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Chaque année, on a l’impression d’assister à la copie conforme de l’année précédente. Car c’est bel et bien chaque année que l’on a droit à un nouveau Call of Duty, licence hollywoodienne et ultra-populaire pouvant à la fois déchaîner des masses de fans mais aussi des masses de « haters ». Tandis qu’en 2011, l’opus Modern Warfare 3 avait reçu un avis mitigé, entre très bon du côté de la presse mais beaucoup moins du côté des joueurs, on peut se demander si, une fois n’est pas coutume, ce tapage médiatique aura eu raison sur l’éventuelle qualité de cet épisode, intitulé Black Ops 2, étant naturellement la suite du premier.

 Un solo toujours aussi médiocre

Quand je vous dis Hollywoodien, c’est un euphémisme.

Histoire de commencer avec les points qui fâchent pour finir ensuite positivement, je vais aborder le mode campagne du jeu, plaçant le joueur à plusieurs moments de l’histoire : en pleine guerre froide ou dans une guerre future en 2025. C’est donc sur ce point que Black Ops 2 impose déjà un argument de taille : le changement du cadre temporel. Alors que les autres opus se contentait de nous narrer une seconde guerre mondiale, une guerre froide ou une guerre très très proche (voire quasiment contemporaine), celui-ci joue la carte du changement avec une guerre qui aurait éventuellement lieu dans plus d’une dizaine d’années. Ce changement d’époque peut amener à de nombreuses modifications et à un certain renouveau du gameplay. Première chose que l’on peut constater : ce n’est pas le cas. Même si, en apparence, l’on croit assister à des scènes innovantes incluant toutes sortes de gadgets et autres véhicules de guerres, cela reste uniquement extérieur à l’expérience de jeu, car derrière cette façade nouvelle l’on assiste encore et toujours au même gameplay basique du – grossièrement – « avance, tire, recharge, avance » . Un ensemble scripté qui peut être divertissant mais qui peine à proposer un quelconque intérêt.

Néanmoins, même si le principe de base est strictement identique, on peut remarquer quelques nouveautés figurant le minimum syndical pour un opus vendu tel « le changement » dans la série. Au programme, beaucoup plus de véhicules qu’avant – malheureusement, assez limités dans leur conduite et dans leur utilisation – beaucoup plus de petits outils en tous genre, des robots terrestres, du piratage, des combinaisons d’invisibilité (qui a parlé de Ghost Recon?) ou encore beaucoup plus d’armes véritablement nouvelles contrairement à ce que l’on pourrait penser. Outre le non-changement clair et net de la manière de jouer à la campagne de ce nouveau Call of Duty, il y a une chose que l’on ne peut mettre de côté : ce Black Ops 2 donne des choix aux joueurs. Choix influant directement sur le déroulement du scénario et donc sur la fin du jeu, rien d’exceptionnel cela dit mais c’est toujours un parti-pris appréciable pour une licence qui prenait le joueur par la main sans jamais lui donner vraiment l’occasion de se manifester (on était cantonnés à un état de spectateur de film d’action à gros budget). Reste que globalement, ce mode campagne de Call of Duty Black Ops 2 reste une plaie, certes moins manichéen dans son message mais toujours aussi nationaliste et à moins que vous soyez un fan invétéré de l’Amérique et de ses choix géopolitiques qui ne me concernent pas, vous ne trouverez aucun véritable moment de bravoure dans ce scénario assez prétentieux pour le coup.

1 réponse
  1. Le serpent
    Le serpent dit :

    Et ben tu vois, je suis assez peu de ton avis.

    Je DETESTE le multi compétitif. J’aime bien y passer quelques heures avec des amis mais pas plus, préférant largement le multi coopératif.

    Toujours est-il que je n’en peux plus de cette orientation multi au détriment du solo. Mais merde faite un COD SOLO ! Un vrai de vrai, avec une vraie durée de vie et de vraies trouvailles !

    Qui en appelle à cela parmi vous ?

    Répondre

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