée par le maître Kojima. Supposé être un jeu d’infiltration « ninja » dans le Fox Engine (moteur nouvelle génération du studio), le jeu n’a pas su délivrer les attentes en terme de Game Design et a donc été annulé en interne avant de renaître sous la forme d’un beat them all développé par Platinium Games sans utiliser le Fox Engine. Une occasion manquée pour cette jeune équipe de s’émanciper, et pour Konami de nous offrir un jeu d’infiltration au gameplay différent.

3. Call of Duty (communauté)

Je vous l’avoue, c’est un plaisir coupable de mettre CoD ici, et là encore c’est plus pour la communauté qui s’est forgée autour de ce jeu avec l’aide du très coupable Activision. Forcer les mouvements de foule belliqueux dans tous les salons de jeu vidéo du monde en faisant miroiter des éditions collector gratuites, c’est le genre de pratique qui me font hurler. Ajoutez-y des joueurs plus que désagréables en multijoueur et vous obtenez un jeu à fuir de tout son être.

7 réponses
  1. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    Allez, j’en profite histoire de lacher quelque chose que j’ai sur le coeur concernant Assassin’s Creed, le jeu qui divise (vite fait) les rangs de LSR :
    même si la série se vautre à une vitesse impressionnante dans la redite sans qualité,
    même si chaque jeu n’étant rien de plus qu’un remake/add-on annuel du précédent (on se croirait dans un MMO…),
    même si je ne supporte pas la fausse classe d’Ezio,
    même si les modélisations du second épisode sont d’une laideur affligeante (je suis allé me laver les yeux au savon après avoir relancé par erreur AC2)
    même si la technique du « je m’assois sur un banc » fait vraiment pitié et manque de l’humour qui caractérisait le carton de Snake,
    et même si le scénario séduisant sur fond de conspiration (en soi plutôt excitant a priori) a été dilué jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un café ralongé à la pisse d’âne,
    il ne faut quand même pas oublier quelques points :
    – AC premier du nom a été d’une part le premier à proposer une foule en mouvement avec collision et « réactions ». Même si c’était finalement pas assez bien fichu pour faire illusion, au moment de sa sortie, je crois (sans y mettre ma main à couper) que c’était une première à cette échelle-là.
    – AC a réussi à proposer des sensations que seul Prince of Persia (Sables Oubliés) avait effleuré jusqu’alors, et à donner même par moment un semblant de vertige. Sauter de toits en toits en se laissant porter par un moteur physique permissif qui donnait vraiment le sentiment de n’avoir aucune limite. Une sorte de God of War de l’agilité, pour caricaturer.

    Bref, AC n’était pas à la hauteur de ses ambitions démesurée, mais a été, un temps seulement peut-être mais ça compte quand même, le porte étendard des capacités de sa génération de consoles, une ouverture vers ce qu’auraient pu proposer les jeux d’avenir en terme de qualité plastique, rêve que même Ubi ne réalisera finalement jamais, en tout cas pas sur cette génération de consoles.
    un jeu dont on revient, mais que je lançais parfois juste pour me balader en ville en sautant comme un diable (en cage, au final, mais qu’importe).
    C’est simplement, ni plus, mais certainement pas moins non plus, une sorte de Prince of Persia (celui de l’époque Amiga) pour cette génération de console.
    Voilà, il fallait que ce soit dit.
    Cela ne m’empêche pas de pisser à gros jets sur AC 2 et toutes ses suites et de un shampoing au vomi à Ezio.

