Comment faire d’un jeu d’action un jeu mythique?

Des effets de toute beauté quand vous activez les pouvoirs des différents élèments

Des effets de toute beauté quand vous activez les pouvoirs des différents éléments.

Que serait God of War sans ses magnifiques environnements ? Loin des stéréotypes de ce genre de jeux avec des temples, des forêts ou encore des arènes, God of War lui fait mieux et propose des environnements complexes, innovants, fournis en détails et surtout jamais vu dans le jeu vidéo, je pense par exemple au temple de Pandore sur le dos d’un titan ou encore un dédale posé à même le corps d’un géant, le labyrinthe de Dédale et bien d’autre endroits peu commodes mais toujours avec des détails même au niveau des arrière-plans, God of War à toujours ce souci du détail et comme je disais juste plus haut des environnements rarement rencontrés (bon ça va j’avoue, y a des temples) et agrémentés de sublimes graphismes à chaque fois plus beaux à chaque épisode pour atteindre un niveau élevé de qualité dans le 3, un des plus beaux jeux PS3. Que serait God of War sans son gameplay brutal, puissant ? Inchangé depuis le début, il n’apporte rien ne novateur mais il est carrément excellent est jouissif, vous vous battez, gagnez de l’XP pour améliorer vos armes et magies toujours plus novatrices à chaque épisode et le gameplay quant à lui change légèrement, avec l’ajout de quelques nouveautés mais rien de bien extraordinaire, alors ce gameplay, on l’aime mais a-t-on besoin de la changer pour rentrer dans la demande du consommateur, à savoir le renouvellement ? GOW est bien comme il est, il n’a en aucun cas besoin d’un changement. Que serait God of War sans ses musiques épiques ? ça serait bien fade, toujours prenantes, elles offre des moments de jeu immenses et contre les boss, ces moments sont renforcés, ou encore en phases de QTE, les musiques sont également très bien utilisées : elles restes discrètes dans les phases d’exploration et quand les ennemis arrivent, ça y est, fiesta et musiques qui mettent dans le bain et vous donnes la rage d’exploser le moindre fou qui s’attaque à vous. Des boss immenses où le challenge est là et vous demandera d’avoir des réflexes de mettre le cerveau sur off et envoyer la sauce. Mais j’ai jamais vu de boss redondants, au contraire, les boss sont un vrai plaisir à combattre, même si des fois vos dents grinceront et les fameuses insultes en allemand reviennent.

Que serait God of War sans ses QTE ? ces fameux QTE qui arrivent en force dans tous les jeux actuels, eh ben dites merci à GOW pour en avoir, mais franchement j’ai joué à bon nombre de jeux PS3, les QTE de GOW restent les meilleurs, sans temps morts, puissants et bien mis en scène, ils s’imbriquent parfaitement dans les phases de jeu, offrant une nouvelle dimension au jeu ; à chaque fois on a hâte de voir comment un boss va terminer entre les lames de Kratos, les QTE s’appliquent aussi sur les ennemis normaux et eux aussi sont parfois saisissant. Que serait God of War sans son bestiaire ? Un bestiaire (centaures, minotaures, cyclopes, gorgones ou encore chimères) assez fourni avec des créatures magnifiquement animées et agressives qui donnent du bon fil à retordre, elles bénéficient d’une très belle réalisation. Et finalement que serait God of War sans son univers tournant  autour de la mythologie grecque ? D’une histoire de vengeance et de l’ascension d’un héros spartiate déchu qui ne souhaite que la mort des traîtres, c’est pas le plus grand scénario de l’histoire mais il est suffisamment haletant pour en attendre à chaque fois sa suite. Voulant que son histoire tourne autour de la mythologie, cela implique de part et d’autre des environnements cohérents par rapport à l’univers, au bestiaire et à l’entrée en scène de personnage mythologique. Bien sûr, GOW, c’est comme les films estampillé Marvel : au lieu de respecter la trame et la fidélité du comics les mecs prennent des libertés ; ici c’est pareil, on prend des largesses avec les écrits en donnant des rôles qui n’existent pas à certains protagonistes ; bon, c’est pas la mort, mais pour un fan de la mythologie comme moi c’est un peu dommage de prendre ses aises, après ce n’est pas une grande gêne en soi et cela n’empêche pas de suivre l’histoire de Kratos. Kratos, ce guerrier qui de simple mortel accède au pouvoir ultime (en gros c’est comme si vous mettiez une branlée à Dieu et preniez sa place au paradis) à la puissance sans limite et aussi victime d’une machination sans précédent et qui, malgré tout ce qu’on lui à fait subir, se relève avec sa seule volonté pour punir ceux qui ont fait de lui la bête qu’il est, soit un dieu ou autre, avec lui « la vengeance est un plat qui se mange froid » prend tout son sens, un personnage qui nous rend contemplatif de par sa puissance et les moyens qu’il emploie pour y arriver ainsi que la force de sa volonté qui malgré tout surpasse tout, un personnage qui a sa place dans le panthéon des personnages les plus charismatiques, un des plus grands avec Solid Snake. Vous avez compris God of War a les ingrédients du succès depuis 2005 et réussit à perdurer, mais la saga se doit d’innover pour rester une série phare de la PS.

4 réponses
  1. Toma Überwenig
    Toma Überwenig dit :

    Un super article massif et mesuré, qui laisse quand même entrevoir l’essoufflement de la série et/ou les attentes du public, en fait.
    La plupart des fans hardcore de la série n’étaient pas spécialement excités par la sortie de cet épisode.
    J’avoue que la démo avec le monstre-monde était vertigineuse, mais comment ne serait-ce que rivaliser avec l’epicness du troisième volet et sa séquence d’ouverture dantesque ?
    Comme tu le dis mon Yannou, on ne fait pas un nouveau God of War à la légère, et vu la courbe de progression de la série, sortir un épisode qui semble certes excellent, mais qui au final semble pâlir devant son aîné en n’apportant que le multi, ça fait un peu mal, quand même.
    Mais bon, on ne crache pas sur le retour de Kratos, évidemment!

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  2. Le serpent
    Le serpent dit :

    En fait, je pense que les gars de chez Santa Monica ont fait une connerie de Design, tout simplement.

    Ma théorie : Ce jeu se passe au début de la mythologie GOW, au commencement de tout. Du coup, il parait illogique que notre héros soit trop puissant, en tout cas, plus puissant que dans les 3 GOW principaux. Et ce n’est effectivement pas le cas.

    Kratos est moins lourd et moins bourrin. Ses combos sont moins faciles à sortir et ont l’airt de faire moins mal. Toute la logique d’un GOw repose sur la monté en puissance toujours plus WTF de Kratos, d’épisode en épisode. Normal, il part de bas, et va tuer Zeus. Mais là, toute la logique est cassée…

    Voilà ma thérie de la baisse de régime, tout simplement lié à l’histoire et au design du jeu

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  3. Yannou
    Yannou dit :

    Je suis d’accord avec toi mais je pense qu’ils ont du penser au public, si ils avaient un Kratos moins puissant ça serait pas terrible et peut être que les ventes en pâtiront. Ça doit être surement çà et puis avec les spin off surtout entre Ascension et Chains of Olympus.

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