Il y a que les paysages qui sont open pour de la contemplation.

Il y a que les paysages qui sont open pour de la contemplation.

Le jeu se présente comme un Darksiders-God Of War un peu bâtard. Pourtant à l’annonce les marketeux et les développeurs nous annonçaient par le biais de semi-journaliste que le jeu serait « OPEN-WORLD FUCK YEAH§§§ ». Finalement, on nous propose des maps semi-ouvertes qui ne proposent pas grand-chose à trouver à par des cristaux pour améliorer sa santé/pouvoir ou des parchemins décrivant le background du jeu. C’est la technique de game-design la plus répandue et pimp de cette génération, cet environnement est un couloir avec un peu d’espace, ça suffit quand même aux marketeux d’appeler ça un Open-World. On nous mets des pouvoirs à disposition, mais qui ne sont qu’utiles que sur certains moments, en résumé le jeu fait une mauvaise balance d’offre et d’utilité, il aurait été plus judicieux d’étoffer les cartes et laisser plus de possibilités avec les pouvoirs. En ce qui concerne le travail en tant que Beat Them’All pur et simple, LOS 2 fait bien son travail, les retranscriptions des coups sont bien rendues (même si à l’intro je ne les sentais pas vraiment), c’est un plaisir de savater du démon et des boss, le système de leveling est plutôt intelligent par ailleurs, ce qui ma foi surprend vu la qualité globale boursouflée de mauvaises idées. Le niveau de maîtrise des trois armes de Belmont (fouet, griffes et épée) augmente si on varie les combos, ce système incite le joueur à arrêter de spammer le même combo pendant tout le jeu (système de pourcentage), un système de récompense plutôt habile.

castlevania-lords-of-shadow-2-xbox-360-1393316034-138Malheureusement, les rares bonnes idées s’arrêtent à cette porte, comme je vous l’ai fait comprendre à l’introduction, le jeu est parsemé de bonnes idées, mais tuées par des idées de merde et les séquences d’infiltration en font définitivement parties. Si je vous dis Beat Them All ? Vous me dîtes ? « Oué on tap tou le temps », exactement, LOS2, lui voulait un peu révolutionner le schmilblick, un peu trop d’ailleurs. Parce que autant détruire les idées ingénieuses par quelque chose de très fort, dans le jeu, vous allez devoir vous infiltrer 1/4 du temps de jeu, pourquoi ? Bien pourquoi pas ! Autant vous arrivez foutre des branlées à des monstres de 10 mètres de haut, autant mourir devant des mecs de 3 mètres qui vous one-shoot d’un coup…des putains de garde de merde. Je me mets en colère très rarement devant un jeu vidéo, mais là il mérite toutes ses critiques négatives, non seulement ces phases sont aussi dégueulasse que le chara-design global des ennemis, mais en plus ça casse l’once de plaisir de jeu que je lui accordais, en exemple on a le passage du train entre séquences baston et semi-infiltration qui est d’une bêtise rare, aucun sens du rythme, c’est affligeant et dîtes vous que c’est la moins craignos (la partie avec les feuilles est une autre paire de manches). Pourtant, ces parties d’infiltration auraient pu participer à une création d’un rythme soutenu et qui donne envie de continuer, a l’instar des énigmes dans GOW entre les combats. Mais ces parties là instaurent de la frustration, attention, de la mauvaise frustration, le genre qui ne donne pas envie de continuer, de ranger le Blu-Ray dans sa boite sans notice et d’aller le vendre à un Cash Express qui le revendrait 25 €, sans remords.

A retenir

Même si concrètement, il est loin d’être séduisant, le jeu se sauve à un poil de la catastrophe vidéoludique. Comprenez bien ça ne reste une oeuvre convenable qu’à certains points, dû au développement catastrophique. « MON DIEU » oui j’ai presque aimé et je ne sais pas pourquoi, peut-être que j’ai payé le jeu 50 € et ça m’a emmerdé vu le résultat ou peut être qu’une bonne partie du jeu m’a amusé. Je ne sais pas si c’est de jouer le rôle d’un connard malgré lui qui m’amuse, les combats dynamiques à la GOW ou bien tous les défauts qui m’ont sauté à la tronche, mais malheureusement je crois bien que cette production est a réserver aux fans de la licence en premier lieu et encore selon votre habilité à encaisser des tonnes d’erreurs de game-design, sinon fuyez.

Informations sur le jeu

Plateformes : PS3 – Xbox 360 – PC

Genres : Beat’em all – Infiltration

Développeurs : Mercury Steam

Éditeur : Konami

Date de sortie : Février 2014

Koreana_

11 réponses
  1. Uinseann Ayflahm (Deadmarye)
    Uinseann Ayflahm (Deadmarye) dit :

    « je sais les grandes lignes scénaristiques, je connais les subtilités et on me la rabâche depuis que je touche une manette »

    Ha ha ha :’ )

    « Monde de merde ! »

    Catch phrase ?

    « En 2010, le premier volet avait su créer la surprise, la majorité des joueurs et la presse spécialisée, main dans la main, chantaient des louanges à son nom pour son souffle épique, sa narration et sa beauté. »

    Séduit avant d’y jouer, déçu tout le long de l’aventure, parfois j’me dis que je ne sais pas voir où est la qualité alors que je m’amuse sur des conneries. Arf.

