Oui pour mon premier article, j’attaque directement les pieds dans le plat. Le retrogaming est-il devenu une affaire de bourgeois? La réflexion m’est venu cet après-midi même. Après avoir appris mon intégration dans l’équipe du Serpent, j’ai décidé de me rafraichir la mémoire en allant faire un tour à Oberkampf. Pour les moins parisien d’entre vous, il s’agit d’un mini-Akiabara situé à côté de République et qui propose donc sept ou huit magasins dédiés aux jeux vidéo.

Le périple qui fait mal au PEL

Un magasin de ce fameux quartier

On y trouve des enseignes spécialisées dans la réparation, où nos vieilles consoles ont une chance de retrouver une seconde jeunesse (ou d’être beauffement tunée), dans l’import ou l’on pourra voyager le temps d’un regard sur des jaquettes japonaises de jeux qu’on ne pourra jamais essayer (merci le système de zoning) et puis il y a tout le reste qui propose des jeux et des consoles de toutes générations, neufs ou d’occasions. Alors j’y allais avant tout pour me dégotter quelques titres sur PlayStation première du nom, éventuellement, en fonction des prix un des Silent Hill sur PlayStation 2 (ou Xbox) et une Game  Boy Advance sp. Résultat je suis revenu avec les yeux écarquillés, la queue entre les jambes et un jeu Xbox360 d’occasion dont j’étais formellement sûr que le prix était le même dans une enseigne moins underground (Game ou Micromania).

Pourquoi ? Tout simplement parce que les prix sont exorbitants. Ce n’est pas comme si c’était une surprise. J’adore ce quartier et régulièrement j’aime y respirer avec des amis gamers les relents de nos jeux passés. J’ai malgré tout l’impression qu’on a passé un cap. Avant, c’est surtout les jeux qui ont une réputation parmi les gamers, mais qui ont échoués commercialement (typiquement Ico ou Killer 7) qui valait la peau du fondement. Apparemment ça s’est étendu à presque tout. Comme rien ne vaut jamais mieux qu’une belle preuve par l’expérience dira l’empiriste, je vais vous donner quelques chiffres assez effrayants. Commençons pas la relative agréable surprise. Une GBA sp est à 45€, ce qui me semble raisonnable à la rigueur. Ainsi selon les modèle on peut monter à 60€, voir pour une édition TriForce Zelda à 69.90€. Bien sûr je ne me suis pas arrêter là. J’ai regarder dans les jeux de la consoles, et si par exemple un jeu neuf sur DS vaut aujourd’hui 40€, sachez qu’un Pokemon Version Rubis sur GBA est vendu dans ce quartier à 50€…

Alors quitte à se faire mal aux yeux j’ai décidé d’aller regarder les étals PlayStation de ces enseignes. Si les Resident Evil et autre Silent Hill ont, à ma grande stupéfaction, des prix raisonnables qui avoisinent les 30 à 40€ (NDRL : quand même !), il est en revanche un fait particulier pour les fan de feu Squaresoft, c’est que les Final Fantasy sont des attrapes couillons si vous me passez l’expression. Au bas mots, venez avec 50€ si vous comptez obtenir un épisode de la grande saga du rpg japonais. Final Fantasy VII et IX sont au prix d’un jeu neuf de nos jours dans leur version PAL. Mais la chose qui m’a le plus halluciné c’est que juste avant d’aller voir les consoles un peu plus vieilles encore, j’ai rapidement scanné de mes yeux les jeux de la franchise sur console portable et j’ai découvert un Final Fantasy VI sur Game Boy Advance à…189.90€ !

Après une telle stupeur (et tremblements) je me suis dit que je n’avais pas tapé assez bas dans le rétro pour espérer trouver des prix corrects. Sachez que ce n’est pas qu’une histoire d’ancienneté ou de rareté puisque même la SuperNES ou sa concurrente la MegaDrive ont leur lot de jeux atrocement chers. On pourra me faire accepter qu’une Dreamcast japonaise avec un certificat d’authenticité prouvant qu’elle n’est sortie qu’à cinquante exemplaires vaut presque 900€… Encore que. En revanche ce que je ne comprends pas c’est qu’aujourd’hui, il reviennent globalement presque aussi cher de jouer à ces perles qui nous ont fait rêver il y a parfois plus de dix ans, qu’à celle qui nous éclatent maintenant. Et là je ne parle pas des éditions spéciales, les consoles en platine ornées de diamants et de rubis, mais bien de ce que coûte une console et certains jeux indispensables de sa ludothèque de nos jours.

12 réponses
  1. Le serpent
    Le serpent dit :

    Un premier article impliqué j’aime çà !
    Pour ma part, j’achète mes jeux rétro soit sur internet, soit dans les magasins de type Cash converter, très avantageux en terme de prix, même si on y trouve souvent que du loose…

    On peut pas tout avoir non plus!

