Bayonetta, c’est un peu comme un Histoire d’amour. On traverse parfois des moments difficiles, qu’on croit insurmontables, mais au final, on en ressort grandi, on n’aime, on en veut encore plus et on ne veut plus décrocher. Oui je sais, j’ai le sens de la formule, c’est de naissance. Toujours est-il que Bayonetta a su me faire réver car, comme le dit la formule, c’est bien dans les vieux pots qu’on trouve les meilleures recettes. Mais lorsque ces dernière sont améliorées, sans pour autant perdre de vitamines, c’est dément ! Et bien Bayonnetta c’est un peu çà.

Plastique de rêve, mais pas que.

Gros monstres et environnement épuré, nous sommes bien dans un beat them all

Quand je dis qu’elle m’a fait rêver, il faut le prendre avec des pincettes et surtout au second degré. Je n’ai jamais, pendant mes nuits, établi des fantasme à l’égard de cette pourtant bien belle Bayonetta. C’est plutôt de par les sensations retrouvées qu’elle m’a fait me rappeler. Mais avant toute chose, force est de constater que, toute considération rétro mise à part, le soft déboite ! Les effets spéciaux s’enchainent à une vitesse jamais vu, les combats sont d’un dynamisme ahurissant et le rythme est drôlement bien soutenu, à un point où on se demande quand cela va s’arrêter ! Des combats infernaux qui vont plus loin que ce qu’on retrouve dans un God of war, c’est pour dire ! Je sais, çà en fait beaucoup des « ! », mais que voulez vous, c’est ce qui résumerait au mieux l’expérience Bayonetta, à défaut d’avoir un petit smiley « retro ».

Revenons aux choses sérieuses.

Bayonetta ou l’art de rendre magnifique le grand n’importe quoi !

Oui, Bayonetta est typiquement le jeu qui prend ses racines dans des jeux d’antan. Le premier, le plus évident et le plus récent, c’est bien Devil May Cry. Le premier s’il vous plait ! Vous savez, celui qui nous à mis une claque phénoménale à sa sortie ! Bayonetta (qui est aussi le nom personnage, un peu compliqué tout çà !) et le pendant féminin de Dante, c’est évident. Mais il est paradoxalement difficile de trouver une autre source directe d’inspiration. Bayonetta se rattachant plus à un état d’esprit qu’à un vrai jeu qui aurait marqué les esprits. Elle renoue avec l’époque où les développeurs osaient partir dans tous les sens, en proposant des scénarii qui ne ressemblaient à rien et des personnages haut en couleurs. C’est en cela qu’on peut rapprocher ce jeu à Parodius, ce fameux shoot them up, sorti sur 16 bits, ayant parodié (et oui c’était compréhensible en même temps) son propre genre. Les gars de Platinium games se sont lachés, comme souvent d’ailleurs, pour nous proposer un soft totalement décalé, et d’une difficulté particulièrement élevé (fini les boss torché en un coup). Et pour ne donner qu’un exemple de ce décalage omniprésent et totalement inédit sur nos current gen : lorsqu’un combat s’engage, la musique n’est pas épique à la god of war ou tout autre beat them all actuel, non, il s’agit plutôt d’une musique pop, totalement kawaiii, collant néanmoins avec notre sorcière préférée.

A retenir

Bayonetta n’est surement pas le genre de jeu que l’on se souviendra dans 20 ans (quoi que ?). Et c’est bien dommage tellement il le mériterait ! Le retour au rétro dans des genres actuels est totalement louable, surtout lorsque cela est bien fait comme ici. Alors je ne dirais que deux choses. La première, si vous êtes un fan invétéré du Serpent rétrogamer, et aligné avec nos considérations de retrogamers, foncez en magasin (ou sur Amazon, depuis notre site, un peu de pub ne fait pas de mal^^), vous ne serez pas déçus ! La seconde, un grand merci à Platinium games pour ce bijou !

Informations sur le jeu

Plateformes : Playstation 3 – Xbox 360

Genre : Beat them all

Développeurs : Platinium games

Éditeur : Sega

Date de Sortie : Janvier 2010

Le Serpent

 

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