Ken’s Fan Service

La narration est assurée par ces scénettes immobiles découpées en cases de manga s'enchaînant dynamiquement.

La narration est assurée par ces scénettes immobiles découpées en cases de manga s’enchaînant dynamiquement.

Koei a clairement décidé d’en donner pour leur argent aux fans de la série, que ce soit sur papier ou en anime. La narration se fait à l’aide d’un découpage en cases de bande dessinée utilisant le moteur graphique du jeu, permettant aux fans de revivre les moments marquants du manga, pour peu que ceux-ci sachent faire abstraction de la modélisation des personnages, bien que plutôt réussie dans l’absolu, pas très expressive néanmoins, et en rupture complète avec le style si particulier de Tetsuo Hara. Les dialogues rythment les enchaînements entre les cases, et la mise en scène sobre et efficace du défilement de ces dernières est plutôt une réussite. Et bon, pouvoir revivre l’intégralité de la saga est vraiment jouissif, de même que prendre les commandes de Bat et Lin adultes met un coup au coeur. D’ailleurs, le nombre de personnages secondaires jouables est plus que satisfaisant, plus du double de l’épisode précédent, et on prendra plaisir à alterner la trame centrale en mode « Légende » et les missions typé Musso en mode « Rêve ». Mais justement, cette envie d’aller voir ailleurs en plein déroulement de l’histoire, de changer d’air, est-ce vraiment bon signe ? Car en effet, le jeu corrige les défauts de son grand frère, le faisant basculer dans l’oubli, et il assure suffisamment de contenu pour combler le fan de la série. Mais ça n’en fait pas un grand jeu pour autant, car c’est au final tout ce que Ken’s Rage 2 a à proposer, un ravalement de façade d’un titre loupé, qui plus est vieux de trois ans… On prend plaisir à revivre l’histoire épique de Kenshiro, mais rapidement, on se lasse, on a envie d’une clope, de manger un bout, de zapper… Le jeu ne réussit jamais à s’accaparer toute notre attention, on n’est jamais « à fond les manettes ». Heureusement que le mode Rêve est là pour diversifier un peu cet enchaînement un peu monotone de pages de manga, de petits soldats gentiment amassés dans un coin pour que vous puissiez mieux les massacrer, et de batailles contre les boss à la difficulté mal équilibrée, ce qui les rend souvent laborieuses.

A retenir

Ken’s Rage 2, s’il est incontestablement meilleur que son prédécesseur, et s’impose sans difficulté comme l’adaptation du manga la plus complète, n’en devient pas indispensable pour autant. Jamais vraiment passionnant, il se contente néanmoins cette fois des défauts inhérents aux Musso, ce qui est un sacré pas en avant. Reste que des Musso, il y en a des meilleurs sur le marché. Alors la vraie question à poser concerne le fan de Hokuto No Ken : sera-t-il comblé par cette adaptation massive et scrupuleuse du manga, ou doit-il passer son chemin en traçant le signe de la Grande Ourse sur le sol ? Ca dépend. Certains joueurs sont allergiques au gameplay particulier des Musso, et ceux-là sortiront déçus de l’expérience. Personnellement, j’y ai trouvé mon compte en tant que fan de la première heure, mais pas vraiment en tant que joueur, même si le plaisir du massacre était bien présent. Malgré toutes ces mises en garde, je le conseillerai malgré tout aux amateurs de l’univers de Ken le Survivant qui ont déjà tâté du Musso sans s’ennuyer ferme au bout d’une demi heure. Aux autres, à essayer avant de sortir la CB…

Informations sur le jeu

Plateformes : XBox360 – PS3

Genres : Beat’em All -Musso

Développeurs : Koei

Éditeur : Tecmo Koei

Date de sortie : 20 décembre 2012 (Japon), 8 février 2013 (Europe)  

toma überwenig

14 réponses
  1. Le serpent
    Le serpent dit :

    Je ne connais pas du tout l’univers de Ken.
    Un jour je m’y mettrais peut-être mais surement pas en passant par ce jeu : j’ai horreur des dynasty warriors….

    Merci pour cette critique fort sympathique tout de même ^^

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    • Toma Überwenig
      Toma Überwenig dit :

      C’est clair que si tu n’as pas du tout la fibre Musso, mieux vaut éviter ce jeu, et lui mettre des petites claques s’il essaie de rentrer de force dans ta console^^!

      Alors après, je ne sais absolument pas quelle relation on peut avoir à Ken le Survivant en le découvrant aujourd’hui en fait.
      Les OAV + long metragesreboot d’il y a quelques années sont bien foutus et peuvent être un bon point d’entrée, vu qu’ils embrassent toute la période Raoh avec des moyens un peu moins cheap que dans la série originelle, avec plus de tension dramatique et toujours autant de violence.
      La série principale est excellente, mais avec quelques problèmes de rythme, chose inhérente aux séries animées japonaise dans l’ensemble, et surtout l’histoire des doublages, car là, soit ça passe, soit ça casse. Peut-être préférer l’intégrale en VOST, car les eps sont non censurés.
      Ce qui est sûr, c’est que vivre sans connaitre Ken le Survivant, c’est presque criminel!

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  2. Bloodevil
    Bloodevil dit :

    En fait toma j’ai découvert Ken y’a pas si longtemps, vers Noël dernier, en scans.
    Ca faisait longtemps que j’avais pas autant kiffé un manga, le design est délicieusement rétro, le rythme est fou, y’a facile deux combats clés par tome et on comprend très bien pourquoi ces persos sont entrés au panthéon des héros cultes du manga.
    Fonce Thibault, ne serait-ce que pour l’ère de Raoh <3

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    • Toma Überwenig
      Toma Überwenig dit :

      C’est vrai, Bloodevil, à force de voir le parcours « classique » des vieux comme moi : on commence par l’anime, on grandit, on regrette que ça ait été trop « kitschisé » par les traductions et censuré, puis on découvre le manga qui évacue cette dimension humoristique mal à propos et on se prend la claque de l’epicness, j’en viens à oublier qu’on peut simplement commencer par le manga sans avoir à subir la touche AB productions!
      Donc oui, je rejoins Bloodevil, pour pousser aux fesses Le Serpent, qu’il se prenne sa claque en rencontrant Raoh, l’homme musclé de partout, même du front^^! (sérieux, il fait pas flipper, le front de Raoh ?!!)

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  3. Bloodevil
    Bloodevil dit :

    Haha moi c’est surtout son cheval qui me fait flipper !

    Au fait ça vaut quoi la seconde moitié du manga ? J’me suis arrêté juste après l’arc de Raoh en mode « j’lirais la suite quand j’aurais le temps » et c’est toujours pas fait ^^.

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  4. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    Mais c’est pas un cheval, c’est un poney! (allez, avoue que c’est marrant, imaginer Raoh sur un poney!) (mais si, je t’assure, c’est drôle!) (mais merde, je te dis que c’est drôle, ça suffit maintenant!)

    Le second arc vaut le coup dans l’ensemble, même si le début est parasité par des personnages ridicules (dont un connard déguisé en drapeau américain (non, ce n’est pas Captain America^^!) ), et quelques vannes mal à propos, mais rien que pour voir Lyn et Bat adultes et reprendre la légende du Hokuto, ça vaut le détour.
    Et on a notre quota de gentils qui se sacrifient, de méchants sadiques qui trahissent, sans compter que l’ombre de Raoh plane sur tout l’arc, et qu’au final ce perso gigantesque réussit encore à gagner en classe et en epicness incarnée.
    Donc oui, ça vaut le coup, en gros^^!

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