L’instinct du tueur

L’instinct pourra parfois vous sauver la mise.

L’infiltration, c’est le maître-mot de la saga Hitman, et évidemment, cet épisode ne déroge pas à la règle. Il faudra toujours faire preuve d’une vigilance de tous les instants pour échapper aux nombreux ennemis et autres policiers qui essaieront de vous arrêter par tous les moyens. Et pour nous aider, les petits gars de chez IO Interactive ont eu l’idée de doter notre cher 47 d’une sorte de sixième sens qui s’appelle l’instinct. La fin du hardcore gaming caractéristique de la série ? Non, loin de là, car en plus d’être parfaitement implémenté au gameplay du jeu, le choix parmi les 5 niveaux de difficulté proposés vous donnera la possibilité de vous la jouer à l’ancienne, sans ce petit supplément que l’on finit malgré tout par adopter. Ainsi, le mode « puriste » par exemple, vous obligera à ne jouer qu’avec le simple viseur, sans aucune autre indication, un véritable challenge d’autant plus que les ennemis seront alors beaucoup plus vigilants, nombreux et coriaces. Mais revenons à « l’instinct », quelle est son utilité ? Et bien, il permet entre autre à 47 d’avoir des indices sur les objets à utiliser, des moyens de diversion intéressants ou encore de percevoir la présence d’ennemis dans les environs par une simple pression sur une touche de votre contrôleur.

Dans les niveaux de difficulté les plus bas ou intermédiaires, en plus des checkpoints qui vous donnent la possibilité de refaire un passage délicat, l’utilisation de l’instinct vous donne aussi la possibilité de feinter les ennemis les plus proches pour peu que l’on dispose du déguisement adéquat, mais aussi d’effectuer des tirs dits « réflexes » sur des ennemis lors de petites séquences au ralenti. Cependant, ces 2 dernières actions consommeront alors votre barre d’instinct qu’il faudra régénérer en accomplissant vos objectifs. Il est donc impossible de ne compter que sur votre sixième sens. Ajoutez à cela le fait que l’IA de vos adversaires a été revu à la hausse par rapport aux épisodes précédents, et vous vous rendrez vite compte que la méthode « bourrinage » sera vouée à l’échec. Enfin, dernier point non-négligeable, voire essentiel : il est désormais possible de se plaquer contre les murs et diverses parois pour faire preuve d’une discrétion à toute épreuve, chose que vous passerez le plus clair de votre temps à réaliser car même si 47 est toujours aussi doué avec ses armes, rien ne vaut les techniques traditionnelles d’assassinats afin de se fondre dans un environnement à première vue hostile…

Maîtriser son environnement

Le rendu de la foule est plutôt impressionnant.

Si les talents naturels de tueur de notre agent 47 sont parmi ses principaux atouts, il sera également très important de savoir utiliser toutes les possibilités que lui offre son « terrain de jeu » favori. Et c’est là que l’on peut apprécier toute la richesse d’un décor qui, en plus de taper dans le haut du panier graphique sur console de salon et d’être relativement varié, se veut aussi un véritable dépôt de techniques d’éliminations ou de feintes à trouver. Ainsi, chaque objet, chaque élément, même insignifiant au premier abord, pourra servir d’appât ou de piège mortel pour notre cible. Une brique, un vase, une paire de ciseaux, un livre ? Autant d’éléments qui peuvent rapidement se révéler dangereux dans des mains expertes. Vous avez parlé de somnifères, d’un générateur, d’essence, de boules à facettes voire d’un poisson ? 47 n’y voit pas la même chose que vous… L’originalité de certaines éliminations ne manquera d’ailleurs pas de vous faire esquisser un petit sourire entre surprise et satisfaction du travail (bien) fait. Notons également que le level-design est particulièrement soigné, le moindre coin et recoin semble avoir été parfaitement pensé pour vous fournir une planque sereine et vous amener à choisir l’itinéraire parfait.

Si bien que si l’on veut à tout prix être l’assassin ultime, certaines missions vous demanderont d’avoir une patience sans faille et le moindre angle mal négocié, le moindre faux-pas ou mauvais timing ne fera que déclencher une méfiance voire une alerte dont il sera difficile de s’échapper (d’autant plus que même le corps-à-corps à base de QTE se révèlera trop bruyant en cas de soucis). Le moteur du jeu (Glacier 2) permet quant à lui d’offrir un monde vivant aux joueurs, il ne sera ainsi pas rare de se retrouver dans des foules de centaines de personnes en mouvements afin de se fondre dans la masse, foule qui, loin d’être statique, pourra avoir son propre comportement en cas de bruit ou geste suspect (et une foule qui fuit dans tous les sens est loin d’être un gage de sécurité, je peux vous l’assurer). Le dynamisme des protagonistes est aussi souligné par la présence de nombreux petits dialogues parfois sans intérêt manifeste mais qui vous donneront dans quelques cas des indications fort utiles. Alors, que vous soyez dans un entrepôt désaffecté, un champ, un marché de Chinatown ou un magasin d’armes, soyez vigilants car ce qui vous entoure pourrait bien vous sauver la mise et vous aider à obtenir un score optimal.

7 réponses
  1. Delnics
    Delnics dit :

    L’IA n’est pas parfaite, loin de là, mais une IA parfaite ça n’existe pas de toute façon ^^
    Mais il ne faut quand même tomber dans le troll abusif 😉
    Alors évidemment, sur certains détails, on se dit que le comportement des adversaires est juste impossible mais avec un peu de recul je trouve l’IA reste plus que correcte dans sa globalité comparé à de nombreux jeux du genre ou alors dans ce cas là, quasiment tous les jeux d’infiltration sont d’un illogisme imparable 😀

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  2. A prophet
    A prophet dit :

    Tu as raison , les IA des jeux sont de manière générale irréaliste , mais elles restent logique(dans ce qu’elles veulent faire et comment elles sont concues).MGS a des patterns ultra logiques dans ses phases d’alertes etc…dishonored aussi, mark of the ninja , même far cry 3 s’en sort mieux qu’hitman a ce niveau…pour moi dans Hitman , c’est un manque de talent/attention et ca fausse la progression…trop facile en normal , superficielle en puriste…il n’y a pas de juste milieu.

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  3. Delnics
    Delnics dit :

    Bah, soit je n’ai pas eu la même impression que toi, soit je dormais en jouant xD
    Plus sérieusement, comme je l’ai dit, c’est vrai qu’il y a des moments plus que troublants où on se dit « WTF ? », mais je pense que si ça avait été si gênant, je l’aurais plus remarqué que ça. En fait, dans ce Hitman, je pense qu’on est tellement plus intéressé par la façon de trouver un moyen d’abattre sa cible que les petits soucis d’IA passent finalement au second plan. Et puis, quand je me rappelle de ce qui se passait dans les précédents Hitman (surtout le 2 auquel j’ai joué), je trouve qu’on s’en sort pas trop mal.
    Trop facile en normal, superficielle en puriste ? Joue en difficile !!! (oui vanne facile, j’avoue :p).

    Après, je préfèrerai toujours un MGS pour son scénario, mais là, c’est personnel ^^

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