Le kaki ça ressort bien, même sur petit écran!

 

C’est souvent sur ce point que les avis ont le plus divergé sur la série Metal Gear Solid, véritable génie narratif ou penseur à tendance fourre-tout, Hideo Kojima a réalisé sa série comme pourrait l’être un film au détriment parfois du confort de jeu. « Film interactif » c’est ce qui revient parfois aux oreilles quand quelqu’un parle de Metal Gear Solid. De nombreuses cut-scenes, cinématiques et autres appels interviennent pour des raisons plus ou moins valables. Quand les cinématiques vous plongent parfois dans l’aspect block buster, les phases de discussions avec vos alliés par radio augmentent au contraire l’aspect relationnel de ce pauvre mec perdu seul dans l’action. Certains pourront jurer sur le caractère redondant de ce type de scènes quand d’autres trouveront que c’est justement tout l’intérêt du titre, une histoire, avec une intégration du joueur. Au delà de ces questions de goût, le scénario se pose autour d’un élément central, l’arme de destruction massive : le Metal Gear, et s’échappe sur une multitude d’autres sujets soit en lien direct (la guerre, le nucléaire, le pouvoir, la politique…) soit en conséquence des actions réalisées (la loyauté/trahison, le libre arbitre, l’amitié, l’amour…). Bien entendu rien de tout ceci n’est très original quand on le confronte à la masse d’œuvres cinématographiques qui en traitent, mais le jeu vidéo implique le joueur à un degré supérieur car face à votre écran vous êtes seul et actif, sans vous le dénouement n’arrivera pas et personne ne vit l’aventure à vos côtés comme dans une salle obscure. Vous êtes donc confrontés aux différents cliffhangers scénaristiques et autres choix manichéens imposés qui n’ont d’égaux à leur qualité, leur incroyable complexité. En effet, revivre l’action une seconde fois vous permettra de comprendre certains éléments supplémentaires lors de dialogues ou de percevoir des actions cachées dans les cinématiques grâce à votre possibilité de passer en vision « first person » (Snake Eater) ou de diriger le faisceau de votre micro (Sons of Liberty), de façon tactile dans cet opus Vita. Souvent l’implication du joueur passe aussi par la qualité des graphismes, difficile de « s’y croire » quand les personnages sont coupés à la serpe ou que les textures ne sont que des bouillies affreuses de pixels.

Du Hache Day dans ta portable

 

 

 

 

 

Comme je disais dans les tests PS3, parler de graphismes et de retrogaming est un petit peu incompatible tant c’est un élément peu révélateur de la qualité d’un titre. Mais dans le cadre d’une réédition dite « HD », d’autant plus dorénavant sur une console portative, il semble important d’en évoquer le résultat. Et bien pas d’inquiétude à avoir, le petit monstre de Sony s’en sort aussi bien que le gros posé à côté de la TV. Comprenez par là que les graphismes que vous verrez sur Vita seront à la hauteur de ceux que vous pourriez retrouver sur votre téléviseur avec la PS3. Voir même un poil mieux, la taille de l’écran gommant les quelques imperfections qui pourraient sauter à l’œil sur du 82cm Full HD. Faut pas se leurrer, c’est beau ! Pour entrer un peu plus dans les détails, la « petite taille » de l’écran profite à l’aliasing, moins présent, tandis qu’on notera des ombres un peu moins bien dessinées que sur console de salon. Vous êtes alors en droit de vous posez des questions sur les chargements liés à ce qui semble être une prouesse technique. Certes le temps de chargement au lancement du jeu était tellement long que j’ai cru que j’allais devoir reboot la console, mais ces derniers étant nettement moins important par la suite (hormis aux changements de zones/passages de certaines portes),  j’ai compris l’utilité de ce premier. Comme pour les opus PS3, on sent que Snake Eater a bien mieux vieilli que Sons of Liberty, mais ça tombe bien si vous les faites dans l’ordre de sortie plutôt que par ordre chronologique ça vous piquera moins la rétine. Du point de vue sonore, on garde la qualité du compositeur seulement difficile de la retranscrire dans de bonnes conditions avec les faibles hauts parleurs de la Vita. Par chance, les casques audio existent et alors vous découvrez ou redécouvrez le sens du mot épique.

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