In Girum Imus Nocte Et Consumimur Igni

Bon nombre d'énigme se résoudront à l'aide de votre compagnon Igniculus.

Bon nombre d’énigme se résoudront à l’aide de votre compagnon Igniculus.

Il s’agit de la présence de Igniculus, la petite flamme bleue qui vous accompagne dès le début de votre aventure! Personnage secondaire dans tous les sens du terme, son rôle en terme de gameplay peut sembler tout autant accessoire, et dans un premier temps limité à l’activation des Fleurs de Vœux, bosquets de fleurs parsemant Lemuria et délivrant de petits flocons de lumière permettant de récupérer des points de vie et de magie. Néanmoins, sa présence permet la mise en place au fur et à mesure de phases flirtant avec le puzzle game. Car Igniculus  émet de la lumière le temps d’une pression prolongée sur la gachette. La version PSVita tente courageusement d’utiliser le pavé tactile arrière pour le diriger, mais ne fait qu’offrir un exemple de plus de l’inutilité déprimante du dit-pavé, entrant nécessairement en conflit avec l’ergonomie générale de la console. On se rabattra donc rapidement soit sur l’écran tactile, soit sur le maniement façon console de salon, à savoir le stick droit. Outre le fait qu’il puisse traverser les murs, ses salves de lumières permettent notamment d’ouvrir certains coffres spécifiques, à éclairer les passages sombres, activer des mécanismes, débloquer des portes… Et éblouir les monstres croisés sur votre chemin!

TEMPSMODERNEChilddarkFonction utile en lors des phases d’exploration – permettant soit d’esquiver un affrontement, soit de l’entamer en mode « attaque surprise » -, elle devient centrale lors des affrontements, car les adversaires éblouis sont aussi ralentis. Et c’est là que les combats révèlent leur dynamique interne et leur dimension stratégique. Car il ne suffit pas d’aveugler en continu l’adversaire et matraquer le bouton action pour gagner le combat. La puissance d’Igniculus – dont un des pouvoirs est de vous redonner quelques points de vie en brillant sur votre personnage – est liée à une jauge qui se vide graduellement et se recharge lentement, donc on tomberait rapidement en rade, et bon, on ne peut éblouir qu’un ennemi à la fois, hein! Mais il est de plus souvent utile de laisser un ennemi vous frapper rapidement avant que vous n’entriez dans la zone d’action, afin de ne pas subir l’interruption de votre attaque mentionnée plus haut et pouvoir le punir à son tour. A vous de jouer sur le timing afin de rester dans la course et de frapper au bon moment, car les adversaires sont soumis aux même limitations que vous : un coup pris dans la zone rouge et c’est le retour à la case départ sur la jauge d’action.

TEMPSMODERNEChildhouseLa dimension stratégique, si elle reste simple, n’en est pas moins fine et dynamique, offrant au joueur une participation active aux affrontements au delà du choix de l’action. La possibilité de changer de personnage à tout moment sans subir de malus compense et se marie fort bien avec le fait que l’on ne puisse se battre qu’à deux,  le tout participant de cette volonté de rendre les affrontements dynamiques tout en respectant les idiomes du genre, puisant allègrement et intelligemment dans la culture du RPG. C’est donc tout naturellement que l’on aura droit à un arbre de compétence là encore simple et efficace, chaque chemin correspondant à une approche spécifique du personnage. L’évolution est souple, et la découverte des sous-menus parfaitement rythmée sans être forcée, toute en souplesse, ce qui permettra au joueur d’embrasser les subtilités du jeu en douceur, comme la gestion des occuli, pierres d’ornement permettant de modifier les statistiques de votre arme. Ces pierres sont relativement nombreuses et peuvent fusionner, offrant là encore des possibilités assez riches tout en restant claires.

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A retenir

On peut sans la moindre hésitation l’affirmer : Child of Light est une véritable réussite! Les prises de risque sont nombreuses et s’avèrent toutes payantes, offrant au résultat final une vraie personnalité. Hommage assumé au J-RPG, Child of Light gagne sur tous les tableaux. Assez original pour surprendre, saturé de références toutes parfaitement maîtrisées, bénéficiant d’une narration aux petits oignons, le jeu s’impose comme indispensable pour quiconque a encore un peu de rêve dans les yeux et de nostalgie dans le coeur. Car s’il s’avère une parfaite initiation au genre pour la jeunesse, c’est néanmoins avant tout aux vrais amoureux du genre qu’il révélera toute sa richesse et sa générosité, qui s’étend d’ailleurs au prix du jeu – et en particulier de l’édition limitée pour PS3/PS4, en cross-buy, avec un petit art book et un porte-clé Igniculus -. On s’étonnera donc de trouver une édition limitée PSVita un peu plus chère, n’offrant que les DLC déjà présents dans l’édition de salon, les cadeaux en moins, et sans aucune « remise » pour les joueurs qui avaient déjà acheté la version de salon. On n’aurait certainement pas noté ce détail ailleurs, mais dans ce cas précis où l’on se trouve face à un quasi sans faute tant artistique que commercial, ça vient malheureusement un peu ternir le tableau. Néanmoins, ça ne rend en aucun cas le jeu moins indispensable pour autant, quel que soit le support sur lequel vous avez décidé de jouer. Child of Light est, à l’image de son héroine, une lueur d’espoir dans un monde de ténèbres.

Informations sur le jeu

Plateformes : PSVita – PS3 – PS4 – Xbox 360 – Xbox One – PC – WiiU

Genre : RPG

Développeur : UbiSoft Montréal

Éditeur : UbiSoft

Date de sortie : 30 avril 2014

toma überwenig

 

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