Le jeu de mot qui orne subtilement son titre reflète à lui seul l’ambiance et l’esprit de l’experience qu’il offre. C’est bien le bras réarmé de la justice qu’on nous propose d’incarner, dans toute sa badasserie désuette toute droit sortie des années 80. Car Bionic Commando : Rearmed est un remake autant qu’un excellent jeu.

Y’a plus de jeux NES

Bionic Commando est un jeu de Capcom sorti en 1987 sur Arcade, et surtout en 1988 sur NES, et que je ne connaissais pas. Je n’y ai, je le confesse, pas joué à l’époque, et je ne l’ai lancé qu’il y a quelques semaines sur émulateur pour me faire une idée, bien après avoir épuisé son remake. Je crois qu’il avait de novateur pour l’époque le fait de proposer une feature particulière de gameplay pour un platformer : l’usage systématique d’un grappin. Fait assez singulier pour être souligné, il apportait cette innovation tout en retirant l’action la plus fondamentale qui puisse être pour définir un platformer : on ne pouvait pas sauter. C’est un peu comme si on proposait un tennis sans balle. Ou un scrabble sans mémé. Je vous laisse mesurer l’audace. Bref, c’était couillu et, d’après témoignages d’époque, foutrement dur. Cependant le jeu est tombé dans une certaine forme d’oubli, celui du grand public, pour ne subsister que dans l’âme éclairée de certains enfants, devenus adultes aujourd’hui, et parfois même développeurs de jeux vidéo…

La grimace des vieux sages

Grin, défunt studio (c’est une autre et triste histoire…) à l’origine du reboot Bionic Commando sur 360/PS3/PC de 2009 (qui est beaucoup plus intéressant que les critiques ont voulu le croire), a accompli avec Bionic Commando : Rearmed un remake particulièrement studieux. Après avoir survolé le jeu original, j’en ai déduit qu’absolument toutes les bonnes idées d’époque (et il y en avait moults !) ont été reprises et améliorées pour les joueurs du XXIème siècle. Overworld stylé. Niveaux « bases alliées » où le joueur récupère des équipements qui lui débloquent des zones, et peut papotter avec les bidasses du coin (« J’aime l’odeur du napalm au p’tit matin. »). Camions de transports de troupes ennemis qui se balladent en random sur la map et qui, s’ils croisent notre route, nous propulsent dans un niveau spécial (vu de dessus où on doit dézinguer tous kakis jusqu’au convoi, et le faire exploser). Niveaux découpés en plusieurs phases par un passage obligé dans une salle de contrôle, où des dialogues par radio nous donnent indices et accès pour battre le boss de zone… Bref, c’est appliqué et précis, dans le respect de la tradition.

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  1. […] et série « Mega Man »). Ils sont également accompagnés à la musique de Harumi FUJITA (« Bionic Commando » et plus tard « Blazing […]

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