Assassin’s Creed devait être la première killer apps de la Playstation 3, mais à la place, il marqua l’avènement du « tout multi-support ». Mais qu’importe, grâce à sa froide mise-en-abyme, Assassin’s Creed répond subtilement à la question de la violence vidéoludique en la fondant dans une violence historique insoluble. Et finissant par indifférencier le joueur d’avec toutes ses cibles virtuelles (puis d’avec le programme lui-même), le jeu d’Ubi traite avec intelligence d’un cycle infernal dont l’origine – illusoire – est une mémoire devenue fiction, puis programme, puis nous. Fatalement bien vu. Et dans cette analyse, la scène d’introduction est aussi une mise-en-abyme du gameplay. Approche furtive, assassinat, fuite, et cachette. Fantastiquement mise en scène, je vous laisse savourer.

Le Serpent

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