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  2. Seblecaribou
    Seblecaribou dit :

    J’admets que je commence à réfléchir sérieusement à l’option PSN même si je suis loin d’être fan du dématérialisé. J’ai toujours eu envie de me faire FFIX mais après l’avoir vu à 70€ c’est pas en dur que je vais le faire c’est certain!

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  3. Le serpent
    Le serpent dit :

    Je l’ai FF IX héhé.

    Pour le dématérialisé, c’est bien dans certains cas, comme pour les vieillerie ou pou les oeuvres indée, mais sinon… Les éditeurs nous prennent pour des cons et se font plus de ronds

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  4. Yannou
    Yannou dit :

    Le pire c’est les particuliers sur Amazone un FF IX vaut 229 euros une HONTE ca mérite une claquasse et Oddworld facturé à 69 euros faut arreter un moment donné le constat va de même chez les professionels du jeux vidéo.

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  5. Tristan
    Tristan dit :

    Malheureusement on en vient tous à la même conclusion, le dématérialisé ou l’émulation de nos chères anciennes sera plus à la portée de tout le monde, un conseil cependant lorsque vous cherchez des jeux occasions sur les support d’époque arrêtez vous lorsque vous en croisez un chez cash express, cash converter’s etc (je n’ai pas d’accord commerciaux avec ces firmes) qui s’ils vendent à prix d’or les occasions jeux vidéos récentes bradent certaines pépite de notre jeunesse pour une bouchée de pain (master system, megadrive, nes, snes, atari, jaguar etc). Il est possible également de trouver parfois de vieux jeux consoles sur les vides greniers et même chez Emaüs…
    En conséquence je vous dirais de vous armer de patience, parce que maintenant la chasse et la découverte d’un bon titre rétro sont quasiment aussi haletantes que la sensation d’insérer la cartouche dans la console et d’enfin y jouer…

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  6. Le serpent
    Le serpent dit :

    Tristan a raison !
    Cash express ou converter c’est le mieux!!

    Et dire que j’ai trouvé un oddworld 3 euros et que je l’ai pas pritt!!!!
    Et que dire de la trilogie warcraft à 10 euros!!

    Les vides grenier c’est assez exaltant aussi!!
    Une mégadrive et 16 jeux à 5 euro un jour!

    alala les joies des bonnes affaires!

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  7. Cloud
    Cloud dit :

    Perso, je me suis fait une petite collection de FF pour pas trop cher :

    FF 6 : 15€ [ebay]
    FF 7 : 40€ [Le bon coin]
    FF 8 : 40€ [Magasin spécialisé]
    FF 9 : 25€ [ebay]
    FF 10 et 10-2 : 110€ avec play 2 + 15 autres jeux [Le bon coin]
    FF 12 : 12€ (non c’est pas une blague) [Magasin spécialisé]
    FF 13 : 150€ (Coffret XBox 360 Elite + FF13) [Magasin spécialisé]

    Soit 132€ (hors bundles).

    Pour FF X et FF X-2, je les est vus à moins de 15€ quant à FF XIII ont est pas vraiment sur du rétro gaming

    Pour moi 7×100 heures de jeux à environ 150€ c’est plutôt rentable

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    • Le serpent
      Le serpent dit :

      Comment tu explique que FF 7 et FF8 fasse 80 euros à deux ? alors que ce sont des best seller et qu’il ne sont pas rare?
      Je trouve pas ca normal, pour le reste, c’est dans des prix logiques

      J’ai payé mon FF7 3euros^^

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      • Toma Überwenig
        Toma Überwenig dit :

        Et moi je l’avais payé 30 francs, perdu, puis racheté à 120 francs.
        Quand j’ai voulu me le reprendre il y a quelques années et que j’ai vu les prix, je me suis dit que j’allais d’abord fouiller les cartons et les vides greniers!

        Mais ce problème est classique, un support qui disparait attire à la base des gens intéressés, des vrais passionnés. Puis une horde de renards vont vider les cash et les magasins en achetant parfois en quintuple un jeu parce qu’il n’est pas cher, pour ensuite faire monter sa cote.

        J’ai pu subir ça lorsque je collectionnais les vinyles et les cassettes de séries B. Un film, si rare soit il, à 350 euros sur price minister, c’est une honte, et ça casse le plaisir de la quête.

        J’espère, je crois même, à même titre que la mise à disposition sur supports numériques a cassé la surenchère des VHS, sauf chez certains grands malades, l’apparition des consoles virtuelles permettra peut être de « rationaliser » le marché du rétro.

        En attendant, je me contente personnellement de MAME pour l’arcade, jusqu’à ce que nos salles bénies rouvrent leurs portes. Allez, je m’en vais me faire un petit Pang 3 puis un Ghost’n Goblins!!!

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