Le grain principal du jeu ressemble à l’autre licence à succès de Compilheart, Neptunia. Pour progresser dans cet univers rempli de fleur tueuse et autres peluches psychopathes, vous devez farmer afin de monter votre skill, chose commune dans tout jeu de rôle qui se doit il est vrai. À une exception prêt où vous avez la possibilité de capturer des ennemis en les charmants, afin d’accroître des bonus périodiques durant les combats, sauf que le jeu ne vous laisse pas vous en tirer aussi facilement, il va falloir se travestir (eh oui..) en plusieurs personnalités et faire diverses poses suggestives pour plaire à vos ennemis . Un système plutôt original, pervers certes, mais bien pensé, il permet de se sortir de beaucoup situations où votre équipe est mis à mal par un peu trop d’ennemis. Mais ce que j’ai aimé le plus dans ce jeu, c’est la complexité du gameplay, le jeu s’étoffe et se complexifie de plus en plus que vous avancez dans le jeu, mais déjà au bout de deux heures vous avez des tonnes de subtilités pour sortir du combat indemme, le principe est génial, ça ne permet pas de s’emmerder au cours de l’aventure, la variété a toujours été l’ami du bien. Entre combat et exploration, vous avez la possibilité de vous travestir avec nombre de vêtements afin d’engranger des perks en plus. Il y a aussi des combats dans l’espace entre vaisseaux qui se jouent sur un style pierre-feuille-papier-ciseaux, le jeu déborde d’idée de gameplay de ce genre, complètement con certes, mais agréablement varié.

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Mugen Souls Z est un délire complètement assumé, les personnages qui sont généralement des dieux, se balancent des lignes de texte à en plus finir tout autour de blague, de remarque con-con et de sous entendus sexués. C’est peut être l’un des plus gros reproches que je pourrai tirer de ce jeu, il faut prier pour jouer, même sacrifier votre sandwich jambon-beurre dégueulasse pour attendre de casser du méchant, et attention de ne pas perdre, le jeu vous sort le bon Game Over d’antan, une mort et retour au dernier point de sauvegarde. Oui quand même, on peut sauter les dialogues et cutscene mais c’est le genre de jeu qui vous mette des tonnes et des tonnes de dialogue à ne plus en finir pour créer une ambiance, un but, ce qui vous retient de passer cesdites-scènes, si on veut savoir au moins pourquoi on se fout sur la tronche et contre qui. On reproche à Kojima cette tare sur ces productions, les jeux de l’usine NIS sont généralement pires, c’est quand même con qu’un jeu qui mise un paquet sur son système de Tatical RPG complexe se voie bouffer par son autre atout.

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On est tous d’accord pour dire que le scénario ne pisse pas bien loin, c’est juste des dieux kawaii qui se foutent sur la turbine durant 40 à 100 heures (ça dépend de l’échelle de l’otakumetrie où vous êtes) pour savoir « kikiçayleplufort » . Si je n’ai pas aimé le parti pris du studio Compil Heart, ça ne veut pas dire que c’est mauvais, c’est une façon de faire louable, c’est chiant comme la mort si on n’accroche pas au délire, mais ça reste cohérent et c’est très efficace en terme de développement et d’attachement envers les personnages. Le personnage de Nao est un exemple d’utilisation de personnage pour prendre appuie sur ce que nous ressentons nous, pauvres joueurs occidentaux, elle balance de nombreux commentaires froids et sarcastiques sur les tenants de la quête où sur ce qui se passe. Par contre, le jeu n’aide pas aux néophytes ou au curieux à accrocher au jeu, l’esthétique étant déjà très flashy, coloré et péter à la pilule bleu, le jeu est moche, pas laid au niveau du coup de crayon, mais moche par son rendu, entre chute de frame rate du pauvre, les décors vides et sans vie, textures peu travaillées et quand bien même vous installeriez les données sur votre disque dur, ça ne changera rien, oui, mesdames et messieurs, ce n’est pas toujours jojo dans ce monde bariolé.

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A retenir

Mugen Souls Z est un jeu loin d’être parfait, je lui reproche outre ça pauvreté 3D, une beaucoup trop mise en avant de l’histoire avec des dialogues qui sont surjoués, pas forcément bien traduit et supporter des blagues sexuées et autres allusions sexuelles, dont le traitement et la façon de faire ne me correspondent pas. Tout de même, le jeu a pour lui une créativité débordante dans le gameplay, c’est complètement con comme ce ne l’a jamais été, mais les idées sont bonnes et en accord avec l’anime géant bourré de fan service certes, mais si on est assez ouvert d’esprit, on a la possibilité de passer un bon moment devant ce soft, et pour un jeu de niche, c’est une performance incroyable.

Informations sur le jeu

Plateforme : PS3

Genre : JRPG

Développeurs : Compile Heart/ Idea Factory/ GCREST

Éditeurs : Idea Factory/ PREAPP/ NIS America

Date de sortie : 20 mai 2014

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