Ratloop. Ce petit nom ne vous dit peut être rien mais il représente beaucoup pour la rédaction. Un petit studio, rien de plus. Et qui édite seulement sur les plateformes de téléchargement qui plus est. Mais nous voulons leur faire part de notre gratitude. Mais pourquoi ? Il s’agit tout simplement du premier studio à faire confiance au Serpent Retrogamer en lui fournissant le jeu gratuitement, pour en faire le test. Nous sommes de grands maintenant ! Et quoi de mieux que de commencer par un bon jeu en plus ? Car oui, ce Rocketbirds là est vraiment bon. En fait, cette nouveauté rédactionnelle est un peu comme la carte chance du monopoly : c’est parce que les bonus viennent de nul part qu’ils sont si bons ! Enfin bref…

Entre sérieux et décalage complet

Un poulet ? Qui fait la guerre à une dictature de pingouins ? Mais ils ont fumé quoi les développeurs pour nous pondre un univers aussi déjanté ? En effet, vous incarnez un poulet repenti qui cherche à renverser une dictature qui écrase tout sur son passage, et qui est dirigé par un vil et cruel pingouin. Comment trouver plus débile sans déconner ? Dur. Toujours est-il que, passé les 2-3 première minutes où on se dit : « mais n’importe quoi ! »,  on s’accroche au personnage. Non pas qu’il fasse preuve d’un charisme qui éclabousse Snake ou Cloud, non. Mais son background est assez consistant. Ancien membre d’élite de la branche armée de la dictature des manchots du nord, il bascule dans la résistance en voyant avec quelle violence sont traités ses concitoyens, les poulets (çà y est, je repars dans mes considérations de « mais n’importe quoi ! »). Une fois ces petites introductions à l’histoire passées, très superficielle au demeurant, nous entrons dans le vif du sujet. Un jeux d’action / plateforme en vue 2D qui déchire sa race ! Notre poulet préféré prend les armes et va tout défoncer sur son passage ! Flingues, mitraillettes, fusils à pompes, grenades… Et j’en passe, constituent votre arsenal pour dézinguer du pingouin. Mention spéciale aux « brain bugs » qui vous permettent de prendre le contrôle d’un de vos ennemis afin de vous débloquer des passages, amenant à la suite de l’aventure. Un arsenal plutôt bien fourni. Mais comment passer sous silence les décors tout simplement sublimes, bien que répétitifs et parfois inégaux ? On ne peut pas. Vous vous baladerez dans des forêts, des bases souterraines, des palais, et bien plus encore. Coté sonore, Ratloop n’a pas fait les choses à moitié puisqu’il s’agit tout simplement d’une des meilleures bande son de jeux disponibles sur le PSN. Il s’agit d’ailleurs du point le plus fort du soft. Notons, pour finir avec cette petite éloge, deux points. Le premier réside dans des phases de gameplay qui changent de l’ordinaire : des passages en jetpacks qui tranchent avec l’action basique. Le second, se retrouve en un mode coopération deux joueurs, certes terminé en 1h30 grand max, mais qui a le mérite de proposer une aventure différente de la trame principale, bien que reprenant les différents environnements du jeu. Voilà pour les points positifs, pas des moindres vous l’aurez remarqué.

Entre lassitude et désinvolture

Mais alors que jusqu’ici tout se passé bien, un orage obscurci le ciel. Et oui Rocketbirds n’est pas exempt de défauts. Ces derniers se focalisant d’ailleurs sur l’aspect central d’un jeu vidéo : le gameplay. Attention, cela reste un bon jeu, mais des petits détails gâchent le plaisir éprouvé par le joueur. D’abord, le soft s’avère assez répétitif. En effet, à force de se balader de tableau en tableau, on en vient toujours à faire la même chose : on avance, on tire, on saute, et on passe au tableau suivant. Bien que certains « allers-retours » à la metroid soit placés par-ci par-là, rien n’y fait, il arrive qu’on s’ennui un peu… Et si l’action prend souvent le pas sur ce fameux ennui, le rythme du jeu n’en est pas pour autant parfait ! Et les phases de plateformes sont là pour nous le rappeler ! En effet, notre poulet inter-cosmique se déplace assez rigidement. Il court comme s’il avait un balais dans le c… Et rate la plupart de ses sauts. C’est pas comme s’il avait des plumes ! Il ne les utilise d’ailleurs pas ! Dernière chose, qui est plus un constat qu’un véritable défaut, le jeu est assez court, mais rien de bien dramatique pour un jeu qui coûte 8,99 euros (pas cher pour le coup !). Comptez 5 – 6 heures max pour toucher la dernière lettre du générique de fin. Pas mal pour un jeu PSN, mais court pour un jeu, tout court. Pour ce point là, c’est à vous de voir ! En tout cas sachez que le jeu se fini d’un trait, preuve de la qualité de ce dernier, et malgré les quelques défauts que j’ai énoncé.

A retenir

Rocketbirds hardboiled chicken est donc un bon jeu, mais il ne restera pas dans les annales de l’Histoire vidéoludique. Entre un beau rendu graphique, un aspect sonore des plus réussi, le jeu s’impose sans problème comme un des meilleurs jeux du PSN dans son domaine, sans compter son mode coopératif qui vous fera passer un court moment en compagnie d’un ami. Malheureusement, le soft est assez poussif dans certains domaines, notamment lors des phases de plateformes. Il arrive qu’on s’ennui mais le jeu se trace tout de même d’un seul trait. Je le conseil à tous les blasés de la 3D qui veulent retrouver un trip old-gen, sans la difficulté excessive qui va avec !

Informations sur le jeu

Plateforme : Playstation 3

Genres : Action – Plateforme

Editeur : Ratloop

Développeurs : Ratloop Asia

Date de sortie : 19 octobre 2011

Le Serpent

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