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Nintendo peut remercier fortement un éditeur/développeur, pour avoir fourni parmi les meilleurs jeux de sa 3DS : Level-5. Que ce soit Inazuma Eleven ou Professeur Layton, ces jeux ont su manier le genre du RPG avec une touche originale pour accueillir des joueurs de tous horizons. Pour leur dernier titre en Europe, c’est avec Animal Crossing que le mariage s’est opéré, avec l’aide des immenses Yohistaka Amano et Nobuo Uematsu (Final Fantasy). Le résultat s’appelle Fantasy Life.

PLUTÔT ANIMAL CROSSING

FL2Dans le monde de Rêveria, on incarne un jeune enfant qui va enfin pouvoir se lancer dans la vie active. De nombreux métiers sont proposés (12 en tout) : cuisinier, pêcheur, forgeron, paladin, …. Une fois la carrière choisie et validée par le roi, il faut se rendre pour voir son maître de profession. Chez LSR, notre personnage sera cuisinier. Le gameplay va donc tourner autour de la quête du plat ultime : on cherche les produits frais au marché, on cuisine les bons plats et on croise les doigts pour que les clients apprécient. Des niveaux de job sont récoltés et des nouveaux défis culinaires se débloquent au fil du temps. On a de temps à autre des quêtes spécifiques avec les fermiers du coin, ou encore au marché des fruits et légumes.  D’autres tests avec différentes classes nous emmènent à des concours de pêches, la  fabrication d’armes ou la recherche de sorts. Ces différents aspects peuvent fortement faire penser à un MMORPG, mais l’absence de guildes ou d’autres mécanismes liés au genre le classent plutôt du côté d’un Animal Crossing. En effet,  Tom Nook est remplacé par la gérante immobilière vivant en dessous de vous, vous bossez pour payer votre nouvelle maison et vous pouvez décorer votre intérieur comme bon vous semble. Notre côté gestionnaire de l’immobilier pourra aussi nous amener à acheter plusieurs maisons dans différentes villes, les meubler et avoir même des animaux de compagnie grace à des points de « joie ». Un soin apporté au côté simulation du titre clairement bienvenu qui réussit à même dépasser les ténors du genre. Qu’en est il du côté RPG?

PLUTÔT RPG

FL3Fantasy Life c’est avant tout un conte héroïque. Dès le début de l’aventure, on assiste à une cinématique du plus bel effet, rappelant fortement un Dragon Quest dans le character design. La partie RPG est vaguement mentionnée dans la première ville ou notre héros commence son périple, et reprend du terrain quand il est question de circuler entre les différentes cités. A ce moment, on s’habitue au système de jeu qui se rapproche de l’action RPG. Notre personnage peut utiliser les capacités et armes accumulées pour combattre toutes les créatures des environs de Rêveria. Il est intéressant de voir que les classes sont complémentaires. Le cuisinier pourra faire des plats avec un apport en PV plus complet que les potions, le forgeron fera de très bonnes armes, et  la sorcière va naturellement être indispensable avec ses sorts. Le déroulement de la partie RPG est classique mais les décors traversés sont travaillés, et le bestiaire rend honneur aux travaux d’Amano. Un mode en coopération existe également pour pouvoir partager avec un pote les plaisirs de l’aventure. Et…C’est tout. Pourquoi je m’arrête là? car on touche à un problème du titre de Level-5…

PLUTOT SOLIDE SUR LE LONG TERME?

Ma vie, mon appart, mon oeuvre.

Ma vie, mon appart, mon oeuvre.

Le gros problème des jeux dits « ouverts » est le manque de substance pour intéresser le joueur plus que quelques heures. Si l’on se place en tant que joueur des jeux « de vie », Fantasy Life est plutôt une réussite. Chaque classe a ses propres défis, ses propres objets dédiés et le système de récompense permet d’embellir son quotidien, des meubles à l’adoption d’un animal. Aller au bout des 12 classes revient à augmenter considérablement  la durée de vie,  d’autant plus comme cité au dessus, des classes vont être complémentaires d’autres pour pouvoir avancer (forgeron et paladin par exemple). Da manière générale il est possible de jouer en prenant son temps et en exploitant tout ce qu’il y a en ville. Le jeu est par contre plus limité du côté RPG. Le scénario, même enrobé par des univers enchanteurs et une belle musique, est très basique. J’ai eu une impression semblable dans le jeu Red Dead Redemption, à savoir de privilégier les quêtes du quotidien au détriment de l’aventure principale. Cette dernière est juste un enchaînement de combats reposant sur un scénario quasiment inexistant. Au final on a plutôt envie de foncer vers la prochaine ville en croisant les doigts pour ne pas être stoppé dans un combat. En plus, les PNJ les plus importants vont être ceux nécessaires aux carrières du héros. C’est donc une déception car des titres comme Layton ou Inazuma avaient réussit a rendre leurs aventures intéressantes malgré leur style un peu plus original.

A retenir

A trop vouloir osciller entre deux genres, Fantasy Life est tombé tête la première dans l’un des deux. La partie « simulation de vie »  prend donc le dessus et est très complète, avec ses 12 classes, ses objets dédiés, ses missions variées, et la complémentarité entre chaque profession pour avancer. Côté RPG par contre, l’aventure est trop conventionnelle et courte. Il faut donc savoir à quoi s’attendre, et prendre peut être en occasion ce jeu un peu en dessous  de ce que Level-5 a pu faire.

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