[LES TEMPS MODERNES] Metal Gear Solid HD Collection

Si je vous dis infiltration et jeux vidéo à priori la première chose qui vous vient à l’esprit c’est Metal Gear Solid, à la limite Splinter Cell pour les plus jeunes et Call of Duty pour ceux qui n’ont pas bien compris de quoi on parlait… La série de « Mécanisme Métallique Solide » débute en 1987  sur MSX2 et NES sous la direction de Hideo Kojima. Ce dernier cherche à en faire un jeu d’action survitaminé mais, limité par les capacités techniques de l’époque, il décide que le joueur ne devra plus affronter les ennemis mais les éviter, d’où la notion de furtivité. Un Metal Gear 2 sortira 3 années plus tard sur NES mais c’est le reboot de la série à la fin des années 90 avec Metal Gear Solid qui donnera ses premières lettres de noblesse au titre. Qui dit succès dit… oui pognon, mais surtout suite, ça sera fait avec en 2001 Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty et en 2004 avec Metal Gear Solid 3 Snake Eater. Tous les opus auront droit à leur réédition , le premier sur Game Cube en 2004 avec une refonte du système de jeu en adéquation avec les améliorations apportées par MGS2:SoL ainsi qu’évidemment une mise à jour graphique et tout particulièrement des cinématiques. Les 2 suites se verrons réédités respectivement avec les suffixes Substance et Subsistence avec de nombreux bonus, ce sont d’ailleurs ces versions ++ que l’ont retrouve dans cette compilation en Haute Définition, accompagnées par l’un des épisodes « Solid » de la console portable de Sony, Peace Walker.  Le dernier « épisode » de la série, Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots, est sorti sur console next gen en 2008.  Bien il est temps d’enfiler son bandana, de se peindre la tronche en vert, de prendre un stock de fléchettes tranquillisantes, de se mettre dans un carton et d’aller se frotter à des faisceaux de caméras.

Un pour tous et seul contre tous…ou pas

La série Metal Gear s’étale sur plus d’un demi siècle en comptant le dernier opus réalisé sur PS3. Snake Eater prend place en pleine Guerre froide (1964), Peace Walker lui emboite le pas dans les années baba cool (1974) tandis que Sons of Liberty se déroule à la suite de l’épisode premier du nom à notre époque (2007-2009).  Et là en viens presque un choix cornélien avant même d’insérer la galette, par quoi commencer? L’ordre chronologique de sortie des épisodes ou l’ordre chronologique de déroulement des évènements? La logique vidéoludesque (si je puis me permettre d’inventer des mots) m’a personnellement poussé à suivre le second ordre. L’histoire de Sons of Liberty se déroule en deux blocs, Tanker et Plant, la première animée par notre ami Snake et la seconde rythmé par le non moins (voir plus) charismatique Raiden. A vrai dire Snake n’est ici qu’en « guest star » puisque le scénario s’attarde essentiellement sur l’histoire de ce nouveau personnage, ce fut d’ailleurs la principale critique faite à l’encontre de ce jeu, les fans étant particulièrement attachés à leur serpent favoris. D’ailleurs le jeu vous demande si vous avez déjà jouer à MGS1, une réponse négative fera simplement disparaître l’histoire de notre ami snake… Mais alors… Pourquoi avoir omis d’inclure Metal Gear Solid premier du nom??? La première partie du jeu est donc en lien direct avec l’opus précédent et ne pourra être assimilée qu’avec les informations inhérentes à la progression de l’histoire du 1. Dans cette partie Solid-Snake infiltre un tanker (navire-citerne) en partance du port de Manhattan, soupçonné de transporter un nouveau prototype de Metal Gear. Ce qui devait être une simple mission de reconnaissance prend vite une autre tournure quand un groupe armé investit à son tour le navire et en prend le contrôle. 2ans après ces évènements, une usine de décontamination « Big Shell » a été construite sur le lieu de l’incident et est prise d’assaut par un groupe terroriste. Raiden aura pour mission de neutraliser les terroristes et de libérer les otages, bien évidemment en solo. Snake Eater prend place dans un contexte historique plus marquant puisqu’en plein guerre froide et plus spécifiquement en pleine crise de Cuba (crise qui plaça le monde au bord d’une guerre nucléaire suite à la découverte de missiles russes pointés sur le territoire américain depuis l’île de Cuba). Les Etats Unis gèrent la crise en rendant à l’URSS un homme, Sokorov, un ingénieur soviétique. Pièce maitresse de la course à l’armement, cet homme devient la cible de toutes les convoitises au point qu’une mission d’extraction est organisée. L’unité Fox est chargée de mettre à bien cette « Mission Vertueuse » par le biais d’un agent, Naked Snake. Épaulé par radio par le Major Zero, Para-Medic et son ancien chef et mentor The Boss, Snake ne tardera pas a atteindre sa cible et à se rendre compte que la loyauté n’est plus ce qu’elle était. Peace Walker s’inscrit en temps que suite directe de ces évènements, en 1974. Suite au passage d’ogives nucléaires au Costa Rica, le pays se tourne vers les services d’une armée de mercenaire dirigée par un ancien héros, Naked Snake (affublé d’un autre surnom propice au spoil). Si je reste volontairement discret sur l’histoire de chaque opus c’est parce que le scénario est la substantielle moelle de ces jeux clairement inspirés du 7ème art.

2 réponses
  1. Delnics
    Delnics dit :

    Pour les non-initiés, c’est juste un indispensable à posséder, et pour les autres je pense que ça sera à voir selon l’envie (et les moyens ^^).
    Sinon, pour MGS1, il n’est tout simplement pas compris car il est notamment déjà achetable depuis longtemps sur le PSN pour une dizaine d’euros (bah oui, faut pas croire, le jeu vidéo c’est aussi un business :P).

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  2. Garr
    Garr dit :

    C’est sur « business is business » mais pour les joueurs 360 qui n’ont pas accès justement à MGS1 c’est juste la mort en poule (pour citer l’expression d’un commentateur de versus fighting).

    Après ces jeux sont de qualité, c’était déjà le cas sur PS2, ça ne peux que l’être en version HD.

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