Sorti en 1986 sur Nes, Kid Icarus a eu sa petite heure de gloire. Le développement supervisé par feu Gunpei Yokoi, créateur du cultissime Metroïd, a rapidement attiré l’attention. D’autant plus que Kid Icarus ambitionnait d’être un jeu de plate-forme incluant des éléments de RPG, d’exploration, voire de shoot’em up. Un aspect touche-à-tout pouvant s’avérer aussi bien révolutionnaire que désastreux. Pari réussi ?

Stairway to Heaven

Comme tout bon jeu de plate-forme sorti sur Nes, le scénario de Kid Icarus tient sur un post-it: dans un monde fortement inspiré de la mythologie gréco-latine, le joueur incarne Pit, jeune angelot chargé de délivrer la déesse Palutena retenue prisonnière par la maléfique Médusa et son armée de monstre. Pour accomplir sa mission, Pit va devoir traverser trois mondes divisées en quatre niveaux, plus un niveau final. Le joueur aura ainsi le droit à une visite des enfers avant d’explorer le monde terrestre, pour terminer par l’ascension du royaume des cieux. Sans surprise, Pit devra traverser ces mondes en surmontant les obstacles qui lui barreront la route. Outre sa capacité de saut plus qu’honorable, il pourra compter sur son arc doté de flèches à l’infini, ces dernières partent en ligne droite et peuvent être tirés dans n’importe qu’elle direction sauf vers le bas. Pit devra donc veiller à garder ses distances avec les divers monstres, le moindre contact s’avérant douloureux. Heureusement, notre angelot dispose d’une barre de vie qui lui autorise à prendre quelques coups avant de succomber et de retourner séance tenante au début du niveau. Pour se refaire une santé, Pit pourra toujours se procurer des potions de soin soit en les trouvant dans la nature, soit en les achetant auprès de marchands contre des cœurs laissés par les ennemis vaincus, ces commerçants vendent aussi d’autres objets tout aussi utiles à l’image des plumes permettant de ramener Pit sur la terre ferme s’il tombe dans un gouffre. Car dans Kid Icarus, il n’y a pas que des monstres et des plate-formes, les niveaux sont aussi jalonnés de pièces aussi diverses que variées. Pit peut pénétrer dans ces salles en empruntant des portes dispersés dans les différents niveaux, mais rien ne les distinguent les unes des autres, ce sera donc la surprise à chaque fois que l’on visite une pièce. En plus des boutiques précédemment mentionnées, le joueur peut aussi tomber sur des sources thermales régénérant sa barre de vie, ou encore sur des nids de monstres (l’idéal pour se faire une bonne réserve de cœurs rapidement), et même sur des temples qui pointent un autre aspect de Kid Icarus.

The legend of final Icarus bros

Je disais en introduction que Kid Icarus incluait des éléments de RPG en parallèle de son orientation plate-forme. Pit peut en effet gagner en puissance au fil de ses pérégrinations. Les temples qu’il visite lui permettent de recevoir des flèches plus puissantes de la part de Zeus (oui, LE Zeus), il peut aussi agrandir sa barre de vie en atteignant certains scores. En sus de ces améliorations, Pit à la possibilité de passer des épreuves d’endurance dans des pièces dédiés où il faudra survivre sous une pluie de pavés pendant quelques instants. S’il y parvient, il pourra faire son choix parmi trois équipements de meilleurs qualité: Un arc qui offre une plus grande portée aux tirs de Pit; des flèches enflammées ajoutant deux boules de feu tournoyantes aux flèches pour toucher un plus grand nombre d’ennemis; et deux cristaux protégeant Pit de certains coups. A l’instar de l’épée de Link générant des rayons lasers , ces équipements se désactivent si la barre de vie descend trop bas. Le dernier niveau de chaque monde est constitué d’une «forteresse», véritable labyrinthe que n’aurait pas renié un Zelda en manque de donjons. Rapidement, ces endroits vont proposer plusieurs chemins alternatifs dont un seul conduira vers le boss régnant sur lieux. A moins de trouver une carte, parfois bien cachée, et d’acheter de quoi la remplir auprès d’un marchand, tourner en rond avant de finalement tomber sur un cul-de-sac deviendra une habitude. C’est d’autant plus frustrant quand le joueur a eu affaire aux autochtones hostiles du coin, bien plus coriaces que les monstres rencontrés à l’extérieur. Je citerais pour l’exemple ces mémorables sorciers qui vous lancent des aubergines maudites (vous avez bien lu). Si par malheur Pit se fait toucher par ces projectiles, il se changera en homme-aubergine incapable de se défendre, le seul moyen de redevenir normal sera alors d’aller dénicher l’hôpital se trouvant quelque-part dans la forteresse.

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