ACTE II

Foul3

Chouette des soldats du désert…pour la 15ème fois.

Les aventures de notre baron et de son assistant sont donc bien racontées, mais le script à ses limites. Bien qu’il y ait différents endroits à visiter dans le spectacle entier, les scènes de chaque pièce sont globalement les mêmes. En Égypte par exemple, les décors seront toujours dans un désert puis une pyramide, avec soit des momies, soit des Égyptiens possédés. Et c’est la même chose pour les autres locations avec deux ou trois types d’ennemis différents pour le niveau. De plus la progression se fait quasi principalement de gauche à droite, sans nouveauté dans le level design. Quand on pense que Double Dragon II est plus varié, ça n’est pas vraiment encourageant. Le jeu est également assez facile, et à part ne pas toucher la manette quand on est encerclés, il est quasiment impossible de mourir. On se retrouve avec un côté répétitif et surtout une rejouabilité assez limitée. Mais ce qui m’a le plus rebuté en temps que grand fan de Castle Crashers, c’est le contenu très faible du jeu. Les coups de base sont au nombre de trois : un coup droit, un coup aérien et une parade. Et des combos sont disponibles avec ces touches, mais ils sont peu nombreux avec une petite dizaine à la fin du jeu et surtout assez peu utiles. Le jeu se termine en matraquant le bouton du coup aérien et on fait preuve de plus de « style » pour réaliser les différents défis. Mais pour cela il faut repasser dans les niveaux, refaire les mêmes salles avec les mêmes ennemis. Du coup, comme dit précédemment, on en reste à une seule représentation, qui se termine en 2h en prenant son temps en difficulté moyenne. Ca fait beaucoup de petites choses décevantes, qui gâche quelques bonnes idées de Foul’s Play.

ACTE III

Cherchez l'intrus

Cherchez l’intrus.

Oui il y a des bonnes idées. Tout d’abord, les références au théâtre sont très nombreuses. Sans compter la scène et le monologue de Dashforth, les acteurs jouant nos ennemis peuvent tailler la bavette au début d’un niveau, relire leur texte ou sortir dans les coulisses une fois battus. Les décors eux-mêmes s’installent à la manière de vrais décors, des grandes planches en carton scotchées à certains points. Comme dit plus haut, le public a aussi son mot à dire, et va réagir suivant les performances. Tout le monde ira lancer son chapeau de joie dans le meilleur des cas. Le mode deux joueurs permet également de varier un peu les plaisirs, le premier incarnant Dashforth et le second Scampwick. Non seulement le genre se prête toujours à des délires à plusieurs, sans savoir si on s’aide ou non, mais quelques nouveautés ont été ajoutés. Quelques combos ont été ajoutés, comme le fait de jouer au tennis en se balançant les adversaires de part et d’autre de l’écran. Et des défis précis sont réservés pour le travail en duo.

A retenir

Une idée de départ ne fait pas tout, et Foul Play n’ira pas le contredire. On retiendra un certain humour général avec le public prenant parti ou les ennemis sortant dans les coulisses, mais le vide du gameplay  et la trop grande facilité cassent le tableau. Seulement quelques combos sont disponibles et les tableaux sont assez répétitfs. De plus, son identité est finalement assez transparente, ne poussant pas le contexte théâtral jusqu’au bout. Il ne tire donc pas assez son épingle du jeu pour valoir un achat direct, encore plus plein tarif. Pour ma part je vais aller chercher ma veste au vestiaire.

Informations sur le jeu

Plateformes : XBLA

Genre : Beat’em all

Développeurs : Mediatonic

Éditeur : Mastertronic

Date de sortie : Septembre 2013

Flbond

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