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Anarchy Reigns est un jeu étrange. On en a très peu parlé en occident, alors que pourtant Platinium Games a tout de même une réputation dans nos contrées. Mais non, en plus d’être sorti en retard, ce jeu est surtout sorti de nulle part. Tel le jeu japonais foutraque du début d’année, Anarchy Reigns, malgré tout son univers très oriental ne démontre pas sa volonté de s’occidentaliser en poussant à fond le concept du jeu de combat multijoueur en ligne, le tout dans un univers fantasmagorique canalisant un gameplay dans la lignée des anciens jeux du studio.

Un imaginaire barré

Visuellement, Anarchy Reigns a de l’audace, il faut l’avouer.

Il suffit de voir quelques screens du jeu pour bien s’en rendre compte : Anarchy Reigns est un jeu à la limite du psychédélique. Là où par exemple, Street Fighter X Tekken avait déjà voulu s’aventurer, couleurs chatoyantes, effets fluorescent, lumières quasi stroboscopiques. C’est un style extrême qui ne pourra pas donc plaire à tout le monde mais il faut avouer que le tout reste regardable et supportable, et même si les performances techniques sont à la ramasse, j’ai trouvé que l’apport artistique attribué au jeu à travers toutes ses couleurs et ses milliers d’effets de jaillissements et d’impacts étaient généralement bien foutus. D’autant plus que le framerate tiens la route, même si 850 ennemis sont en train de voltiger autour de toit pendant que tu fais exploser 5 voitures et que tu fracasse la gueule d’un boss. L’univers quant à lui est totalement en affirmation comme étant une sorte de fausse suite de MadWorld, le personnage de Jack faisant carrément parti de la moitié du jeu. L’univers est Mad Maxien au possible, développe une terre méconnaissable encore plus futuriste que MadWorld, l’humanité à évolué et s’est robotisé, des monstres sont issus des futures guerres bio-chimiques, des séismes et d’autres catastrophes naturelles ont ravagé des villes entière pour transformer le monde tel qu’on le connait en un royaume en proie à l’anarchie, et le règne de la violence. Reste cependant une certain civilisation mais soumise à un gouvernement dictateur et totalitaire. Un beau monde de merde comme on les aime, prétexte à toutes sortes de combats épiques. Dommage que le scénario reste plutôt anecdotique au final, rien d’assez bon pour ce que pouvait entrevoir cet univers aussi déjanté. Mais attention, l’univers d’Anarchy Reigns n’est pas « comique » dans le sens où tout est pris au sérieux. Lorsqu’un boss sous la forme d’énorme cochon portant des lunettes de ferrailleurs et une salopette de plombier se bat contre vous, tout reste trop sérieux, le jeu en lui même ne s’assume pas, et c’est là une grosse erreur. Nan parce que oui le bestiaire est à la limite du ridicule, on passe du robot, au stalker, au godzilla, au kraken, au humanoïdes-animaux, tout serait mieux passé si le jeu s’étaient mis comme idée en tête de faire un jeu délire au scénario comique. Mais ce n’est rien de tout ça, le jeu veut même se plonger dans le drama parfois, sans succès bien sûr. Heureusement, que le principal du jeu reste quand même son gameplay et ses quelques modes de jeu. Notons tout de même l’un des pires doublages français de ces dernières années, qui décrédibilise encore plus le tout, ajoutez à cela l’impossibilité de choisir d’autres langues histoire que ça passe mieux.

3 réponses
  1. Le serpent
    Le serpent dit :

    Ce Temps moderne m’a bien fait trippé !
    Mais quand on y pense le titre : « Le règne de l’anarchie » Ca veut rien dire… L’anarchie se défini par l’absence de tutelle…

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    • Logosh
      Logosh dit :

      Je pense que c’est une sorte d’oxymore voulue par les développeurs eux-même j’imagine, histoire d’aller jusqu’au bout du délire.
      Après le truc qui m’a frappé, c’est la prise de sérieux dans le scénario du jeu, je trouve ça vraiment dommage.

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      • Le serpent
        Le serpent dit :

        tu vois je l’y attendais vraiment pas !
        Après, niveau histoire du développement, il me semble que ca a été assez chaotique sur la fin, notamment à cause de la réorientation de SEGA vers le dématérialiser. Un peu comme ce fut le cas avec Aliens colonial Marines

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