Ken et Barbie

Ah, les plaisirs sanglants des coups spéciaux et ultra rapides de Ken...

Ah, les plaisirs sanglants des coups spéciaux et ultra rapides de Ken…

Ken’s Rage premier du nom avait tout pour séduire… sur le papier. Déjà, le jeu était développé par Tecmo Koei, auteurs des Musso Tensei, ou Dynasty Warriors par chez nous, massive série de beat’em all particulièrement célèbre au Japon. Si la qualité des épisodes varie, et que la série n’est pas particulièrement appréciée des occidentaux, s’adressant plutôt à un public de niche, il est un domaine dans lequel elle excelle : le massacre de masse, ce qui tombe plutôt bien. Les fans se voyaient déjà aux commandes du puissant Ken massacrer des hordes de soldats à grands coups d’enchaînements destructeurs. Ca aurait pu marcher, ça fleurait bon, seulement voilà, au final, Ken était lent, Ken était mou, Ken était moche, Ken était en plastique, Ken était inefficace. Même verdict pour les personnages secondaires, Toki, frère de Raoh sensé représenter la souplesse du Hokuto, semblait avoir mangé un cassoulet à la graisse d’oie tellement il était pataud, et l’ensemble donnait l’impression de jouer à un jeu tournant aux deux tiers de sa vitesse prévue, un peu comme à la grande époque du 50Hrz. Entre deux combats maladroits et lourds, on avait droit à des séquence d’exploration tristement désertes mettant en avant la maniabilité à la ramasse de notre Héritier de la Grande Ourse en peluche. Les combats de boss tiraient vaguement leur épingle du jeu, mais mettaient quant à eux l’accent sur un autre défaut majeur du titre : sa caméra. Bref, une lourde déception, avec comme seuls points positifs un arbre de compétence sommaire mais néanmoins intéressant, et la possibilité de jouer à deux en écran splitté à un mode « Rêve » dans la pure tradition des Dynasty Warriors : une carte avec des bases à libérer/capturer, des alliés à secourir, des boss à fesser, et la possibilité d’incarner d’autres personnages que Ken.

Le premier épisode s’arrêtait à la fin du premier arc narratif, se concluait avec la saga de Raoh, et la fin laissait évidemment supposer une suite. Conscients du désastre ou simplement à l’écoute des plaintes massives de fans floués, Tecmo Koei attend plus de deux ans avant de débarquer avec ce Shin Hokuto Musô (donc « le véritable Hokuto Musso »), qui reprend l’histoire depuis le début, mais cette fois-ci raconte toute la saga de Kenshiro, jusqu’à sa conclusion. Et force est de constater que la copie a été revue et corrigée, vraisemblablement en fonction des plaintes des fans – une pratique décidément à la mode, pour ceux qui se souviennent de l’affaire FFXIII-2 et des annonces un peu hallucinantes de Square qui assuraient les fans qu’ils avaient pris en compte toutes leurs doléances pour faire cette suite, sorte d’aveu d’échec étrange pour une firme qui a toujours assumé ses élans d’audace et le fait de diviser les fans… Mais bon, en ce qui concerne Ken’s Rage, c’était clairement la bonne marche à suivre, le second épisode étant à des lieux de l’étron originel.

14 réponses
  1. Le serpent
    Le serpent dit :

    Je ne connais pas du tout l’univers de Ken.
    Un jour je m’y mettrais peut-être mais surement pas en passant par ce jeu : j’ai horreur des dynasty warriors….

    Merci pour cette critique fort sympathique tout de même ^^

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    • Toma Überwenig
      Toma Überwenig dit :

      C’est clair que si tu n’as pas du tout la fibre Musso, mieux vaut éviter ce jeu, et lui mettre des petites claques s’il essaie de rentrer de force dans ta console^^!

      Alors après, je ne sais absolument pas quelle relation on peut avoir à Ken le Survivant en le découvrant aujourd’hui en fait.
      Les OAV + long metragesreboot d’il y a quelques années sont bien foutus et peuvent être un bon point d’entrée, vu qu’ils embrassent toute la période Raoh avec des moyens un peu moins cheap que dans la série originelle, avec plus de tension dramatique et toujours autant de violence.
      La série principale est excellente, mais avec quelques problèmes de rythme, chose inhérente aux séries animées japonaise dans l’ensemble, et surtout l’histoire des doublages, car là, soit ça passe, soit ça casse. Peut-être préférer l’intégrale en VOST, car les eps sont non censurés.
      Ce qui est sûr, c’est que vivre sans connaitre Ken le Survivant, c’est presque criminel!

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  2. Bloodevil
    Bloodevil dit :

    En fait toma j’ai découvert Ken y’a pas si longtemps, vers Noël dernier, en scans.
    Ca faisait longtemps que j’avais pas autant kiffé un manga, le design est délicieusement rétro, le rythme est fou, y’a facile deux combats clés par tome et on comprend très bien pourquoi ces persos sont entrés au panthéon des héros cultes du manga.
    Fonce Thibault, ne serait-ce que pour l’ère de Raoh <3

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    • Toma Überwenig
      Toma Überwenig dit :

      C’est vrai, Bloodevil, à force de voir le parcours « classique » des vieux comme moi : on commence par l’anime, on grandit, on regrette que ça ait été trop « kitschisé » par les traductions et censuré, puis on découvre le manga qui évacue cette dimension humoristique mal à propos et on se prend la claque de l’epicness, j’en viens à oublier qu’on peut simplement commencer par le manga sans avoir à subir la touche AB productions!
      Donc oui, je rejoins Bloodevil, pour pousser aux fesses Le Serpent, qu’il se prenne sa claque en rencontrant Raoh, l’homme musclé de partout, même du front^^! (sérieux, il fait pas flipper, le front de Raoh ?!!)

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  3. Bloodevil
    Bloodevil dit :

    Haha moi c’est surtout son cheval qui me fait flipper !

    Au fait ça vaut quoi la seconde moitié du manga ? J’me suis arrêté juste après l’arc de Raoh en mode « j’lirais la suite quand j’aurais le temps » et c’est toujours pas fait ^^.

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  4. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    Mais c’est pas un cheval, c’est un poney! (allez, avoue que c’est marrant, imaginer Raoh sur un poney!) (mais si, je t’assure, c’est drôle!) (mais merde, je te dis que c’est drôle, ça suffit maintenant!)

    Le second arc vaut le coup dans l’ensemble, même si le début est parasité par des personnages ridicules (dont un connard déguisé en drapeau américain (non, ce n’est pas Captain America^^!) ), et quelques vannes mal à propos, mais rien que pour voir Lyn et Bat adultes et reprendre la légende du Hokuto, ça vaut le détour.
    Et on a notre quota de gentils qui se sacrifient, de méchants sadiques qui trahissent, sans compter que l’ombre de Raoh plane sur tout l’arc, et qu’au final ce perso gigantesque réussit encore à gagner en classe et en epicness incarnée.
    Donc oui, ça vaut le coup, en gros^^!

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