Le financement participatif peut donner, parfois, ça arrive, de bons jeux. Regardez par exemple Jotun. Issu d’une campagne Kickstarter, on se rendait déjà compte à l’époque que ce jeu allait envoyer ! D’abord, le jeu m’a tout de suite accroché par sa thématique. Tu penses, on allait parlé de vinking, de valhalla et d’Odin. J’étais au anges, en bon amateur de la culture Scandinave et de la mythologie nordique. Intérêt venu du nom des invocations de Final Fantasy je l’avoue, mais intérêt quand même. Jeu hommage aux Jotun, me voici pour te boter les fesses.

La Thora nordique

Ca c’est de l’Héroïne !

Thora est une grande guerrière et accessoirement le personnage principal du jeu. Cette brute nordique n’a malheureusement par eu droit à une mort glorieuse, durant un combat. Elle est morte dans un naufrage à la con, bien loin de ses volontés. Mais les Dieux voyant en cette mort un gâchis monumental, lui offrent une seconde chance de prouver sa valeur dans la mort. Pour cela, elle devra affronter les puissants Jotuns, les géants mythiques de la mythologique nordique, qui vivent au Valhalla. Prenons tout de suite le contre-pied de l’analyse des beauf : oui Thora est une fille, et non elle ne répond pas aux standard occidentaux de la féminités. Elle est bien en poids, manie une hache que même notre poutre nationale ne pourrait pas soulevée, et elles est d’une froideur déconcertante. Mais au delà de cet aspect purement esthétique, la vrai originalité du jeu réside évidemment dans la mythologie qui nous est dépeinte. Des détails sont disséminées un peu partout, et vous allez retrouver tous les lieux et les icônes emblématiques de la mythologie nordique jusqu’à, bien entendu, défoncer Odin. Mention spéciale à la narration et à l’idée brillante des développeurs de doubler le jeu entièrement en Islandais langue actuelle la plus proche du vieux Norroi parlé jadis dans les contrées froides du nord de l’Europe.

Une DA a tombé par terre

Ceci n’est pas un artwork, mais bien une image in-game…

Outre la thématique nordique qui avait déjà tout pour plaire à tous les curieux, l’autre grande satisfaction du jeu réside dans la direction artistique. C’est tout simplement grandiose. Chaque décor, chaque personnage, chaque animation a été fait à la mimine. Mais attention, à la main, avec un crayon dedans ! Pas la main en train de taper sur un clavier ou bouger une souris. Le tout nous rappellera probablement l’âge d’or des années 1950 de Disney. Le tout se renouvelle constamment et laisse place à des plaines enneigés, des boss gigantesques (on va y revenir), ainsi qu’à des espaces très exigus. Si je devais résumé en quelques mots : comme le fut Ni no Kuni à un moment, Jotun nous donne tout simplement l’impression d’évoluer dans un dessin animé à chaque affrontement de boss. Car oui, le jeu est incontestablement un boss rush

De l’exploration bas de gamme…

Niveau Level Design, c’est assez commun

Globalement, le jeu se déroule en deux phases. La première, bien moins intéressante que la seconde, réside dans l’exploration du Valhalla. Avant chaque affrontement contre un boss, Jotun nous propose de retrouver des runes disséminés un peu partout. L’emmerdant, c’est que ces phases d’exploration sont vraiment mals foutues. Elles sont contemplatives, mais n’arrivent jamais à vraiment nous fasciner car une couche de gameplay pourri vient se mettre par dessus. Prenez un Journey par exemple. On avance facilement dans les niveaux, mais le gameplay ne prend jamais le pas sur le voyage. C’est tout le contraire dans Jotun qui nous force tantot à buter des nains dans un moulon pas possible, tantot de descendre dans les profondeurs de la terre avec pour seule aide une carte mal foutue et des mécanismes dignes d’une jeu PS1 première génération. Et un jeu de merde qui plus est. Les énigmes sont pour la plupart simplistes et dénuées d’intérêts. Ce sera aussi l’occasion de débloquer certains pouvoirs qui, au passage, auraient très bien pu être donnés après avoir vaincu un boss.

… A un Boss Rush Dantesque

Le boss de fin, c’est juste défoncé tous les anciens boss en une vie… Et un autre inédit juste impossible…

Ces phases d’exploration, c’est un peu comme le calme avant la tempête, car le coeur du jeu réside finalement dans l’affrontement contre des boss titanesques. Ce n’est pas pour rien que l’inspiration principale, selon les dires de développeurs, est Shadow of the Colossus. Vous allez ainsi affronter des géants surdimensionnés, les Jotuns, qui vous prendrons pour la plupart pour de vulgaires insectes insignifiants. Et comparé aux phases d’explorations, niveau difficulté, c’est une autre paire de manche ! Chaque Jotun fait à peu prêt 100 fois votre taille, font un pas lorsque vous en faites 20, et sont dotés de paterns destructeurs. De paterns oui, car chaque boss n’est finalement pas très intelligent, et la difficulté du jeu réside plus dans la bonne réalisation des actions que vous voulez faire, plutôt que dans une intelligence hors norme de vos adversaires. A l’ancienne en fait ou comme une partie de Poker. Ces paterns sont bien sur différents selon le boss que vous allez vous enfiler et chacun propose un sacré challenge. A noter que, comme dans un bon vieux Megaman, les boss s’enchaînent dans l’ordre que vous voulez, mais certains pouvoir acquis dans certains mondes particuliers vous aiderons à battre plus facilement tel ou tel boss. Finalement, le seul point commun existant entre les différents boss est la démesure de ces derniers. Et je peux vous dire que vous allez galérer pour tous les battre, notamment le dernier bien entendu, rendant encore plus euphorique chaque victoire. C’est un eu le Dark Souls du casual en mode mythologie nordique !

A retenir

Jotun est une bonne surprise. Ce n’est pas le jeu du siècle, notamment à cause de sa partie exploration totalement raté; mais cela vaut le coup qu’on s’y attarde, ne serait-ce que pour le sujet traité : une vraie plongé dans la mythologie nordique, sans les poncifs qu’on peut lui prêter. Jotun est donc un jeu qui vaut vraiment la peine d’être découvert. Entre voyage onirique, véritable mine d’or culturelle et doté d’une grosse difficulté, vous avez bien une petite dizaine d’heures à lui consacrer non ?

Informations sur le jeu

Plateforme : PC, PS4, XboxOne, WiiU

Genre : Exploration, Boss Rush

Développeur : Thunder Lotus Games

Éditeur : Thunder Lotus Games

Date de sortie : Septembre 2015

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