    « vous voilà dans la merde »

    Encore ? Mais qu’est-ce que c’est que ces histoires de merdes ? La merde serait le point sensible des hommes du Serpent Retrogamer ? C’est peut-être dû à un accroissement de RPG Sakaguchien.

    « c’est du repompage de la Playhistoire des 10 dernières années (God of War, Batman Arkham & Uncharted en tête). »

    Ah oui, que le meilleur en plus.

    « Msieur Belmont se met sur la tronche avec des jésuites en armure de Saint Saya pour finalement se faire éclater et se réveiller avec la plus grande gueule de bois […] alors il va sauver la terre à sa façon à travers deux époques entre le présent et le passé, style Retour vers le futur, mais sans Delorean, ni de Doc’ »

    Alors là, c’est du grand art.

    « et à la sorcière « JAI DES BOOBS » »

    Ah bah alors ! Il est pas si pourri finalement !

    « Le jeu se présente comme un Darksiders-God Of War un peu bâtard. »

    Tant de compliments, attention, on risquerait de croire que t’aimes bien.

    « mais malheureusement je crois bien que cette production est a réserver aux fans de la licence en premier lieu et encore selon votre habilité à encaisser des tonnes d’erreurs de game-design, sinon fuyez. »

    J’en ai eu des bons écho et globalement on me sert « Hormis un problème de setting, ça passe ». Peut-être, je n’y jouerais, pas disons que mon expérience sur le premier épisode et ton test ne donnent pas envie de tenter cette aventure. Et le BTA/Infiltration, c’est pas vraiment ma choppe de bière. Globalement, à le regarder, le jeu me dégoute un peu, comme si l’ennuis est inévitable et lui colle au pixel.

    Répondre
    • Koreana_
      Koreana_ dit :

      « vous voilà dans la merde  »

      Ah excuse Deadmarye, pour le coup il y a la répétition du mot « merde », c’est vrai que j’aurai pu le remplacer par un mot plus subtil.

      « J’en ai eu des bons écho et globalement on me sert « Hormis un problème de setting, ça passe ».

      Non mais après j’ai envie de dire le goût et les couleurs quoi ! Il y en a qui aime et heureusement pour Konami et MercurySteam, parce que sinon a par les fans de la licence et ceux qui peuvent aimer le genre infiltration-Beat’em, bien il y a plus grand monde pour encaisser ce jeu.

      Répondre
  2. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    Une belle critique incisive pleine de moments forts et agréable à lire, cherl Koreana_!
    (j’ai failli te rajouter un petit mot d’amour à la relecture pour la cape lynchienne, et je me suis bien marré face à ton résumé de l’intrigue^^)

    Les créateurs égotistes du JV commencent à me casser les burnes doucement, en fait, et à plus forte raison quand ils nous privent d’une suite attendue par caprice (Phil Fish, si tu m’entends…), quand ils reposent sur un buzz sans rien foutre derrière (ici, le Molyneux!), ou quand leur ego en vient à saborder littéralement le travail d’une équipe a priori passionnée!
    Un exemple inquiétant et un beau gâchis visiblement…

    Répondre
  3. Flbond
    Flbond dit :

    Un temps moderne bien écrit qui se respecte, mais les points soulevés me laissent un peu perplexe. Les phases d’infiltration sont assez infectes dans un TPS, mais c’est également le cas dans la série des Arkham, le côté un peu cliché se trouve également dans Uncharted, le côté un peu fermé et scripté dans God of War. J’ai plus l’impression d’une histoire de goût qu’un jeu objectivement moyen.

    Après c’est qu’un avis.

    Répondre
    • Le serpent
      Le serpent dit :

      Les phases d’infiltrations dans la série Arkham est totalement justifiée :
      1. elles sont bien menées et ne cassent pas le rythme tout en amenant de la variété
      2. Elles se justifient quant à l’approche des situations par batman, qui essaye souvent d’éviter la castagne.
      3. tu ne dis pas de mal de Batou !

      Répondre
      • Flbond
        Flbond dit :

        Bah je suis particulièrement anti phase d’infiltration alors, car la phase par exemple dans Asylum où il faut se frayer un chemin jusqu’à Harley Quinn dans le repaire de Poison Ivy où le moindre souffle même contre un soldat dos à toi te fait perdre m’a fait l’effet d’une purge.

        C’est un jeu excellent je ne dis pas le contraire, mais sans les phases d’infiltration ça serait parfait.

        Répondre
  4. Yannou
    Yannou dit :

    Thibault les phases d’infiltrations dans Batman sont ultra linéaires et n’innovent en rien dans les deux dernier opus. Le nie pas

    Répondre
  5. Bloodevil
    Bloodevil dit :

    De toute façon quand on a retourné Mark of the Ninja en hard sans tuer personne le reste de l’infiltration ça fait tièp’ :).

    J’ai kiffé les phases d’infiltration dans les Batman, leur seul problème, surtout dans Arkham City, c’est qu’on est tellement vite surpuissant. Ca s’apparente plus à un puzzle de comment tuer tout le monde qu’une belle danse avec la ronde des ennemis et leur champ de vision.

    Répondre

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *