Entre classicisme et originalité

Une narration par vignette. C'est vieux !

Une narration par vignette. C’est vieux !

C’est toujours du combat au tour par tour. Classique ? Oh que oui ! Chaque personnage lance une action une fois que son tour arrive, avec la possibilité de prendre l’avantage en tapant l’ennemi sur la carte avant de lancer le combat. Bref, c’est vraiment trop classique. Pire que le système de combat de Dragon Quest, c’est pour dire ! Vos alliés débloquent de nouvelles techniques alors que Ayesha elle, utilisera des objets. Ces derniers peuvent être améliorés au fur et à mesure. Le bestiaire, d’une extrême pauvreté (les mêmes monstres avec des couleurs différentes…), et la rareté des boss finissent de faire de cet épisode un des J-RPG les plus pauvres de cette génération en ce qui concerne le système de combat. Malgré tout, quelques petites variantes pointent le bout de leur nez : le placement de vos personnages dans l’arène de combat qui détermine les bonus/malus. C’est tout… Mais venons-en au cœur du gameplay : l’alchimie. Il s’agit du gros point original de tous les « Ateliers ». Et comment tuer une originalité ? En la simplifiant pour la rendre accessible bien sur ! La notion de qualité de l’objet selon les caractéristiques des matières premières est toujours au cœur du principe, mais il n’y a plus de recettes à découvrir. Pour vous améliorer, l’histoire vous pose des grimoires sur le chemin, sans autre possibilité de recherche de la recette ultime! Il y a toujours des jauges avec des paliers pour savoir quels bonus on va octroyer à notre fabrication, le temps que cela va nous prendre, etc… Mais la saveur n’est pas intacte… En ce qui concerne le système de cueillette, là encore : simplification. On peut maintenant avoir dans un seul compartiment le même objet avec les même caractéristiques, ce qui permet de se promener et de ramasser beaucoup plus d’éléments avant d’avoir a revenir en ville pour déposer tout notre nouveau stock.

A retenir

En conclusion, Atelier Ayesha est un RPG japonais reposant et mignon, mais pauvre et lassant. L’héroïne pure et innocente risque de vite énerver les joueurs, tout comme les dialogues. Le jeu intégralement en anglais et doté de graphismes dignes de la PS2 (je ne rigole pas) est donc réservé à une frange de joueur très particulière. Et encore! L’alchimie qui constituait peut être la seule originalité de la série, a été simplifiée au risque de décevoir les habitués… Je suis désolé mais je vous le déconseille…

Informations sur le jeu

Plateforme : Playstation 3

Genre : Jeu de rôle

Développeurs : Gust Co Ltd

Éditeur : Tecmo Koei

Date de sortie : Mars 2013 

Le Serpent

0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *