La mise en scène

On y vient les amis, enfin ! Ce qui a été la toile de fond de tout cet article en devient maintenant le cœur : la mise en scène. C’est bien la principale chose qui donne du rythme à un jeu vidéo, bordel ! Je me demande comment j’ai tenu 4 pages avant de commencer à parler sérieusement de ce pan. Et je risque d’ailleurs de reprendre quelques exemples déjà évoqués. C’est notamment le cas de Bayonetta qui jouit d’une mise en scène sans commune mesure dans le n’importe quoi. Mais je voudrais vous rappeler un petit passage de God of War 3. Je pense que vous savez déjà de quoi il est question : l’assassinat de Poséidon. Pour les novices, la montée en puissance pour arriver à tuer ce boss est phénoménale, avec une apothéose au moment de sa mort. En effet, le jeu nous propose de voir l’action du point de vue de Poséidon justement, qui ne peut que subir là sa crevaison des yeux par Kratos. Le tout sous forme de QTE : il suffit d’enfoncer les deux joysticks de la manette, comme si on enfonçait les yeux dans le crâne du Dieu. Tout ceux qui ont fait cette phase de jeu comprennent la force de la mise en scène cette action.

Mais nous pouvons aller bien plus loin dans la description de la mise en scène dans le jeu vidéo. En effet, n’était-ce pas Gunpei Yokoi, créateur de la Gameboy et des Game&Watch entre autres, qui disait que le jeu vidéo était unique, mais que c’était uniquement la mise en scène qui changeait ? Justement pour varier le rythme (cf paragraphe précédent) ? Si mes amis, et il avait raison. Dans la plupart des game&watch d’époque, changer le filtre de l’écran aurait pu revenir à changer de jeu. Nous touchons là le cœur de la problématique de l’article

[toggle title= »La mise en scène dans Tales From the Borderlands » load= »hide »]Messieurs et mesdames, vous êtes là devant une des plus belles scènes d’introduction cinématiques qu’il m’ait été données de voir de ma vie. Non pas pour sa beauté intrinsèque, ni pour son action frénétique, mais vraiment pour son rythme et sa mise en scène.

J’espère que vous avez apprécié. C’est cette scène spécifiquement qui, à la fois m’a donné envie de faire cet article, mais aussi qui a fait de Tales from the Borderlands mon Goty 2015 (je n’ai pas joué à The Witcher 3 cette année-là, désolé). Pour ceux qui n’ont pas fait le jeu, elle ne représente peut-être rien, mais c’est tout l’inverse pour les autres. On voit la la complicité (l’amour) qui peut exister entre Rhis et la sœur spirituelle de Fiona. On voit aussi la folie qui s’empare de Scooter (oui celui de bagnoles de Borderlands) lorsqu’il croise le regard de Fiona, et le dégoût de cette dernière. Il y a ensuite un petit instant héroïque au moment de l’embarquement dans la navette pour le retour de la bande sur Helios. Et puis, il y a cette phase dans l’espace qui mixe parfaitement humour classique (dédicace aux deux méchants qui se tiennent la main) et potache (le petit vomi de Rhys), mais aussi moments de bravoure, notamment ce plan de Pandore à droite et Helios à gauche, qui ferait pâlir le sombre Gravity. Et je laisse de coté l’apparition des différents logos du jeu, d’une justesse improbable qui assure un rythme parfait à cette scène. Petit clin d’œil à Kendji Girac lorsque Rhys change de forme pour devenir Vasquez. Enfin bref, en termes de mise en scène, j’attends une vidéo qui batte celle-ci. Et je le répète : il faut avoir fait le jeu pour apprécier pleinement son déroulé.

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  1. […] narrative la plus profonde possible. J’ai aimé The Walking Dead, surkiffé Tales from the Bordelands, et je voue un culte quasi identitaire à Fahrenheit (soit dit en passant, une de mes premières […]

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