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Dans la vie, il y a deux sortes de jeux vidéo : ceux que j’attends et les autres. Désolé Usul de te piquer la formule (car je sais pertinemment que tu lis tous nos tests, cela va de soi) Et Beyond : Two souls faisait bien évidemment parti de la première catégorie. Grand des productions Quantic Dreams, notamment de Fahreneit, j’attendais le nouveau bébé de David Cage avec la plus grande impatience. Mais voilà, il arrive parfois que j’attende tellement un jeu, que la déception apparait souvent comme inéluctable. Cela n’avait pas été le cas avec Heavy Rain, mais ça l’est avec Beyond…

Division.

Très beau, mais qui divise...

Très beau, mais qui divise…

Beyond : Two Souls est l’archétype du jeu à avis tranché (même si je n’en ai pas un, mais je ne suis pas normal vous le savez déjà). Soit on adore, soit on déteste. C’est un peu pareil pour toutes les productions Quantic Dream, certains exaltant le coté cinématographique poussé à outrance, alors que certains déclarent que « ce n’est pas un jeu ». L’accueil de la presse spécialisée n’est d’ailleurs pas ce qu’on pourrait appeler de « mitigé », non. On passe carrément d’un extrême, la critique très positive de Gameblog ; à l’autre, le scepticisme de Gamekult. Ce n’est pas mon style de regarder les critiques des sites internets, très bien au demeurant, mais que je qualifie de « guide d’achat ». Car oui, pourquoi aller sur Gameblog ou Gamekult pour autre chose que la note finale qui me permet de savoir si oui ou non l’achat du jeu en question est envisageable ? (Mode Tomatroll activé). Mais étant tellement partagé, j’étais obligé de consulter certains de mes confrères. Et sans transition : le début véritable de la critique.

Cinématographisation.

Un jeu avec de "vrais" acteurs. Alors cinéma ou jeu vidéo ?

Un jeu avec de « vrais » acteurs. Alors cinéma ou jeu vidéo ?

Comme le dis régulièrement ma femme (à dire façon Colombo bien évidemment) : « le mieux est l’ennemi du bien ». Alors niveau synopsis, je vais faire très court. On suit l’histoire de Jodie Holmes, une jeune femme tout ce qu’il y a de plus extraordinaire, possédant des pouvoirs surnaturels lui procurant un lien psychique avec une entité tout ce qu’il y a de plus mystérieuse, qui doit parcourir le globe pour faire face à son destin. Voilà. On suit son évolution au cours d’environ 15 ans de sa vie, de son enfance à la « ving-cinquaine » passée. Un pitch plutôt standard… Par le lien avec cette entité, qui se prénomine « Aiden » (pas d’allusion à Metal Gear Solid tu feras, commandement numéro 3), le jeu centre son discours autour de questions relatives à ce qu’il y a après la mort. L’univers est sombre, particulièrement bien travaillé, bien que moins dérangeant que dans Heavy Rain. Plus rare cependant, David Cage a fait appel à des acteurs de renoms pour jouer les personnages du jeu. Une motion capture complète et de qualité, porté par Ellen Page (Jodie) et Willem Dafoe (Nathan Dawkins). Leurs visages sont reconstitués à la perfection, et les expressions faciales transmettent de belles émotions, allant de la haine à la compassion, en passant par le désir de vengeance. Tout cela desservie par une technique quasi-irréprochable. La current-gen souffre et souffle tout ce qu’elle peut. Mais s’il n’y avait que la technique…

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