Un nouveau standard pour l’avenir ?

L'honneur du samouraï est-il la réponse à donner au monde de l'économie et de la rentabilité ?

L’honneur du samouraï est-il la réponse à donner au monde de l’économie et de la rentabilité ?

Il me semble que tout a été dit et ceux qui lisent ceci pour savoir s’ils doivent ou non acheter Rising auront largement saisi mon opinion sur la question. Mais je souhaiterais ouvrir quelque peu la portée de cet article en me posant une question sur l’avenir, aussi étonnant que cela puisse paraître, le spin-off peut aussi influencer la saga dont il est issu. En jouant à Rising, les habitués de Metal Gear tout comme les néophytes (auxquels ce jeu s’adresse principalement, au moins dans sa portée marketing) ne manqueront pas de constater que derrière son décorum très américain, c’est bien le symbolisme japonais du samouraï qui prévaut et il est clair que Platinium Games a apporté quelque chose en la matière. Certains instantanés sonnent presque comme des haïkus et la vision générale du jeu est finalement un décodage moderne du conflit entre le bushido (code de conduite des samouraïs) et la modernité largement dictée par l’économie au temps de l’empereur Meiji (ceux qui désirent d’y intéresser trouveront dans Le Dernier Samouraï de Edward Zwick, une belle introduction), une façon comme une autre d’illustrer le conflit intérieur des développeurs japonais en crise d’identité face à une concurrence occidentale qui s’est acérée ces dernières années. Je retiendrai donc aussi Rising pour sa poétique et une interprétation que je n’ai jamais rencontrées dans un Metal Gear.

A retenir

Ma critique n’était pas là pour mettre tout le monde d’accord, et j’imagine qu’elle n’y parviendra pas. Je tiens vraiment Rising pour un excellent jeu, manquant sans doute des finitions infinitésimales qu’on prend tant de plaisir à contempler dans un « Hideo Kojima game », mais laissons là nos exigences de fans pour voir dans ce spin-off une vraie prise de risque et un résultat que son développement chaotique ne permettait pas d’espérer. Une grosse claque de mise en scène au rythme fou portée par un gameplay tranchant et survolté, voilà ce qui reste, malgré des problèmes de caméras qui amputent parfois tout le plaisir de jeu. La fin pourra laisser dubitatif à moins qu’on la comprenne dans le spectre de l’interprétation que j’ai esquissé ci-dessus, et qui je pense mérite qu’on lui laisse une chance. Là dessus je vous souhaite de prendre autant de plaisir que j’en ai pris sur un jeu sans doute pas parfait, mais tout de même sacrément plaisant.

5 réponses
  1. Le serpent
    Le serpent dit :

    Je me suis dis la même chose que toi : la prouesse technique réalisé par Platinium en ce qui concerne la possibilité de trancher les ennemies selon n’importe quel angle. Ca marche vraiment du tonnerre. C’est de la VRAI localisation des dégâts.

    En ce qui concerne ton interprétation, je ne suis pas encore assez loin pour en juger, mais j’ai vraiment senti un « esprit Metal Gear » dans les 3 premières heures de jeux. L’ambiance générale, le codec, les boss WTF, et même le travelling dans les cinématiques.

    Enfin tout ca pour dire que je le conseille aux fans.

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  2. Delnics
    Delnics dit :

    J’ai l’impression d’avoir fait les montagnes russes avec ce jeu.
    D’abord déçu puis plus emballé, la fin me laisse un sentiment plus que mitigé…
    J’aurais à la limite préféré que le jeu s’achève au chapitre qui le précède.

    Alors que dire, le jeu est jouissif, tout découper est vraiment sympathique c’est vrai, la mise en scène est impressionnante (voir trop parfois) et Raiden transpire la classe mais il y a derrière comme un certain vide qui me dérange (et je ne parle pas des décors qui pour le coup, le sont, eux, vides), le soucis étant que Rising semble être sans cesse le c*l entre 2 chaises, en voulant faire à la fois du pur beat’em all et des références à la série, MGR n’est finalement au top dans aucun des 2 domaines à mon goût…
    Alors oui, c’est un spin-off, oui je salue la prise de risque et oui le jeu reste globalement assez bon. Mais quitte à me faire un melting-pot sur la gen actuelle, je préfère me refaire un God of War 3 et un MGS4 tranquillement. La série, même dérivé, me donne un certain niveau d’exigence, et ce niveau n’est pas atteint pour moi.

    Est-ce que je le conseille aux fans ?
    Si je ne me fiais qu’à mon idée, je dirai simplement que c’est un épisode dispensable, à tout de même observer d’un œil, mais testez le vous même, c’est la meilleure façon de vous forger une opinion (et encore plus pour cet opus).

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  3. Yannou
    Yannou dit :

    Moi je pense que l’ont aurait jamais du faire de Raiden un ninja aux airs de drogué et ce depuis le 4, garder le personnage originel aurait était beaucoup mieux mais ce n’est que mon humble avis. Ensuite en ce qui concerne le spin-off le prendre comme un MG aurait des répercussions sur le fan de base, il faut le prendre comme un beat’em all avec qq références à MG (qui moi je trouve légères ) qui bénéficie d’une bonne réalisation, d’un gameplay sympa d’une bande-son détonante. Heureusement qu’il est estampillé « MG » parcequ’il aurait perdu à coup sur contre Tomb Raider, God of war ou encore DmC. Je recommande même si il y’a des abus au niveau des epicness comme dis Victor.

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  4. Le serpent
    Le serpent dit :

    Pour moi MGR est un très bon jeu de part son système de découpe + son dynamisme et WTF à la Bayonetta. Un bon beat them all.

    C’est aussi un vrai MG dans l’âme, avec des références non pas de forme, mais bien de fond : le questionnement sur soi, la place de la mort, l’honneur d’un ninja… Même si la narration est moins présente, ca reste un VRAI MG dans l’âme.

    C’est donc un bon voir excellent jeu, mais effectivement, il reste en dessous des tenors du genre niveau gameplay.

    Je pense cependant qu’il convient à deux types de profils : fan de beat them all, et fan de MG, vraiment

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  5. greyfox0957
    greyfox0957 dit :

    Difficile pour moi d’exprimer ce que je ressens à propos de Rising sans spoiler, ma dernière partie essaye précisément d’esquisser un début d’interprétation pour un jeu que je trouve résolument intéressant.

    Si on y réfléchit, MGS4 ne va pas très loin dans la réflexion, pas plus que Peace Walker qui se contentent tout deux de présenter un aspect de la guerre (l’économie dans le 4, la dissuasion dans PW) sans véritablement le creuser. Et contre toute attente c’est bien Rising qui retourne aux grandes réflexions de MGS2, même s’il ne les pousse pas aussi loin, et ces réflexions sont largement baignées de culture japonaise. J’écrirai peut être un article de décryptage de Rising pour préciser le fond de ma pensée.

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