La musique

J’enfonce des portes ouvertes mes amis, mais c’est aussi ça faire des articles de réflexion. Je peux donc le crier haut et fort : la musique fait partie intégrante du rythme que l’on donne à un jeu. Au-delà de la qualité de la musique en elle-même, c’est surtout son positionnement dans l’action et/ou le calme qui en fait un élément de rythme. Et c’est d’autant plus important que cette musique s’insère dans des moments de gameplay. En effet, imaginez un peu le thème principal de Silent Hill 2 dans un scène comique. Ça ne va clairement pas. A l’inverse, imaginez la musique de Benny Hill lorsque les chiens cassent les vitres dans les premières minutes du jeu ? Ce serait totalement contre-productif.

https://www.youtube.com/watch?v=i5YKEhiRWNQ

Et pourtant, certains grands noms du jeu vidéo arrivent à mixer une scène qui comporte une signification, avec une musique qui pourrait apparaître totalement déconnectée de l’action. Je pense que vous savez que je veux faire référence à notre bon vieux Hideo Kojima, et plus particulièrement à sa scène d’introduction de Metal Gear Solid V : Ground Zeroes. La scène montre en effet, un enfant enfermé dans une cage, qui se fait emmener par des militaires qui n’ont pas l’air très charlie. Le tout dans une base ultra sécurisée, avec des armes partout. Et bien, monsieur Kojima arrive à nous mettre dans les oreilles (et celles de Chico) la magnifique musique « Here’s to you » de Joan Baez et Ennio Morricone. Et ça marche du feu de Dieu ! Et cette musique aussi donne du rythme, en montant crescendo. Il n’y a pas à dire, c’est du grand art. Pour finir, signalons tout de même que certains jeux basent tout leur gameplay et le rythme des parties sur la musique. Je ne parle pas là des rythm games à proprement parler, mais ce qui en dérive, à l’image de REZ et de sa synesthésie. La musique donne le rythme de l’action tout en découlant de cette dernière.

[toggle title= »La musique de Tales From the Borderlands » load= »hide »]Avant toute chose, et pour être clair avec les lecteurs, je vais laisser de côté deux points essentiels de cette scène : l’interactivité, et la mise en scène (mais putain de mise en scène !). Deux gros morceaux certes, mais pour lesquels un autre laïus sera accordé.

Regardons donc de plus près cette scène et surtout la place de la musique dans cette dernière. Nous remarquons qu’au tout début de la vidéo, il y a une musique qui induit le stress. Une boite à rythme assez lourdingue d’ailleurs, mais en arrière plan. Mais lorsque Rhys appuie sur le bouton de boost, c’est l’orgie. Et j’ai bien choisi mon mot, car cette musique s’incorpore dans l’action comme papa dans maman. Tout d’un coup, on passe d’un rythme plutôt stressant à quelque chose de détaché. La musique, pleine de guitare et de rythme qui nous fait bouger la tête d’avant en arrière avec une montée en puissance lorsque le projectile d’Helios percute le gros monstre. La musique est ainsi au premier plan et nous met dans un état de transe. En tout cas, elle me met dans un état de transe. Le reste de l’introduction alterne entre phase rapide et phase de ralenti, rendant encore plus prégnant l’aspect psychédélique de la musique sur la vidéo. Il s’agit tout simplement d’une des meilleurs scènes d’introduction qu’il m’aura été données de voir. Et rien que pour ça, rien que pour le rythme que cela induit, vous DEVEZ faire Tales from the Borderlands

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  1. […] narrative la plus profonde possible. J’ai aimé The Walking Dead, surkiffé Tales from the Bordelands, et je voue un culte quasi identitaire à Fahrenheit (soit dit en passant, une de mes premières […]

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