Special Pif Zone spotted

Accroche-toi, j’arrive pour un petit chifoumi aérien !

DoA est un jeu de combat 3D, le système de jeu ne peut donc pas se baser sur les mêmes mécaniques que ceux du combats 2D qui consiste souvent à mettre à terre et à tenter l’embrouille à la relevée. De plus si dans ces derniers il faut parfois connaître la frame data list par cœur pour éviter pour prendre une grosse punition dans sa tête, nous ne sommes pas vraiment dans le même genre de configuration. Personnellement je vois Dead or Alive comme un jeu de baston « fun ». En gros, tu invites des potes qui n’y connaissent rien, tout le monde détruit les boutons de sa manette ou de son stick, ça sort des coups, chacun à sa chance, c’est cool. Dans les faits le jeu se joue un peu à la pierre feuille ciseaux. Les coups simples s’enchaînent facilement en alignant les suites de boutons, mais ne faire que ça vous expose aux contres qui avec un bon timing punissent les coups simples. Mais un contre balancé à l’emporte-pièce vous rend vulnérable à une choppe, simple ou spéciale, ces dernières étant cassées par des coups normaux. Les contres étant spécifiques à la hauteur du coup donné, on se rend vite compte que c’est au pifomètre complet qu’on balancera nos coups, nos contres et qu’on se rabattra souvent sur un bon vieux loop de choppe des familles. Comme c’est devenu la norme, DoA 5 incorpore un système de super coup, les Power Blows. Ces coups chargés particulièrement dévastateurs ne peuvent être lancés que lorsque votre barre de vie est passée sous la limite des 50%. Aussi puissants soient-ils, ils sont surtout très faciles à esquiver si utilisés à l’emporte-pièce, et vous laissent libre de vous manger un gros combo en contre-attaque. En revanche s’ils touchent vous avez une grande chance de méchamment endommager votre adversaire et de le propulser dans le décor, dont certains éléments sont destructibles, dangereux, ou des portes ouvertes vers une arène plus loin dans le niveau. Vous pouvez ainsi augmenter les dégâts de l’attaque ou déclenché un Cliffhanger, petite cinématique de transition d’une arène à l’autre qui permet d’ajouter un coup de latte au personnage suspendu ou de s’en manger un en counter hit, tout ceci se jouant encore au jan-ken…

Nanar mode

C’est de la daube ta bécane, je persiste et signe.

Pour ce qui est de la qualité graphique du jeu c’est sympa sans plus, les personnages ont fait office d’un bon travail de modélisation, les décors sont pas mal, mais ce n’est pas l’extase. Niveau mode de jeu, même constat, le minimum syndical, que ce soit offline ou online. Pour essayer de remplir un peu l’espace du solo, la team ninja a tenté le mode histoire. On se demande parfois dans les jeux de combats, pourquoi, mais pourquoi, essayent-ils de mettre un mode histoire. Pour donner plus de profondeur aux personnages ? Eventuellement. Pour redonner du boulot aux scénaristes de Derrick ? Y’a des chances. Quoi qu’il en soit celui de DoA 5 est clairement dans la seconde catégorie. On passe d’une scénette vide de sens à une autre avec d’autres personnages en un claquement de doigt. Bien évidemment quelle que soit la situation, il y a prétexte à se mettre sur la tronche (Bouh t’as mal parlé de ma moto, je vais te casser la mâchoire…) ou a présenter les héroïnes dans des situations très films de troisième partie de soirée, même si ça reste plus soft que ce qu’ont pu être les précédents opus. Les doublages sont très bizarres, avec notamment une Héléna qui possède un magnifique accent français à faire se retourner Shakespeare dans sa tombe. Seul point qui m’a vraiment plu, l’évolution presque naturelle des vêtements des protagonistes, qui se déchirent, affichent des signes de transpiration, etc.

A retenir

Finalement qu’en est-il de notre réflexion, un jeu se doit il d’être bon ou mauvais ? Et qu’en est-il de se Dead or Alive 5 ? J’avoue ne pas avoir moi-même la réponse à cette question. Est-ce un mauvais jeu ? Non, surement pas, parce que la réalisation tient la route, que le minimum syndical est assuré et qu’il y a moyen de s’amuser. Est-ce un bon jeu alors ? Non plus, parce que trop basé sur l’aléatoire, le mode solo est vide de sens et le multi en ligne peu performant. Alors que reste-t-il ? Un jeu perdu dans un néant illusoire entre génie et médiocrité ? Une tentative de résurrection d’une licence qui n’a jamais vraiment déplacé les foules, mais qui avec les retours sur la scène principale du versus fighting ne pouvait pas faire l’impasse sur un renouveau. Le souci avec ce jeu est qu’il fait le boulot, mais il le fait plus mal que les autres jeux à disposition, que ce soit en 2D avec Street Fighter et KoF ou en 3D avec Tekken et Soul Calibur. Il peut malgré tout faire l’affaire lors d’une soirée potes, chips, bières où il assurera le fun sans prise de tête avec rinçage de mirettes au passage.

Informations sur le jeu

Plateformes : PS3 – X360

Genre : Combat 3D

Développeurs : Team Ninja

Éditeur : Tecmo

Date de sortie : Septembre 2012

Garr

2 réponses

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  1. […] parle pas de cinéma et d’auteurs de façon purement aléatoire. Avez-vous déjà joué à un Dead or Alive ou un Ninja Gaiden auparavant les enfants ? Quels sont les termes qui vous ressortent […]

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