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Presque un an après la sorti du mastodonte Diablo 3 sur PC et Mac, Blizzard sort de son chapeau une version console de son titre chéri. Jeu de tous les débats, attendu pendant des centaines d’années par les fans du 2 (en tous cas c’est ce qu’ils vous diront) et arrivé pas complètement comme on l’attendait, Diablo 3 a tout de même fait un tabac sur nos bons vieux ordinateurs. Sauf que la série Diablo n’avait jamais vraiment tenté d’incursion sur nos machines de salon à cause d’un gameplay et d’une interface trop dépendantes de la souris et du clavier. Ce n’est pas cela qui a arrêté Blizzard, fort de budgets illimités, le développeur a décidé de refondre complètement son jeu pour l’adapter à nos petites manettes. Le but de cette critique n’est pas tant de revenir sur le jeu Diablo 3, déjà testé dans nos colonnes par Totof, mais plutôt d’évaluer l’effort de portage et les éventuelles augmentation ou diminution du plaisir de jeu qui en découlent. Je ne manquerai tout de même pas de donner mon avis sur le jeu au passage.

Diablo 3 sera toujours Diablo 3

Illustration difficile à choisir pour illustrer mon propos, les cinématiques 2D sont une réponse approximative aux sublimes cutscene en 3D du jeu.

Autant évacuer tout de suite, si comme moi vous étiez passé à côté du jeu à l’époque de sa première sortie, un bref rappel s’impose. Ceux qui ont déjà fini le jeu ou se sont déjà fait un avis sur la version PC sont donc invités à rejoindre la page 2. Comme son nom l’indique, Diablo 3 est le troisième opus de la série de hack n slash éponyme dans laquelle un noble héro doit parcourir le monde afin de le sauver de la menace que Diablo et ses copains (Méphisto, Baal, Bélial et consort) font peser sur lui. Au départ fortement influencée par la mystique chrétienne de l’apocalypse, dont les noms des personnages sont tirés, la série a ensuite tranquillement évolué vers un univers de fantasy qui lui est propre. Le premier reproche que j’ai d’ailleurs à faire à Diablo 3, c’est sa direction artistique branlante qui oscille entre la dark fantasy et le quasi-cartoon. Perdu entre World of Warcraft et le premier Diablo, deux directions artistiques en tout point opposées ; le premier Diablo était sale, gore et sentait l’odeur de la mort, en face la série Warcraft et son MMO en particulier proposent aussi une fantasy assez sombre mais avec un parti pris plus chatoyant à la limite du cartoon. Plus grave, les cinématiques, absolument magnifiques, respirent bien plus la dark fantasy que le jeu en lui même. Du côté du gameplay, bien qu’il en soit une des meilleures engeances, Diablo 3 reste un hack n slash, et donc un jeu brutalement répétitif surtout en solo. J’en resterai donc là pour mon avis personnel sur ce jeu en dehors de tout ce qui concerne les spécificités de la version console, que je vais dès maintenant vous décrire.

C’est quoi un VRAI portage ?

Sur les quatre images de mon test de Diablo 3, vous ne me pensiez pas capable d'insérer un screen de MGS ? Je sais, c'est un peu culoté mais ça illustre bien !

Sur les quatre images de mon test de Diablo 3, vous ne me pensiez pas capable d’insérer un screen de MGS ? Je sais, c’est un peu culoté mais ça illustre bien !

Portage par-ci, portage par-là, c’est la foire aux remakes, le web fleurit de débats sur ce qu’est un portage, un remake et sur la différence entre les deux. C’est à dire que les éditeurs s’en donnent à cœur joie dans le domaine. Entre les portages de jeux qui se sont bien vendus sur des plateformes plus récentes, les portages « HD » de classiques, la différence entre une simple application d’un filtre d’anti aliasing – ce qui est fait pour la plupart des « HD collection » – et la reconfection complète d’un jeu dans un nouveau moteur 3D – par exemple Ocarina of Time sur 3DS – est loin d’être claire. Diablo 3 se présente donc ici comme un portage pur et simple sur PS3 ou Xbox 360, mais pour être un vrai portage il ne s’agit pas juste d’adapter les contrôles, il faut penser à nouveau le jeu et nous allons voir que c’est ce que Blizzard a fait. Les antécédents n’étaient pourtant pas encourageants et le jeu PC a souvent eu du mal à squatter la console, souvenez-vous de Duke Nukem 64 et de ses merveilleux contrôles (Koreana_ vous en dira des nouvelles) ou de la prise en main fabuleuse de Age of Empire sur PS2. Heureusement pour Blizzard, le hack n slash n’en est pas à ses premiers essais mais le travail effectué dépasse largement les espérances.

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