    • Bloodevil
      Bloodevil dit :

      Personnellement j’ai jamais aimé les sagas Ubisoft.
      Jolies, bien huilées, gameplay sympa, bonnes notes tout ça, mais il y a un truc que je ne retrouve jamais en elles : l’âme. Ou la personnalité, le modjo quoi.
      Ou du moins le peu de jeux qui en ont, ils lui pompent sa personnalité à travers des suites qui vont peu à peu diluer son caractère.
      Sa passe par la narration, la direction artistique, l’envie ou je ne sais quoi… Mais à chaque fois j’ai l’impression de me retrouver avec des blockbusters bien foutus mais sans passion. Comme un manque de vision d’auteur, on sent bien trop le gros cahier des charges derrière tout ça.
      J’attends Wacth Dogs pour me faire mentir, mais de ce que j’en ai vu j’ai du mal à le considérer autrement qu’un GTA sans ce que j’aime dans GTA.
      ‘Fin bref coup de gueule gentillet, ça m’empêche pas d’acheter leurs jeux ^^.

      Sinon les gars super article je vous kiffe, toma tu dois être mon jumeau (maléfique bien-sûr), Jean j’adore j’ai envie de découvrir plein de jeux grâce à toi, Cristophe et Yannou tel le yin et le yang avec MGS4 (moi-même je sais pas quoi en penser xD), Franz ton top/flop surprenant mais super intéressant (et +1 pour Limbo ^^), Victor pour ta justesse de toujours, Luc pour son écriture bien classe et tout le reste.
      Merci pour cette année en tout cas !

        • Toma Überwenig
          Toma Überwenig dit :

          Alors soit j’ai perdu le mail du chef (et vu le nombre d’heures (oui, heures au pluriel!) passé à écumer ma boite, ce serait étrange) soit, en bon lascar, le chef ne me l’a pas envoyé, ce qui explique le machiavélique « non, mais t’inquiète, toma, si tu trouves pas mon top, t’embête pas, publie-le comme ça, c’est pas grave *sanglot*, non, vraiment, t’inquiète… » que j’ai reçu suite à mon aveu d’impuissance.

          (et oui, Bloodevil, communion d’esprit +99^^!!!)

  2. Totof
    Totof dit :

    Ah enfin, merci Toma ! Je rejoins bien évidemment Franz en général et en particulier sur Limbo qui est une souffrance, et je me réjouis de voir que je ne suis pas le seul à penser du mal de la saga AC.

    • Toma Überwenig
      Toma Überwenig dit :

      De rien Totof, tu connais l’adage, « mieux vaut tard qu’encore plus tard » (et tu recevras probablement la semaine prochaine une nouvelle illustration de cet adage, que je risque d’ériger en épitaphe, à la longue…).
      Je me retrouve avec AC dans une position trouble : d’un coté, je rejoins de bon coeur le camp des AC-haters, pour les raisons mentionnées plus haut, et le principe mécaniste sans âme de la série dénoncé maintes fois dans ce top/flop, mais sans oublier qu’à l’époque où l’open world n’était pas encore la norme stricte imposée ad nauseum (apprend le latin avec tomus uberwenigum), où l’on n’avait pas encore Red Dead Redemption pour nous éblouir avec les étendues sauvages au soleil couchant, où courir sur les toits était vraiment une sensation libératrice et nouvelle, quand bien même ces toits ressemblassent à des constructions lego nivelées uniformément, et bien AC premier du nom offrait quelque chose d’audacieux, de nouveau, d’enivrant, malgré toutes les promesses tenues qu’à moitié.
      Mais dès le second épisode, le ton est donné : augmentation du nombre d’heures de jeu de façon artificielle via des quêtes annexes qui n’influent en rien sur le déroulement de l’histoire, recyclage des mêmes erreurs, aucune capacité de remise en question, application à la lettre de la technique « Lost » pour ne pas faire évoluer le scénario et ralonger la sauce de cette « trilogie » jusqu’à ce qu’on n’en ait plus rien à foutre du tout.

      Enfin, dommage, quoi!

  3. Flbond
    Flbond dit :

    J’arrive un peu après la bataille, mais je vois de très beaux tops/flops là. Je pensais ne pas être d’accord à 100 % avec certains mais même les argumentaires me vont, avec une préférence pour celui de Totof avec qui je partage beaucoup.

    Merci Toma.

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